portraits, interviews

Hélène Ferrer, coordinatrice de la Coalition Éducation.

mercredi 08 février 2017

Pourquoi une « Coalition Éducation » ?
Créée début 2015, la Coalition Éducation réunit aujourd’hui 14 organisations françaises de la société civile engagées dans un plaidoyer commun pour mobiliser les pouvoirs publics pour une aide à l’éducation renforcée, et alerter nos dirigeants comme l’opinion publique sur certains enjeux clefs, tels que récemment le phénomène grandissant de marchandisation de l’éducation.

Quelle place la France accorde-t-elle à l’aide à l’éducation dans les pays en développement ?
Ces dernières années, le discours des dirigeants français sur l’aide au développement a fait la part belle à l’éducation. Le dernier comité interministériel sur la coopération internationale et le développement, réuni en novembre 2016, a fait de l’éducation un enjeu prioritaire. Oui mais voilà, les engagements concrets ne sont pas à la hauteur des discours, et l’éducation reste, dans les faits, le parent pauvre de l’aide française au développement, alors que 263 millions d’enfants et de jeunes dans le monde sont encore privés d’éducation (Unesco 2015).

Sur quel levier faut-il agir ?
Les volumes de l’aide française à l’éducation – plus d’1,4 milliard € chaque année – masquent d’importants déséquilibres dans l’allocation des fonds. L’Observatoire de l’aide publique française à l’éducation dans les pays en développement, que la Coalition Éducation édite chaque année, révèle que moins de 20 % de cette aide est consacrée à l’éducation de base – qui correspond à l’éducation primaire et secondaire – quand plus de 70 % vont à l’éducation supérieure. La France consacre
une trop faible part de son aide à soutenir les systèmes éducatifs des pays dits « prioritaires » d’Afrique subsaharienne, où la réponse aux besoins éducatifs est pourtant d’une urgence absolue.

Pétition de la Coalition pour une aide à l’éducation française accrue accessible sur www.coalition-education.fr