Les lycées pros sur le modèle de l’apprentissage, c’est toujours non !
Lors de son allocution, E. Macron a réaffirmé porter la réforme des lycées pros comme une de ses priorités au mépris d'une opposition toujours vive à ce projet de la part des personnels. Si une réforme « scolaire » est portée au plus haut niveau de l’État, ce n'est aucunement dans l’intérêt des jeunes mais bien dans la continuité des politiques libérales et des réformes engagées par l’exécutif. Au prétexte d’atteindre le plein emploi et d'une prétendue maîtrise du déficit de l’État, le gouvernement impose une série de réformes qui lui servent aussi d'alibi pour empêcher toute redistribution plus juste des richesses. La réforme de l’assurance chômage, les expérimentations liées au RSA, la réforme des retraites mais aussi celle des lycées professionnels vont obliger un nombre accru de jeunes, de séniors, de salarié·es à consentir à des contrats d'apprentissage, à des contrats de travail au rabais, à des emplois toujours plus précaires et à des métiers actuellement désertés par les actifs qualifiés. Dans cette période d’inflation et de pénurie d'emplois inédite dans de nombreux secteurs d'activité, les salarié·es retrouvent du pouvoir de négociation que le gouvernement tente en réalité de contenir par ses réformes et par la distribution d'argent public aux entreprises sans contrepartie. Ainsi, il participe activement et financièrement à abaisser le « coût » du travail, exigence revendiquée par les organisations patronales, au détriment de mesures salariales et sociales qui répondent aux besoins de la population de ce pays. La réforme des lycées pros dont l’objectif est de
Lire la suite








