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Le syndicat : la force du collectif

2021-05-17T17:09:27+02:0017 mai 2021|Catégories : Tribunes|

Dans le « nouveau monde » prôné depuis le début du quinquennat, la contestation du rôle des syndicats comme acteurs de la démocratie sociale est assumée. Les « ordonnances Macron » de 2017 qui ont affaibli les instances de représentation du personnel dans le privé, la loi de transformation de 2019 qui en a été le pendant pour la fonction publique, avec en particulier la fin du contrôle des actes de gestion dans des commissions paritaires, ont été décidées au nom de la fluidité, de l’agilité, et du fait que la société civile n’a pas sa place dans un modèle où seul compte le dialogue direct entre un chef et un peuple d’individus. C’est un jeu dangereux qui a été ainsi pratiqué, il est une des causes de l’aggravation des fractures de notre société. Quand les organisations qui portent les valeurs de solidarité entre salariés sont affaiblies, reste le repli sur soi, la division. L’attaque de militantes et militants de la CGT au cœur de ce qui est historiquement la journée des syndicats, le 1° mai, aurait été impensable il y a peu. La réprobation large que cela a suscité, parmi laquelle la solidarité exprimée par la FSU bien entendu, laisse néanmoins espérer une prise de conscience : les syndicats sont précieux, leurs militants, leurs adhérents leurs sympathisants contribuent à la vitalité démocratique. Oui, les syndicats jouent un rôle majeur dans la défense du monde du travail et DONC de l’intérêt général. La crise sanitaire a durement affecté retraité-es et salarié-es, mais elle a aussi
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Les psychologues ont besoin d’autre chose que d’une mise au pas !

2021-05-15T08:17:10+02:0027 avril 2021|Catégories : Communiqués|

Les organisations de psychologues ont découvert début avril une proposition de loi déposée par des députés « LR » portant sur la demande de création d’un ordre professionnel pour les psychologues. La FSU s’oppose à cette proposition de loi et en demande le retrait En effet, celle-ci vise avant tout à contrôler les pratiques des psychologues, par la mise en place d’une organisation pyramidale et anti démocratique qui serait l’interlocuteur unique des pouvoirs publics et autoriserait ou non leur exercice professionnel alors que la loi du 25 juillet 1985 encadre déjà l’exercice de cette profession dont le titre est protégé. La liste ADELI est déjà un garant de la vérification des diplômes requis. L’ordre aurait également des pouvoirs de sanction pour non respect d’une « charte de bonne conduite » et de principes de moralité qui n’ont pas grand-chose à voir avec la déontologie. Le souci du public, derrière lequel se cachent les promoteurs de cette proposition de loi est une préoccupation constante des psychologues. C’est pourquoi dès 1961 ils se sont donné un code de déontologie, qu’ils actualisent régulièrement et collectivement. La dernière version du code sera d’ailleurs présentée le 5 juin 2021 par une vingtaine d’organisations (associations et organisations syndicales) qui travaillent ensemble au sein du CERédépsy pour réaffirmer l’existence d’un code de déontologie commun à tous les psychologues et l’inscrire dans les textes réglementaires. Cette offensive est la suite du rapport de l’IGAS qui vise à supprimer, pour les psychologues, la liberté de choix des méthodes et des référents théoriques au
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Pour que l’école tienne : adapter, vacciner, recruter

2021-05-04T14:33:54+02:0025 avril 2021|Catégories : Communiqués|

Paris, le 25 avril 2021 La reprise scolaire se fait dans un contexte sanitaire toujours préoccupant. Jeudi soir, le gouvernement a annoncé les modalités de cette reprise : retour en classe dès le 26 avril pour le premier degré, école à distance jusqu'au 3 mai pour le second degré. Les demandes portées conjointement par nos organisations ont amené le ministre à annoncer des mesures plus fortes que celles appliquées précédemment pour cette reprise : maintien des fermetures de classes à partir d’un cas de covid, arrêt de la répartition des élèves dans les autres classes des écoles en cas de non remplacement, montée en charge de la politique de tests ou encore extension des demi jauges à tous les lycées et à certains collèges. Ce sont des mesures indispensables non seulement pour assurer le fonctionnement des écoles et établissements scolaires, mais aussi pour l'ensemble de la société afin que les écoles ne soient pas des vecteurs d’une nouvelle accélération de l'épidémie. Il est maintenant nécessaire d’aller plus loin pour maintenir sur le long terme l’ouverture des écoles en assurant la sécurité des personnels et des élèves. La question de la vaccination des personnels n'a pas véritablement avancé, et aucune politique n'est aujourd'hui définie pour vacciner tous les personnels qui en font la demande. Les personnels sont légitimement inquiets à l’idée de reprendre sans pouvoir se faire vacciner, ils doivent faire l’objet d’une priorisation de la part du gouvernement. La stratégie de mise en œuvre de la politique de tests reste floue, sans que
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Point sanitaire du 22 avril : des inquiétudes qui persistent

