Retraites : un projet de régression sociale
La FSU a eu communication du document gouvernemental sur les retraites. Le gouvernement persiste à allonger la durée d'assurance à 41 annuités, tout en prétendant maintenir la solidarité entre générations et redonner confiance dans le système ! Pour la FSU bien au contraire, ces propositions inacceptables qui conduisent à la baisse des pensions sont de nature à fragiliser le régime par répartition, et sont donc profondément inégalitaires. Or une note récente du COR montre que le besoin de financement lié au maintien de la durée actuelle de cotisation est très limité. La question de l'emploi des seniors est traitée à coup de sanctions et d'incitations financières faute de s'attaquer à la réalité sociale du travail et de l'emploi. L'impact désastreux des réformes sur les carrières courtes (notamment celles des femmes), marquées par la précarité et le chômage, continue d'être ignoré. La mesure visant à relever les petites retraites par un minimum social (minimum vieillesse) sonne comme un aveu. Rien d'immédiatement positif n'apparaît dans ce document, et lorsque des principes sont énoncés, ils ne sont suivis d'aucun élément précis. La FSU constate qu'aucune des préoccupations qu'elle avait formulées et des propositions qu'elle avait faites ne semble réellement prise en compte. Ainsi la confirmation des départs pour carrières longues est assortie de conditions. Le gouvernement se dit attaché à ce qu'il existe un minimum de pension mais n'en fixe pas le niveau ! Il prend acte du problème créé par la revalorisation des pensions portées au compte (régime général) mais se contente
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