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Revalorisation des carrières et des salaires, un combat constant pour la FSU et ses syndicats

mercredi 14 février 2018

La FSU signataire du protocole PPCR (Parcours Professionnels, Carrières, Rémunérations) a toujours reconnu l’insuffisance de celui-ci mais s’est également battue pour que les revalorisations des grilles et de la carrière puissent conduire à une meilleure reconnaissance des qualifications et à une revalorisation des salaires indispensables et attendues depuis la création de la hors-classe en 1989. Le report de la mise en œuvre de certains dispositifs de PPCR par l’actuel gouvernement est une remise en cause de la parole de l’État et une atteinte au pouvoir d’achat de tous les fonctionnaires. Dans le même temps, le gel du point d’indice en 2018 (alors que la FSU était parvenue à négocier une légère augmentation de 1,2% de celui-ci en deux temps : juillet 2016 et février 2017) ainsi que l’augmentation de la CSG constituent une nouvelle dégradation de nos rémunérations. La FSU entend obtenir du gouvernement l’avancement des négociations dans le cadre du rendez-vous salarial en mars prochain au lieu du mois d’octobre.

Depuis leur création, les syndicats de la FSU œuvrent et revendiquent pour la reconnaissance des métiers et pour la revalorisation des agents de la Fonction publique par l’intermédiaire des grilles de carrière et de la valeur du point d’indice, et non par le biais de la rémunération indemnitaire, non prise en compte dans le calcul des pensions, et soumise à l’arbitraire des décisions des supérieurs hiérarchiques. C’est la continuation d’une lutte qui existe depuis la création du statut de la Fonction publique d’État. Statut, carrière, rémunération sont intimement liés. L’ensemble des mesures PPCR constitue la dernière avancée de cette bataille et, bien qu’insuffisant, il est un point d’appui pour continuer à avancer sur ce dossier.

i. Au lendemain de la libération, un nouveau statut pour les salariés de l’État voit le jour. Pour installer le fonctionnaire au service de l’intérêt général (et non du politique et de la hiérarchie) c’est la loi, puis les textes réglementaires qui définissent le cadre juridique d’emploi. Ils constituent le statut général et les statuts particuliers. Reçus aux concours de recrutement, les candidats deviennent fonctionnaires d’état et intègrent une carrière (avec un emploi correspondant au grade du fonctionnaire et une rémunération de manière croissante et prévisible durant une durée définie). La carrière est constituée, d’un ou plusieurs grades et d’un nombre d’échelons par grade qui vont déterminer le salaire de départ et la progression salariale. En 1989, après une année de mobilisation pour la revalorisation du métier, le gouvernement met en place un deuxième grade dit « grade hors-classe ». La carrière est alors composée de deux grades, mais l’accès à la hors-classe n’est pas automatique. Avec l’arrivée de cette hors-classe et les changements intervenus en 2004 sous le gouvernement Fillon, c’est un changement de paradigme important que veut imposer l’administration. C’est l’appréciation par les hiérarchies qui exclut ou permet d’y accéder. Dès 1989 nous avons combattu cette dénaturation du statut en imposant un barème d’accès à la hors-classe valorisant la durée de service pour permettre à tous d’accéder à ce grade et d’avoir une carrière complète.

ii. Sur le plan de la rémunération, l’ensemble des fonctionnaires est rémunéré par un même élément : le point d’indice. La valeur du point d’indice est donc le point commun des salaires des fonctionnaires dont les carrières sont toutes référencées sur une grille indiciaire. Le nombre de points d’indices par échelon varie en fonction des corps. Ce sont les textes réglementaires qui fixent la valeur du salaire. Le salaire peut progresser, par une augmentation de la valeur du point d’indice (pour l’ensemble des fonctionnaires) ou par une augmentation du nombre de points correspondant à l’échelon.

iii. Face à la baisse continue du pouvoir d’achat (désindexation des salaires sur les prix) et le blocage depuis juillet 2010 de la valeur du point d’indice, la FSU avec ses syndicats n’a cessé de mobiliser et porter ses revendications lors des discussions ouvertes au ministère de la fonction publique et dans tous les ministères où elle est représentée. Les négociations qui en ont découlé se sont traduites par le déblocage de la valeur du point d’indice (+0,6% en juillet 2016 et 0,6% en février 2017) pour les 5 millions de fonctionnaires en activité, et l’installation d’une nouvelle carrière avec de nouvelles grilles indiciaires. Malgré les insuffisances, c’est une première étape de revalorisation de nos métiers et une amélioration globale de la carrière. PPCR ne marque pas la fin des revendications salariales et l’ensemble des syndicats de la FSU continue de mener la bataille.

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