Conditions de travail, salaires, reconnaissance du travail et bien sûr retraites, les sujets d’inquiétude et de colère sont nombreux.

La FSU, majoritaire dans l’Éducation nationale, exige une amélioration des conditions de travail de tous les personnels. Elle l’a redit le 6 novembre dernier lors du CHSCT ministériel faisant suite au suicide de notre collègue, Christine Renon. Mais agir, ce n’est pas rédiger un énième plan qui n’aurait aucune suite. Le ministre doit maintenant apporter des réponses concrètes !

La réforme des retraites projetée par le gouvernement est très défavorable à toutes et tous, en particulier celles et ceux de notre secteur, notamment en raison de la fin du calcul des pensions sur le traitement des 6 derniers mois. Le calcul sur l’ensemble de la carrière provoquerait une baisse catastrophique du niveau des pensions.

Le président de la République a lui-même reconnu que les enseignant-es seraient les grand-es perdant-es et a annoncé le 25 avril dernier la nécessité de les revaloriser. Dont acte, mais pour la FSU cela ne doit pas se limiter à endiguer les dégâts annoncés de la réforme des retraites. Il faut revaloriser réellement toutes les professions de l’Education Nationale. En attendant, aucune proposition, aucune mesure n’est mise sur la table. Les discussions en cours se bornent à l’étude de diagnostics…

C’est pourquoi la FSU appelle, avec d’autres organisations syndicales, à une grève massive le 5 décembre prochain, pour exiger la hausse des salaires et des pensions pour toutes et tous les agent-es et de réelles négociations pour une réforme des retraites qui doit améliorer le système actuel.