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Guillaume Duval – journaliste, éditorialiste et écrivain

2020-03-16T16:12:45+01:0017 février 2020|Catégories : Non classé|

Que nous dit cette crise de l’état de la société? Emmanuel Macron se trompe du tout au tout sur ce qu’attend la société française de ses dirigeants. Un nouveau de Gaulle ou un nouveau Napoléon? Pas du tout. La France est un des pays développés où le niveau d’éducation s’est le plus élevé ces dernières décennies. Les Français sont désormais en attente avant tout de participation, d’écoute. Ils ne veulent plus du top-down ni d’une attitude jupitérienne. On pouvait croire qu’après le mouvement des Gilets jaunes Emmanuel Macron l’aurait enfin compris. Et bien non, il recommence, sur la question des retraites, à agir de manière autoritaire, non transparente et anxiogène. Alors que rien ne justifiait qu’une réforme chamboule tout. Quelles conséquences du projet en termes d’égalité? Le discours sur l’égalité et l’équité du projet de réforme est largement du pipeau notamment parce qu’il ne prend pas du tout en compte les écarts d’espérance de vie. Un cadre touchera ses droits 6 ans de plus qu’un ouvrier. Sur le plan de l’équité, entre ceux sortis d’une grande école à 22 ans et ceux qui auront galéré au début de leur carrière, les retraites seront très différentes même s’ils ont les mêmes revenus en fin de carrière. C’est absurde. En cas d’accident professionnel, le prix à payer sera très fort, en particulier pour les chômeurs, qui cotiseront désormais sur la base de leur indemnité et plus de leur dernier salaire. Le système par points c’est une forme de vraie fausse capitalisation
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Anne Armand, inspectrice générale honoraire

2020-03-16T16:13:03+01:0013 février 2020|Catégories : Non classé|

Quel regard global portez-vous sur la politique d’éducation prioritaire menée depuis 2014? La concertation de 2012 a mis en évidence la nécessité d’une redéfinition du métier autour du projet de réseau, du travail collectif, du lire-écrire-s’exprimer et de l’explicitation au service des apprentissages, du travail avec les familles. La publication du référentiel en 2014 et des mesures fortes comme scolarisation des moins de trois ans, maîtres+, ambitieux plan de formation, collaboration avec les chercheurs, et nouveau pilotage académique, ont créé une réelle dynamique, dont l’enquête actuellement menée par l’OZP montre les solides avancées. Malheureusement les formateurs ont très vite été réquisitionnés par la réforme du collège, les chercheurs n’ont pas été assez nombreux, et la politique menée à partir de 2017a entraîné un changement de cap, en particulier concernant les enjeux de la continuité école-collège, sans qu’on ait évalué les acquis de la refondation. Occasion manquée de tirer des enseignements et de conforter les équipes dans leur engagement. Que pensez-vous de la proposition du rapport Azéma-Mathiot confiant aux recteurs la gestion de la priorisation de la politique éducative entre l’éducation prioritaire et la ruralité? Les recteurs seront confrontés aux pressions des élus locaux,et devront arbitrer pour répartir des moyens entre des territoires qui ont tous des besoins, sans être pour autant comparables : les questions de climat scolaire, d’exclusion sociale, ne se posent pas dans les mêmes termes et n’ont pas les mêmes conséquences sur les résultats des élèves. Qui dit répartition dit saupoudrage. Cela revient à demander aux
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Un rejet universel

2020-02-25T10:30:47+01:0013 février 2020|Catégories : Communiqués|

Largement majoritaire et de plus en plus confortée, l’intersyndicale CFE-CGC ; CGT ; FO ; F.S.U ; SOLIDAIRES ; FIDL ; MNL ; UNEF ; UNL renouvelle son exigence du retrait du projet de réforme des retraites. Le rejet de ce texte est grandissant : Les différentes institutions et caisses de sécurité sociale ont désormais rendu leur avis sur le projet de loi retraites. Et ils sont affligeants pour le gouvernement, aucune des consultations, de la CNAV à la CNNCEFP, n’est de nature à encourager à poursuivre le projet présenté. Bien au contraire. Le Conseil d’État a rendu un avis d’une violence extraordinaire, pointant des insuffisances, des lacunes et des problèmes institutionnels. Du jamais vu ! Le Conseil Supérieur de la Fonction Militaire a lui aussi rendu un avis négatif. Un fait rare ! 100 % des barreaux et pratiquement toutes les professions libérales sont opposées et toujours en lutte contre le projet. Les salariés du public et du privé prennent des initiatives multiples pour manifester leur opposition à ce projet. Le monde de l’éducation donne un bel exemple d’unité intergénérationnelle puisque la mobilisation concerne tout autant personnels, lycéens et étudiants. Les experts de tout bord et de toute tendance se rejoignent tous dans l’analyse très critique du projet, confirmant les 3 rapports à charge de l’Institut de la Protection Sociale, y compris les inspirateurs de l’idée de régime universel qui viennent de dénoncer les impasses et les incertitudes du texte annexé au projet de loi actuellement examiné à l’Assemblée Nationale. L’opinion publique, dont le fort soutien aux opposants n’a
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Compte rendu audience Premier Ministre

