La réunion de l’intersyndicale du 30 mars était la neuvième depuis que les huit organisations syndicales françaises les plus représentatives avaient choisi de construire ensemble une mobilisation pour obtenir des changements de politique économique et sociale en réponse à la crise.

Elle a confirmé la volonté partagée de rester unis mais aussi de continuer à agir ensemble après des mobilisations d’un ampleur rarement égalée. C’est ce que montre la décision exceptionnelle d’un appel unitaire aux manifestations du 1er mai : cette décision a un caractère « historique » mais elle le sera d’autant plus si nous réussissons à ce que la mobilisation soit elle-même exceptionnelle.

Mais dès avril l’action doit se poursuivre : d’une part dans les secteurs en lutte et ce sera le cas par exemple avec les manifestations du 2 avril à l’université et dans l’ensemble du système éducatif ; d’autre part tout au long du mois au plan local avec des initiatives permettant d’exprimer les solidarités et les convergence : ne pas lever le pied mais au contraire développer ces actions dans les villes, les départements ou les bassins d’emploi, en associant salariés du privé et du public est sans doute une des meilleures façons d’assurer la réussite de ce Premier mai unitaire.

Et au delà, l’annonce qu’il ne s’agira pas d’un point d’orgue mais que les huit organisations sont décidées à débattre de suites ambitieuses est à la fois un espoir et un point d’appui.

Il nous appartient à nous tous de faire vivre et concrétiser ces décisions. Le défi est à la mesure de l’attente des salariés, des retraités, des chômeurs, de jeunes et de la confiance que les français ne cessent d’exprimer à l’égard du mouvement syndical.

Gérard ASCHIERI