CP Dialogue social à l’Éducation : le miroir aux alouettes
L’Éducation nationale prétend mener des concertations nourries avec les organisations syndicales. Derrière les mots se cache une réalité bien différente de ce que devrait être un véritable dialogue social. Quels que soient les sujets, les réunions se suivent et se ressemblent : communication tardive des documents, absence de réponses aux questions posées par les organisations syndicales, refus d’étudier leurs demandes et propositions. Le dialogue se résume à une écoute plus ou moins polie. Les autorités ministérielles et déconcentrées deviennent alors soit arrogantes et autoritaires soit se contentent ou se voient contraintes d’appliquer les orientations dictées par la DGAFP. En manque d’arguments, elles opposent un refus d’autorité qui confine au mépris. La loi de transformation de la Fonction publique n’est pas étrangère à cette détérioration. Imposée contre l’avis de l’ensemble des organisations syndicales, elle prive les fonctionnaires de la quasi-totalité des garanties d’équité et de transparence en matière de mutation et de promotion. Le gouvernement extrapole en privant les personnels de leurs maigres possibilités de recours pourtant inscrites dans la loi et dans son exposé des motifs. La haute administration, dans un contexte de toute puissance, manie menace et intimidation, carotte et bâton. La dérive autoritariste en matière de gestion du service public, notamment d’Éducation, est en marche, accélérée par le gouvernement qui se préoccupe davantage d’ouvrir les portes de l’Éducation nationale à des intérêts privés que d’en préserver le fonctionnement au service du plus grand nombre. La FSU exige de toute urgence un changement de fond dans les politiques menées,
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