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Plan d’action pour l’égalité professionnelle MEN/MESRI : la FSU dénonce le manque de moyens et l’hypocrisie des ministères.

2020-12-10T16:30:37+01:004 décembre 2020|Catégories : Communiqués|Mots-clés : |

Alors que la loi l’impose et que la déclinaison de plans d’action relatifs à̀ l’égalité́ professionnelle dans la fonction publique est rendue obligatoire dans chaque ministère avant le 31 décembre 2020, Travailler dans l’urgence sur des axes pouvant constituer de véritables leviers au service de l’égalité professionnelle et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), quand la loi de transformation de la fonction publique, qui introduit des éléments contraignants en matière d’égalité professionnelle, affaiblit « en même temps » les instances où peut s’exercer réellement le contrôle de leur mise en application (suppression des Commissions Administratives Paritaires et affaiblissement des CHSCT) est incohérent et réduit en pratique les possibilités d’exercice du droit de regard sur les inégalités et les violences sexistes et sexuelles ? Comment ne pas relever la même incohérence alors que la loi de programmation de la recherche vient d’être votée et que nombre d’interventions et de rapports, dont ceux du Haut Conseil à l’Égalité (HCE) et celui du Conseil Économique Social et environnemental (CESE) ont abouti à des conclusions convergentes sur le fait que la loi de programmation de la recherche votée par le Sénat aggravera la situation des femmes dans l’ESR ? Comment ne pas dénoncer l'hypocrisie du ministère de l'éducation nationale qui n'a toujours pas proposé concrètement de loi de programmation pour financer une hypothétique revalorisation salariale et qui n'évoque aucune des mesures de rattrapage salarial pour les femmes dans les instances de dialogue social. Concernant les VSS, il est urgent de dépasser la seule
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Les droits sociaux et les libertés ne sont pas négociables !

2020-12-04T13:54:01+01:004 décembre 2020|Catégories : Communiqués|

Suite à la crise du covid, mais aussi dans la continuité d’une logique de profit à tout prix, les plans de licenciements se multiplient de la part des grandes entreprises. Sur l’ensemble du territoire, des petites entreprises, des commerces ferment, mettant de plus en plus de personnes au chômage et dans la précarité. Celle-ci s’est encore développée au plus grand profit du patronat, Medef en tête, et au détriment particulièrement des femmes. Alors que la crise a révélé de façon criante des inégalités sociales, rien ne semble véritablement prévu pour traiter la situation. Parmi les plus touché.e.s, les jeunes sont en première ligne. La priorité doit être donnée à la jeunesse, en particulier par l’éducation, la formation, l’insertion et l’emploi. Depuis plusieurs années, les moins de 25 ans, surtout les moins qualifié.es, ont un taux de chômage deux fois plus élevé que celui de leurs aîné-e-s. Il faut attendre l’âge de 29 ans en moyenne pour obtenir son premier emploi stable. La crise sanitaire aggrave la situation et impacte l’ensemble des recrutements et particulièrement celui des jeunes. De plus, la jeunesse est singulièrement visée par les politiques gouvernementales régressives (baisse des APL, réformes du bac, de l’université et de la recherche...) et subit, dès qu’elle se mobilise, une répression inadmissible.   Au contraire, il est urgent de suspendre immédiatement la réforme de l’assurance chômage que le Conseil d’Etat a censuré en partie, et de lui substituer une protection sociale garantissant le droit au travail et à un revenu de remplacement
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Formation initiale des enseignants : vives inquiétudes de la FSU

2020-12-10T16:30:21+01:001 décembre 2020|Catégories : Communiqués|

La FSU a quitté ce jour le GT sur la formation initiale des enseignant·es, elle dénonce les problèmes de fond et de méthode. Les documents ne répondent pas aux attentes et présentent, par plusieurs aspects, une dégradation importante des conditions de formation et d’entrée dans le métier. Alors qu’il est question de former l’enseignant du XXIe siècle, la note de service “alternance MEEF” entérine l’utilisation des étudiant·es comme moyens d’enseignement en responsabilité. Sans formation et avant concours, ils seront placés en situation de grande précarité et devront assurer, seuls, la responsabilité de classe. Cette vision de la formation n'est pas à la hauteur de l’enjeu. La rémunération de 660 euros net mensuels pour ces étudiants contractuels, la prime de 600 euros annuels pour les tuteurs qui auront en charge de les accompagner sont indignes et témoignent d’un mépris de l’employeur pour ses personnels. La version actuelle des projets sur la formation initiale des stagiaires marque une dégradation supplémentaire de l’entrée dans le métier. En effet, ils prévoient, pour l’année de stage, d’affecter à temps plein des lauréat·es des concours sans formation suffisante, y compris ceux qui n’auront aucune expérience de classe, contrairement à ce qui avait d’abord été affirmé dans les versions précédentes du texte. Pour elles et eux, le ministère n’envisage qu’un crédit de 10 à 20 jours de formation, défini localement par une commission académique. Pour les autres lauréat·es, titulaires d’un master autre que le MEEF, dispensés de master ou en reconversion, le ministère prévoit une alternance
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La FSU mobilisée pour exiger des moyens ambitieux

