Déclaration de la FSU au CSE du 18 janvier 2024
Mme la ministre, M. le président, Mme et M. les membres du conseil de l’Éducation, La conférence de presse de ce mardi confirme bien que le président de la République a, en fait, la charge du ministère de l'éducation nationale, ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes en termes de dialogue social. Faudra-t-il demander un rendez-vous à l'Élysée à chaque fois qu'il y aura une réforme, un texte à étudier ou un problème à traiter ? Lors de celle-ci, Emmanuel Macron s'est largement exprimé sur les questions d'éducation, et la teneur de ses propos confirme aussi nos inquiétudes quant à une droitisation de son discours et à la mise en avant de propositions qui ne répondent en rien aux problèmes de fond auxquels peut être soumis aujourd'hui le système éducatif. Madame la ministre, la FSU se fait une nouvelle fois la porte-parole d'une profession en colère face au mépris que vous avez exprimé envers le service public d'éducation. Pour justifier votre choix de mettre vos enfants à "Stanislas", une école confessionnelle privée, vous avez directement critiqué l'école publique pour les heures non remplacées, et implicitement fait du service public d'éducation un lieu où les enfants sont malheureux, n'ont pas d'amis, ne sont pas épanouis et n'apprennent pas de savoirs exigeants. La FSU rappelle la force du projet scolaire de l'école publique, laïque, gratuite et obligatoire : accueillir partout tous les élèves sans distinction d'aucune sorte, être ambitieux pour chacun, respecter et participer à une véritable liberté de conscience
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