A quand la rigueur pour les profiteurs de la crise ?
Communiqué FSU, Les Lilas, le 7 mai 2010 François Fillon vient d'annoncer le gel des dépenses publiques, donnant ainsi un nouveau coup d'accélérateur à une politique déjà massivement destructrice d'emplois publics (RGPP, suppression d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, stagnation des salaires…). Il annonce que les dépenses de fonctionnement devraient baisser de 10% en 3 ans dont 5 dès l'an prochain. Cela veut dire l'éducation et la santé sacrifiées une fois de plus, cela veut dire des inégalités sociales renforcées avec l'appauvrissement des services publics, l'étranglement des budgets sociaux. Cela veut dire aussi une recherche publique cantonnées aux thématiques immédiatement rentables. Cette politique prive la France d'emplois créateurs de richesses et qui alimentent la sécurité sociale. Elle va priver les salariés des améliorations de salaire nécessaires pour augmenter leur pouvoir d'achat. Elle prive les jeunes de perspectives d'accès rapide à un emploi stable tandis que leurs parents sont sommés de travailler plus longtemps : on voit la duplicité des injonctions à travailler plus longtemps, alors qu'on crée par les deux bouts les conditions de rétrécissement de la période réelle d'activité, amenant bel et bien à la baisse des pensions pour les uns et à la précarité, voire au chômage pour les autres. La cure d'austérité ne distingue pas les âges de la vie ! L'objectif affiché est de ramener le déficit public à un taux inférieur à 3% du PIB en 2013. Nicolas Sarkozy et son gouvernement craignent le risque d'être « déclassés » et veulent être les premiers
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