2020-02-10T11:26:12+01:0010 février 2020|Catégories : La concertation|

La FSU a été reçue par le Premier Ministre concernant le financement du système de retraites. Injustement exclue de la « conférence des financeurs », la FSU tenait en effet à rappeler ses propositions de court et de long terme pour financer une amélioration des droits, son opposition à toute mesure visant à reculer les âges de départ ou à augmenter encore les durées d’assurance, et bien sûr rappeler sa demande de retrait de la réforme en cours. Nous avons bien entendu rappelé nos revendications générales de retrait de la réforme et d’améliorations du système actuel. Nous avons vivement protesté contre l’exclusion de la FSU et Solidaires des discussions en cours sur le financement et de l’exclusion prévue de la FSU et de solidaires de la gouvernance du futur système de retraite, dans la mesure où aujourd’hui il n’existe que deux représentativités : celle du privé d’une part et celle du public d’autre part, la FSU est très clairement représentative dans le secteur public (3 sièges au conseil commun de la fonction publique). Si une représentativité transversale public privé doit être instituée, cela doit être l’objet d’une réflexion approfondie sur les modalités de sa mise en place, et non pas comme ce qui est fait aujourd’hui au détour d’un projet de loi sur les retraites. Le Premier Ministre n’a pas répondu à ces demandes, il nous a seulement assuré que nous serions, d’une manière ou d’une autre, associés aux débats de la conférence de financement (mêmes documents, mêmes possibilités d’exposer nos propositions
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Répression : les dérives doivent cesser, le mouvement social doit pouvoir s’exprimer.

2020-02-07T09:34:49+01:004 février 2020|Catégories : Communiqués|

Personnels, citoyens, élèves qui se mobilisent contre la réforme des retraites ou les réformes dans l’Éducation subissent pressions, menaces et violences policières : la FSU alerte sur cette situation inacceptable et appelle le gouvernement à cesser le recours à la répression. Dans les manifestations, nous constatons encore trop souvent la mise en œuvre de techniques de maintien de l’ordre inacceptables et attentatoires aux libertés fondamentales. L’interpellation de plusieurs militants à l’issue des manifestations est inadmissible comme nous avons pu le déplorer le 24 janvier dernier : sous le seul prétexte d’avoir maintenu sur lui un badge syndical, un militant de la FSU a été interpellé puis détenu en garde à vue durant 24h et déféré avant d’être relaxé sans poursuite. D’autres militants d’autres organisations syndicales ont subi eux-aussi des détentions abusives. Dans un grand nombre de lycées, les nouvelles épreuves du baccalauréat suscitent des mobilisations importantes, pour contester tant la forme tant l’impréparation est grande que sur le fond. Les personnels comme les lycéens s’opposent à la mise en œuvre d’un baccalauréat local. Loin de prendre en compte le sens des actions en cours, la seule réponse de l’institution demeure l’autoritarisme et n’a consisté trop souvent qu’à menacer élèves et personnels, voire à les sanctionner. Nous ne pouvons qu’être choqués par les charges et les gazages et la mise en garde à vue de lycéens, les interpellations, exclusions prononcées à l’égard de certains d’entre eux, la convocation au commissariat de collègues, l’intrusion de policiers dans des lycées. Pour la FSU, ces
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Lutter contre toute entrave au droit à l’école pour tous

