Décentralisation, déclaration de la FSU au CSFPE du 2 avril 2013
En premier lieu, la FSU regrette vivement que le gouvernement n'ait pas mené le dialogue social nécessaire sur un projet de loi aussi important pour l'avenir des territoires, l'organisation du service public et la mise en œuvre des politiques publiques, l'avenir des services et des agents. En effet, celui-ci n'a pas fait l'objet d'une réelle concertation avec les organisations syndicales. Trop peu de réunions d'information et de réunions de travail sans document, trop de projets provisoires non officiels en circulation, sans que jamais ne soient communiqués les termes du débat favorisant bien ainsi davantage le travail de lobbying des uns et des autres que le débat démocratique....Tout au long de la préparation de cette loi, le gouvernement a donné la priorité au dialogue avec les associations d'élus. Tout ceci a forcément pollué un débat déjà difficile à faire vivre autour de la question d'un nouvel acte de décentralisation. Et, au final, le sentiment que l'avis des organisations syndicales comptait peu et en tout cas moins que celui d'autres partenaires. En témoigne le fait que certaines instances consultatives comme le CNESER ont même été boycotté par nombre d'organisations syndicales en raison de cela. Les débats autour des projets actuels de la décentralisation et donc sur les évolutions du rôle de l'État, les modifications du paysage institutionnel sont donc restés cantonnés entre élus ou experts. La FSU pensait qu'un tel sujet serait l'occasion de mener le nécessaire débat sur le rôle attendu de l'État et des services centraux, déconcentrés et décentralisés sur
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