Texte action
La rentrée sociale se fait dans un contexte dégradé et un climat tendu. La crise économique et sociale est loin d'être terminée. Suppressions d'emploi, dans le public comme dans le privé, persistance du chômage, dégradations des conditions de travail… Les inégalités sociales continuent de se creuser. Et c'est dans le cadre de cette politique de rigueur que le gouvernement prépare le budget 2011. Le sentiment d'injustice sociale est grandissant et les rebondissements sur l'affaire Woerth-Bettencourt n'ont fait que le renforcer. A cela se sont ajoutées, cet été, les annonces sécuritaires, xénophobes, et une politique d'expulsion et de stigmatisation des Roms. Si ces mesures visaient à détourner l'opinion de la crise et de la question des retraites, en jouant sur la peur de l'autre et la recherche de bouc émissaire, elles sont aussi un choix idéologique du gouvernement qui flirte en cela dangereusement avec les idées de l'extrême droite. Les réactions d'indignation ont été rapides, et de multiples horizons, jusqu'à l'Union européenne qui met en cause la politique française. La FSU condamne cette politique honteuse et dangereuse d'atteinte aux droits fondamentaux de l'Homme. Elle s'est associée immédiatement à l'appel citoyen, lancé à l'initiative de la LDH, qui a très vite reçu un grand écho. Elle a participé aux manifestations du 4 septembre qui ont montré un sursaut et une opposition citoyenne face à cette politique xénophobe et raciste du gouvernement. Elle est partie prenante du « Pacte pour les droits et la citoyenneté », initié par la LDH et de nombreuses organisations. La
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