2020-02-04T11:19:02+01:0028 janvier 2020|Catégories : Communiqués|

Le recteur de l’académie de Rennes avait demandé aux proviseurs par un courrier du 17 janvier 2020 d'identifier les lycéens en situation irrégulière de façon à leur interdire l’accès aux ateliers et aux stages en entreprise. Suite à la réaction rapide d'organisations syndicales et d’associations, il a été contraint de « surseoir aux mesures préconisées ». Nous attendons l’annulation définitive de ces instructions illégales. Les associations et syndicats signataires de ce courrier rappellent que dans les termes du droit français, un mineur ne peut être considéré en situation irrégulière. La circulaire 2002-063 du 20 mars 2002 affirme que lorsqu'ils sont sous statut scolaire, les élèves mineurs de nationalité étrangère, quelle que soit leur situation administrative au regard du séjour, doivent effectuer les stages et les périodes de formation prévus dans les programmes d’enseignement. Comme les autres jeunes, les élèves étrangers doivent pouvoir poursuivre leur scolarité dans le même lycée, même après 16 ans, même majeurs, quelle que soit leur situation au regard du séjour : ils relèvent comme les autres des articles L122-2 et D331-41 du Code de l’Éducation. Nous continuerons à lutter contre toute entrave au principe légal d’un droit à la scolarisation pour tous, quelle que soit leur situation, conformément aux principes de la Convention internationale des droits de l'enfant, dont la France est signataire. Nous soutiendrons les personnels engagés dans cette lutte. A Paris, le 28 janvier 2020

Pour la justice sociale et le climat

2020-01-22T15:50:24+01:0022 janvier 2020|Catégories : Tribunes|

Dans une tribune, huit responsables d'associations environnementales et de syndicats comme la CGT, Oxfam France, Attac France, FSU ou encore Greenpeace France appellent à "répondre à la double urgence climatique et sociale". "Une autre vision du monde que celles des élites de Davos existe", ajoutent-ils, quelques jours avant l'ouverture du Forum économique mondial. Face à la montée des températures et des inégalités sociales, huit responsables d'associations environnementales et de syndicats s'allient pour appeler à "répondre à la double urgence climatique et sociale". Avant la tenue du Forum économique mondial de Davos (Suisse), du 21 au 24 janvier, ils disent rejeter la vision du monde portée par cet événement. Voici leur tribune : "Alors que s’ouvre la 50e édition du Forum économique de Davos, la planète brûle. Et jamais le système économique et financier mondial, inégalitaire et climaticide, symbolisé par ce rassemblement des élites économiques et politiques, n’a été autant remis en question. Scientifiques et économistes sont chaque jour plus nombreux à tirer la sonnette d’alarme. Marches et grèves des jeunes pour le climat, mouvement des Gilets jaunes, manifestations pour défendre nos retraites en France : ces derniers mois, ici comme dans de nombreux pays dans le monde, les mouvements sociaux et environnementaux portent des exigences communes et tentent de construire des projets de société plus égalitaires, démocratiques et fondés sur la justice sociale et la préservation des ressources de notre planète. Les crises sociale et écologique puisent leurs racines dans des décennies de politiques d’affaiblissement des acquis sociaux En France, les crises
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Formation des enseignants : le report doit être la première étape d’une remise à plat de la réforme

2020-01-23T16:31:56+01:0019 janvier 2020|Catégories : Communiqués|

Le ministre vient de décider du report d’un an de la réforme de la formation initiale des enseignant-es. Cette mesure évitera dans un premier temps que les personnels chargés d’élaborer les maquettes de formation soient contraints de le faire dans des conditions qui ne permettaient pas de mettre en œuvre une formation universitaire et professionnelle de qualité. Cependant, la FSU réaffirme son opposition de fond à cette réforme : les questions subsistent et nécessitent d’engager une véritable réflexion collective pour améliorer la formation et répondre à la crise de recrutement qui s’aggrave. La FSU a toujours défendu la nécessité d’une formation initiale ambitieuse. La qualité du service public d’éducation en dépend. Le resserrement des contenus de formation sur les “savoirs fondamentaux” ne peut être compatible avec l’ambition d’un service public d’éducation centré sur la démocratisation des savoirs et de la culture commune. La formation initiale doit permettre de construire des compétences de professionnels experts et non pas se limiter à mettre en œuvre des consignes amenées à se succéder au gré des évolutions ministérielles. La FSU dit son opposition à des épreuves de concours qui privilégient la motivation aux dépens des connaissances. En amont des concours, des mesures courageuses doivent être mises en place pour permettre à davantage d'étudiant-es de se préparer aux métiers de l'enseignement : il faut rétablir des aides spécifiques. La FSU souhaite que soit portée au débat public la mise en place d'un vaste plan de prérecrutement. La FSU refuse que des étudiant-es contractuel-les se retrouvent
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