Enseignant·es : exiger une formation ambitieuse !
La dernière réunion de concertation du 20 novembre avec les ministères de l’Éducation nationale (DGESCO, DGRH) et de l’Enseignement supérieur (DGESIP) a confirmé les inquiétudes de la FSU quant au projet de “réforme” de la formation initiale. La FSU s'oppose à cette “réforme” telle qu'elle est conçue : des épreuves de concours qui mettent en avant la motivation aux dépens des connaissances, des étudiants contractuels en responsabilité de classe à tiers temps, des stagiaires qui, après réussite aux concours, seront affectés à plein temps dans leur grande majorité. Elle s'oppose également à un concours censé être tellement "professionnalisant" qu'il dispenserait l'État de mettre en place une formation post-concours pour ces lauréat·es. Pour la FSU, l'essentiel de la formation professionnelle initiale doit s'effectuer après la réussite au concours, sous statut de fonctionnaire-stagiaire, avec un temps de stage ne dépassant pas le tiers temps. L'année de M2 décrite dans le projet est impossible à gérer pour les étudiants avec un service à tiers temps en responsabilité, un master et un mémoire à valider, et un concours à réussir. Ces annonces ignorent la spécificité des professeurs d’Éducation physique des PLP, des CPE, des psy-ÉN. Peut-on recruter, dans le second degré, des professeur·es d’EPS, sans aucune évaluation portant sur la pratique des activités physiques et sportives ? Peut-on recruter des professeurs de lycée professionnel des disciplines métiers sans aucune évaluation portant sur les savoirs et savoir-faire du métier ? Et, dans le premier degré des professeurs des écoles sans aucune épreuve portant sur
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