Après l’urgence sanitaire… l’urgence sociale !!
Quelques heures avant l’intervention du premier ministre portant sur l’acte 2 du déconfinement du pays dans un contexte qu’il qualifie de “récession historique”, la DARES a publié la “Situation sur le marché du travail durant la crise sanitaire”. Aux incertitudes qui pèsent sur l’évolution de la crise sanitaire, la réalité de la crise sociale est bien réelle. En seulement un mois, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi a augmenté de près d’un million portant à 4,5 millions le nombre de demandeurs et demandeuses d’emplois de catégorie A (plus de 6 millions pour les catégories A-B-C). Traduction violente et brutale de la crise sanitaire et du confinement pour les salariés, cette hausse mensuelle est la plus forte et du niveau le plus haut observés depuis le début de la série en 1996. Ces chiffres confirment la tendance alarmante enregistrée fin mars après 15 jours de confinement (+7% d'augmentation). Les premières victimes sont les femmes en fin de droits cumulant des emplois précaires, les jeunes de moins de 26 ans dont la hausse du taux de chômage dépasse les 30%, les primo-demandeurs d’emploi et les titulaires de contrats précaires (intermittents, apprenti-es ou saisonniers) déjà en activités réduites ou de CDD signés avant le confinement et ayant bénéficié des mesures de chômage partiel. À ceux-là vont s’ajouter dans les prochaines semaines les salarié-es de sociétés dont les faillites ne pourront être évitées ou de sociétés qui vont « profiter » de la situation pour réduire leur masse salariale telle que RENAULT qui annonce, malgré les 5 milliards d’aide
Lire la suite