2020-11-29T11:22:10+01:0024 novembre 2020|Catégories : Communiqués|

Journée Internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes  Selon l’ONU, plus d’une femme sur trois dans le monde subit des violences physiques et/ou sexuelles dans sa vie. 243 millions de jeunes filles et de femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi des violences sexuelles et/ou physiques de la part d'un partenaire intime. Elles sont 200 millions à subir des mutilations génitales et 650 millions à être mariées de force avant leur majorité. La violence contre les femmes et les filles constitue une violation des droits humains les plus répandues et l’un des plus grands risques de mortalité pour elles. Depuis le début de l'épidémie de COVID-19, les rapports ont révélé que les violences à l’égard des femmes et des filles se sont intensifiées. De plus, les mesures de confinement ont pour conséquence de réduire leurs ressources entravant la possibilité de quitter le foyer. Malgré ce constat, le gouvernement a pour projet de mettre en concurrence le dispositif 3919 mettant à mal 40 années d’expérience reconnue dans ce domaine. La FSU demande un renforcement des moyens dédiés à ce dispositif. En France, les chiffres témoignant du niveau de ces violences sont alarmants. Alors que 150 féminicides ont été commis l’an passé, chaque année ce sont 225 000 femmes qui sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles venant d'un conjoint ou d'un ex-conjoint, 94 000 femmes victimes de viol ou de tentative de viol. Huit femmes sur dix disent avoir été victimes, au moins une fois dans leur
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Former une communauté de citoyennes et citoyens libres, égaux et fraternel-les

2020-11-17T14:31:04+01:0017 novembre 2020|Catégories : Tribunes|

L es événements dramatiques qu’a vécus le pays ont créé une émotion immense et soulevé de nombreuses questions. Un homme a été exécuté pour avoir exercé sa mission de professeur d’histoire – géographie – éducation civique, celle-là même qui est au cœur de la promesse républicaine d’émancipation par le savoir. Des attentats terroristes ont suivi, en particulier à Nice, ciblant des catholiques. La volonté du terrorisme islamiste est de fracturer la société française, enjeu majeur pour qui veut détruire toute possibilité de vivre ensemble dans une communauté nationale respectueuse des différences. Dans cette situation, le syndicalisme a une responsabilité particulière, celle de garder le cap, la fermeté et l’assurance sur ses principes, la lucidité sur les réalités, les idées claires sur les objectifs. La situation nous rappelle en tous cas que nos missions en tant qu’agent-es publics sont intimement liées à un projet politique et qu’une Fonction publique confortée et reconnue dans ses missions est une des réponses les plus importantes à l’offensive obscurantiste. Ne pas se laisser diviser n’est pas refuser les débats. Mais force est de constater que certain-es cherchent à cliver, à accuser injustement les uns de complaisance ou les autres de déni. La FSU a toujours porté haut le principe de laïcité dans le cadre d’une République sociale qui fasse sa place à toutes et tous, par-delà les croyances, les origines et les identités. Ce n’est pas une mince affaire et ce chemin est certes semé d’embûches, mais il est celui que les personnels de
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Loi sécurité globale : sortir des logiques sécuritaires et renforcer la cohésion sociale

