Alors que, sur le temps long, les enquêtes démontrent une forte tendance à la baisse des multiples formes d’intolérance dans la société française, la situation récente se caractérise par une augmentation significative des discours et actes racistes, xénophobes et antisémites. Les stéréotypes et la haine racistes, produits de constructions sociales, culturelles et historiques, sont aujourd’hui légitimés aux yeux d’une partie de la population par des prises de positions médiatiques ou politiques récurrentes, rompant avec les principes d’égalité des droits.
Attisant la peur et la haine, elles pointent les étranger.es et celles et ceux qu’elle considère comme tel.les, comme responsables des maux de la société alors qu’ils et elles en sont les premières victimes. Elles minent ainsi la cohésion sociale et la solidarité et suscitent la violence, renforçant encore les idées et le vote d’extrême droite.
L’affaiblissement des services publics, sous les coups de politiques d’austérité menées depuis de trop nombreuses années, dégrade l’accès aux droits et alimente un sentiment de concurrence entre groupe sociaux favorisant le développement d’une interprétation raciste des problèmes sociaux.
C’est pourquoi la FSU alerte sur la nécessité de redonner aux services publics les moyens de remplir leurs missions au service de toute la population. Le combat quotidien contre les stéréotypes et les comportements racistes passe d’abord par l’éducation de la jeunesse et l’apprentissage du vivre ensemble, en commençant par l’école. Elle nécessite aussi des agent.es de la fonction publique sensibilisé.es et formé.es pour identifier les discriminations et disposant des moyens de les prévenir ou de les réparer, voire de les sanctionner.
Sur les lieux de travail, il est de la responsabilité de chacune et de chacun, en commençant par les employeurs publics, de s’engager pour que cessent les discriminations raciales qui touchent les agent.es comme les usager.es.
La FSU reste déterminée à combattre toutes les formes de racisme, de xénophobie et d’antisémitisme au travail et dans toute la société. Elle continue de construire, avec ses partenaires syndicaux et associatifs, les mobilisations nécessaires pour renverser les logiques haineuses, débusquer les impensés qui minent les rapports sociaux et renouer avec des dynamiques d’accueil et d’ouverture.
