Le gouvernement a donc froidement confirmé le choix de geler les rémunérations des agent·es de la fonction publique, refusant toute mesure générale d’amélioration des rémunérations pour 2026 et annonçant déjà la continuité pour 2027.
Il choisit d’aggraver la crise de recrutement qui affaiblit les services publics et refuse reconnaissance et soutien aux personnels dans leurs missions fondamentales au service de la population et de la cohésion sociale. Mieux, il s’attaque à leurs droits, cherchant à restreindre les autorisations spéciales d’absence pour raison familiale ou l’accès au temps partiel thérapeutique.
Il dessine ainsi, après la baisse de 10 % de la rémunération en congé maladie, une politique qui s’en prend aux plus vulnérables, aggrave les inégalités déjà subies par les femmes, majoritaires dans les métiers de la fonction publique. La guerre lancée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient fait craindre une nouvelle hausse de l’inflation, et une crise économique mondiale qui nécessitera à nouveau des services publics forts, capables de soutenir et d’accompagner les catégories de la population les plus touchées.
La situation de crise politique de la France est marquée par la progression de l’extrême droite, des idées et des actes racistes. En sortir nécessite des mesures d’urgence, visant à redéployer les services publics pour répondre aux besoins de la population et à redonner conance à la jeunesse par des politiques d’éducation ambitieuses, capables de répondre aux dés sociaux et écologiques. Dans ses expressions comme dans les mobilisations pour les moyens de la fonction publique, la FSU affirme que la défense des service public exige de reconnaître celles et ceux qui les font vivre, en commençant parprendre des mesures salariales d’urgence.
