Déclaration liminaire de la FSU au CTMESR du 8 septembre 2022
Nous vous remercions de votre présence et souhaitons profiter de ce temps pour vous faire part de quelques inquiétudes et questionnements en 3 points. Le premier point concerne les formations. Vous affichez la réussite de étudiants comme prioritaire. Nous attendons donc une précision des moyens associés à cet objectif. Il manque toujours aujourd’hui près de 100 000 places dans les formations supérieures publiques pour permettre aux bacheliers de s’inscrire dans la formation de leur choix. La situation des masters est particulièrement préoccupante au regard de la baisse du nombre de doctorants. Cette année encore le budget qui leur est consacré est en baisse ? Quel avenir pour la recherche française dans ces conditions ? Il manque également 62 000 personnels enseignants/chercheurs/BIATSS titulaires pour faire évoluer le taux d’encadrement au niveau du top 100 des classements internationaux… et ainsi éviter la surcharge des personnels sur qui reposent ces formations. Aujourd’hui, à côté de l’explosion du nombre de vacataires et des heures complémentaires (8 millions dont 4 par les E et EC) pas toujours payées, les postes de contractuels à 384 h d’enseignement assurés par des docteurs ou doctorants fleurissent payés au lance-pierre. Comment espérer qu’ils ou elles poursuivent leur travaux de recherche ? C’est inacceptable. Le second point concerne plus globalement le PLFI qui s’annonce et le budget pour l’ESR. Qu’en est-il des moyens pour l'enseignement supérieur et la recherche dans le PLFI ? Les 1,5 milliards annoncés sont très loin du compte. Ils ne couvrent même pas l’inflation de 7%
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