2021-04-30T16:25:44+02:0022 avril 2021|Catégories : Communiqués|

Le Premier Ministre a annoncé ce jour un certain nombre de mesures de "fin des restrictions" alors même que la circulation virale demeure à un niveau élevé. Au moment où la campagne de vaccination reste insuffisante en raison de l'absence de doses, des mesures d'urgence et en particulier une levée des brevets pour pouvoir les produire rapidement ne sont toujours pas étudiées. Le seul "accès prioritaire" pour les personnels dits exposés (policiers, surveillants pénitentiaires, personnels d'éducation, chauffeurs, caissier-es de supermarché) ne sont pas opérants : proposé par peu de centres de tests ils ne concernent qu'une petite minorité des personnels quand tous les volontaires devraient pouvoir y accéder, c'est qui est très loin d'être le cas. Concernant les "réouvertures", un simple mot très formel a été dit sur les universités alors que celles-ci fonctionnent en mode très dégradé depuis le début de l’année universitaire et que la reprise en présentiel depuis le mois de janvier est limitée à 20% des effectifs (qui peinent à être atteints sur nombre de sites). Rien n'a été dit sur les lieux de culture, et donc aucune réponse n'est donnée aux revendications du mouvement d'occupation des théâtres et centres culturels : mesures contre la précarité, opposition à la réforme de l'assurance chômage, défense de la culture. Le Premier Ministre a confirmé la reprise des écoles le 26 avril et des établissements du second degré le 3 mai (après une semaine de "distanciel"). L'épidémie étant encore en circulation forte, cette reprise ne peut se faire que si elle
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Personnels et parents d’élèves demandent des garanties pour la reprise

2021-04-22T21:00:28+02:0014 avril 2021|Catégories : Communiqués|

Une large intersyndicale de l'éducation et la FCPE appellent à signer une pétition https://la-petition.fr/reprise-le-26-agir-rapidement demandant des garanties pour la reprise à partir du 26 avril. En une journée, cette pétition a déjà recueilli 20 000 signatures. A cette heure, le ministère n'a pas encore prévu de réunion, ni avec les parents ni avec les organisations syndicales. Le temps de fermeture des lieux scolaires doit pourtant être un temps utile, c'est maintenant que les conditions de la reprise se jouent, et c'est sur la base des propositions que font les organisations représentatives que doivent se mener les discussions. Nous appelons le ministère à prendre en compte le message envoyé par les signataires de la pétition et à programmer rapidement des réunions de travail pour réussir la reprise.

Soutien à l’Observatoire de la laïcité

2021-04-30T11:03:34+02:0010 avril 2021|Catégories : Communiqués|

Communiqué commun Après huit ans d’existence, l’Observatoire de la laïcité va donc disparaître. A la place, le gouvernement envisagerait un Haut conseil à la laïcité doublé d'une administration de la laïcité. Créé pour éclairer les pouvoirs publics, fournir des données et organiser ou valider des formations liées à la laïcité et à la gestion du fait religieux, l’Observatoire était aussi un lieu de démocratie où nos associations laïques étaient écoutées. Ce que montrent les nombreux avis, guides et documents élaborés pendant sa période de fonctionnement, c’est que l’Observatoire de la laïcité a constamment éclairé le cadre laïque formé par la législation, notamment les lois de 1882, 1905 et plus récemment 2004. Ce travail essentiel a permis aux différents acteurs de faire vivre ce cadre. L’indépendance d’esprit revendiquée par son Président et par son Rapporteur général permettait de lutter contre les idées reçues et les idées fausses sur la laïcité générées par un débat souvent confus dans notre pays sur ce principe d’organisation de notre République. Il est significatif que l’Observatoire de la laïcité disparaisse au moment où se discute la loi sur les « principes de la République », qui met en péril l’équilibre réalisé par les lois laïques et les textes fondant la liberté associative. Le combat laïque est un combat de liberté, il promeut l’émancipation et l’esprit critique. « Nous ne désirons pas que les hommes pensent comme nous mais qu’ils apprennent à penser d’après eux-mêmes »… Condorcet. Ce combat continuera, qui associe défense de la laïcité
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Ce qui nous fait tenir

2021-04-09T18:55:18+02:009 avril 2021|Catégories : Tribunes|

Voilà plus d’un an que, de « restrictions » en « desserrements partiels des contraintes » suivis par de « nouveaux tour de vis », nous vivons, travaillons et militons au rythme des annonces sanitaires. C’est la conséquence d’une pandémie inédite, bien sûr, mais c’est aussi la conséquence de politiques publiques qui continuent les suppressions de lits dans les hôpitaux, qui ont proclamé mais sans le rendre opérant le « vaccin bien commun », sans décider de la levée des brevets, ou encore qui ont prétendu donner la priorité à l’ouverture des écoles et établissements scolaires sans prendre les dispositions qui auraient permis leur fonctionnement en toute sécurité sur la durée. Dans ce contexte, ceux qui essaient de raconter que le pays tiendrait grâce à son Président – meilleur épidémiologiste de France sont évidemment apparus pour ce qu’ils sont : des courtisans. Si le pays tient, c’est grâce à l’engagement des soignant-es, des personnels de l’éducation, des agents de la Fonction publique mais aussi de l’ensemble des « premières et premiers de corvée ». Elles et eux font face à la crise, leur utilité sociale se révèle encore davantage qu’en temps ordinaire, il faut en prendre la mesure et enfin revaloriser tous ces métiers. Le mouvement syndical porte donc une responsabilité immense, il n’a pas le droit de se diviser ou de se disperser. Il doit redonner fierté du métier et envie de s’engager aux personnels qui soignent, éduquent, aident, fabriquent au quotidien du lien social. La FSU s’engage pour que les réalités du monde du travail soient au cœur du débat
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