Les moyens ne poussent pas aussi vite que les poireaux !
La ministre a ouvert le CSA ministériel de préparation de rentrée en confirmant l’annulation des 4000 suppressions d’emplois d’enseignants et la création de 2000 emplois d’AESH. C’est une bonne nouvelle, à mettre l’actif de nos mobilisations et de nos expressions pour pointer le caractère inacceptable de l’annonce initiale des suppressions d’emplois. La FSU avait déposé une alerte sociale en octobre 2024 et avait largement mobilisé les personnels dans la grève du 5 décembre. Dans une École qui s’effondre, une telle mesure aurait porté un coup fatal aux ambitions émancipatrices du service public d’Education. Mais la FSU ne peut se satisfaire d’une forme de statu quo. Les besoins sont immenses. Dans le premier degré, la France restera encore très loin de la moyenne par classe des pays de l’Union européenne. Dans le second degré, pour retrouver le taux d’encadrement de 2017, il faudrait créer 10617 emplois. Dans le détail, le ministère opère un redéploiement entre 1er et 2d degré. La FSU ne peut se satisfaire de ce qui relève d’une forme de gestion de la pénurie. Le 1er comme le 2d degré ont des besoins immenses. Dans le premier degré, les 470 suppressions de postes vont se traduire dans beaucoup de départements par des fermetures jugées injustes au regard du besoin des élèves. Alors que s’ouvre maintenant le temps de la carte scolaire avec les ouvertures et fermetures de classes, des mobilisations vont s’engager localement pour défendre l’école, les élèves et les personnels. Concernant les moyens
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