2020-11-16T19:20:39+01:0016 novembre 2020|Catégories : Communiqués|

Comme cela avait été annoncé il y a plusieurs mois déjà, le gouvernement présente actuellement son projet de loi « sécurité globale ». Ce projet prévoit des mesures qui restreindraient gravement les libertés publiques et notamment le droit à la vie privée et la liberté d’information, sans offrir aucune garantie supplémentaire contre le terrorisme, empêchant de fait toute dénonciation de dérives et violences policières. La FSU, en accord avec les associations de défense des droits de l’Homme et de la liberté de la presse ainsi que la Défenseuse des droits, dénonce de graves dangers pour le respect de la vie privée, la liberté d’information et la liberté d’expression garantis par la Constitution. Des principes que Samuel Paty, notre collègue assassiné a justement payés de sa vie, et qu’il serait indigne de bafouer ainsi. Les policiers municipaux pourraient consulter les images de vidéoprotection – alors même qu’ils ne peuvent enquêter sur des actes terroristes ; les images des caméras piétons des policiers pourraient être exploitées en temps réel, sans objectif explicite, mais le risque est patent qu’elles servent notamment à la reconnaissance faciale des manifestant-es et des passant-es, en lien avec les données enregistrées par la police dans ses divers fichiers. Enfin, l’utilisation de drones permettrait une surveillance très étendue et particulièrement intrusive, contribuant à la collecte massive et indistincte de données à caractère personnel. Le gouvernement entend également restreindre, voire interdire la diffusion d’images de policiers dans l’exercice de leurs fonctions, y compris par la presse et même en l’absence d’intention malveillante envers
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Situation sanitaire : communiqué commun

2020-11-24T10:10:25+01:0016 novembre 2020|Catégories : Communiqués|

FSU, UNSA Education, Sgen-CFDT, CGT Educ'action, SNALC, SUD Éducation, Sncl-Faen Paris, le 16 novembre 2020 Au vu de la situation sanitaire et des tensions qu'elle fait peser sur le système éducatif, mais aussi du fait de la forte inquiétude des personnels de l'Éducation nationale sur le rôle de l'École dans la propagation de l'épidémie, les organisations FSU, UNSA Education, Sgen-CFDT, CGT Educ'action, SNALC, SUD Éducation, Sncl-Faen demandent : • l'organisation de points réguliers entre le ministère et les organisations représentatives, notamment à chaque fois que des annonces importantes sont faites publiquement. À ce jour, une seule réunion a eu lieu depuis le début de l'année, ce qui est très insuffisant ; • la mise en oeuvre du cadre national relatif au plan de continuité pédagogique et l'élargissement aux collèges et aux écoles des possibilités aujourd'hui offertes en lycée en termes d'organisation pédagogique ; • un soutien sans faille de l'administration envers l'ensemble des personnels afin de leur apporter de l'assistance quand ils en ont besoin, et surtout d'éviter de leur compliquer la tâche par des contrôles tatillons, notamment sur les fonctionnements pédagogiques retenus ; • le recrutement de personnels (remplaçants, assistants d'éducation) comme annoncé par le ministre lors de la conférence de presse du 12 novembre, afin non seulement d'améliorer les conditions d'exercices actuelles, mais également d'anticiper sur les scénarios futurs ; • l'arrêt de toute utilisation et de toute communication par le ministère de chiffres dont la fiabilité est remise en cause par les méthodes de collecte, chiffres
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Face aux urgences, aux côtés des jeunes et des salarié.es !

2020-11-16T09:47:39+01:006 novembre 2020|Catégories : Communiqués|

Depuis le 30 octobre les salarié-es et la population subissent un deuxième confinement suite lié au Covid 19, pour lequel le gouvernement porte une lourde responsabilité. Cette décision est intervenue alors que la saturation des hôpitaux est proche, le nombre de lits en réanimation s’avère encore une fois gravement insuffisant, les personnels de santé sont épuisés les mettant en danger en même temps que les patient-es. A quelle situation sanitaire faudra-t-il faire face pour qu’enfin les mesures d’urgence en matière de santé soient prises ? Nous revendiquons de toute urgence : - la distribution gratuite des masques, - l’ouverture de lits de réanimation en nombre suffisants dans les hôpitaux publics, - la création des 400.000 emplois pérennes supplémentaires nécessaires y compris dans le médico-social et l’action sociale - une revalorisation bien plus conséquente des salaires des soignant.e.s et de ces personnels, y compris des étudiant-es en santé réquisitionnés-es. Revenir sur la casse de l’hôpital public ne peut plus longtemps être différé. Ce confinement est encore axé sur une stratégie de continuité de l’économie avant tout, qui cette fois-ci inclut l’ouverture des écoles dans des conditions sanitaires qui posent de sérieux problèmes. Cette ouverture dans ces conditions déplorables, a une fonction économique avant tout, alors que c’est l’enjeu pédadogique et la sécurité sanitaire qui doivent primer. Les protocoles sanitaires sont impossibles à mettre en oeuvre par manque de  moyens, la saturation des espaces et des classes, par manque de personnel éducatif, d’entretien, de restauration et périscolaire. Encore une fois la
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