Avec la hausse de l’inflation, la situation salariale des agent·es de la Fonction publique, déjà critique, est devenue intenable. La hausse de 2,2 % du SMIC au 1er juin a entrainé le passage en dessous du SMIC de près d’un million d’agent·es. Si l’indemnité différentielle a bien été déclenchée, cela signifie pour ces personnels une absence totale de perspective d’évolution salariale et de reconnaissance de la carrière. Et pour nous toutes et tous, la poursuite du décrochage de nos rémunérations.

Au courrier intersyndical exigeant le dégel du point d’indice et l’ouverture de négociations salariale, le ministre de l’Action et des Comptes Publics, en charge de la Fonction publique, répond que le système de rémunérations de la Fonction publique serait… obsolète.

Ce qui est obsolète, c’est bien plutôt cette politique salariale qui assèche le système, écœure les personnels, détourne les jeunes de nos métiers. Ce qui est obsolète, c’est un libéralisme de plus en plus autoritaire incapable de comprendre que les défis sociaux et écologiques qui sont devant nous nécessitent des services publics forts, avec des personnels reconnus et dotés des moyens de répondre aux besoins de la population.

Nous avons cependant réussi à arracher un « rendez-vous salarial » pour le 6 juillet.

Il ne serait une réponse que s’il s’ouvrait sur de véritables mesures touchant le point d’indice. La FSU continue de s’y employer, et de construire les mobilisations unitaires nécessaires pour peser dans les décisions immédiates, comme sur le débat budgétaire qui s’ouvrira à la rentrée.