Jeudi 20 novembre, grève unitaire dans les écoles, à l’appel du SGEN-CFDT, du SE-UNSA et du SNUipp-FSU


Les enseignants des écoles ont participé massivement à la manifestation nationale du 19 octobre. Le ministre de l’Education Nationale n’a apporté aucune réponse au mécontentement et aux revendications exprimées. La limite de l’acceptable est largement dépassée. C’est le métier et l’engagement professionnel des enseignants des écoles au service des élèves qui sont dévalorisés, critiqués et remis en cause en permanence.

Après la parution de programmes plus lourds dont la vision passéiste s’accompagne d’un temps d’enseignement réduit de deux heures, le « Débrouillez-vous » ou encore les propos provocateurs sur les enseignants de maternelle, ce sont les fondements de l’école publique qui sont remis en cause.

Pour la première fois dans le premier degré, une augmentation de près de 20 000 élèves s’accompagnera de la suppression de 5500 postes et, sans aucune concertation ou évaluation, de l’annonce de la suppression des réseaux d’aides aux élèves en difficulté.

Qui peut croire un seul instant qu’avec un horaire diminué, des programmes plus lourds, moins d’enseignants, les réseaux d’aides aux élèves en difficulté supprimés, les élèves pourraient mieux réussir à l’école ?

Dans le cadre de la semaine d’action du 17 au 21 octobre, le SGEN-CFDT, le SE-UNSA et le SNUipp-FSU décident d’appeler les enseignants des écoles à faire grève massivement pour :

 que cesse le temps du mépris, des mesures unilatérales imposées dans la précipitation et sans aucun dialogue social : EPEP, IUFM, SMA ?

 exiger un autre budget qui permette de faire face à la hausse des effectifs et permette une transformation de l’école qui favorise la réussite de tous les élèves et l’annulation des fermetures de postes.

 le maintien des RASED.

 un véritable dialogue social et le respect des droits syndicaux.

Paris, le vendredi 24 octobre