Texte action
La FSU, sur la base de ses exigences revendicatives, avait appelé à la rupture avec la politique régressive menée ces dernières années par le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Elle ne peut que se féliciter du changement de président. Cette victoire est aussi le résultat des luttes menées qui ont permis une prise de conscience de l'opinion et l'émergence d'alternatives. La politique menée ces dernières années laisse une situation sociale marquée par des régressions sociales sans précédent où la crise a été le prétexte pour imposer des plans d'austérité comme partout en Europe (suppressions massives de postes dans la fonction publique, destruction d'emplois, hausse du chômage, aggravation de la pauvreté, creusement des inégalités notamment dans l'accès au logement et aux soins…). Les libertés ont été mises à mal, le dialogue social a été aux abonnés absents, les réformes ont été imposées sans concertation, la contestation, pourtant majoritaire, ignorée. Les organisations syndicales, les corps intermédiaires dans leur ensemble ont été la cible d'attaques inédites. Mais si les résultats du vote ont permis d'en finir avec le sarkozysme, les forces néolibérales, la droite dure restent bien présentes. Le fort taux de vote pour le Front national ne peut que préoccuper. La FSU proposera à l'intersyndicale une réflexion sur cette question afin de contribuer à combattre cette évolution dangereuse. La page qui se tourne maintenant génère nécessairement des attentes considérables, après une telle période. La FSU exige une réelle rupture avec les politiques économiques et sociales menées jusqu'à présent, rupture qui passe par des
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