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Courrier intersyndical aux député.es au sujet de la proposition de loi sur le 1er mai

2026-03-04T12:06:43+01:004 mars 2026|Catégories : Communiqués|

Mesdames, Messieurs les député·es de la République, La proposition de loi issue du Sénat intitulée « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai », présentée le jeudi 22 janvier dernier à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une niche parlementaire, n’a pas été soumise au vote et n’a heureusement pas été adoptée. Par obstination, elle va être représentée à l’Assemblée nationale le vendredi 10 avril. L’ensemble des organisations syndicales avait dénoncé ce texte dont l’objet n’était rien de moins que la remise en cause du 1er mai, seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré, et symbolique pour les travailleurs·euses en France comme à l’international. Cette proposition de loi a été défendue sous couvert d’une prétendue insécurité juridique, alors même que les sanctions prononcées chaque année sont quasiment inexistantes. C’est bien une volonté d’étendre la dérogation à de nombreux secteurs professionnels que poursuivait cette proposition de loi, aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu’ici déjà ouvrir ce jour-ci sans subir la concurrence des grandes entreprises. L’ouverture de la dérogation au principe du repos rémunéré le 1er mai constitue une première brèche, remettant en cause l’exceptionnalité de cette journée. En effet, l’histoire sociale nous montre qu’à chaque fois qu’un principe est entamé, les dérogations s’étendent progressivement jusqu’à devenir la règle. Le travail du dimanche en est une illustration éclairante : une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être. Quant au « volontariat », ajouté pour rassurer, il n’existe pas réellement
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8 mars – communiqué intersyndical

2026-02-24T11:24:22+01:0024 février 2026|Catégories : Communiqués, Egalité femmes-hommes|Mots-clés : |

8 mars, journée internationale des droits des femmes : La France doit s’engager pour l’égalité ! Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent dans nos entreprises et nos services publics. Et les femmes continuent à être les premières impactées par les coupes budgétaires. La directive européenne 2023/970 transparence des rémunérations vise à « renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations et les mécanismes d’application du droit ». En transposant intégralement cette directive, la France a une occasion historique de franchir une étape pour l’égalité Nous exigeons une application ambitieuse de cette directive pour enfin obtenir : l’égalité des rémunérations et des carrières entre les femmes et les hommes ; la revalorisation des métiers à prédominance féminine. L’égalité entre les femmes et les hommes est au fondement de notre société et des droits humains. Il est nécessaire aujourd’hui d’avancer et de permettre aux femmes d’être enfin les égales des hommes. Cela passe en premier lieu par l’égalité entre les femmes et les hommes au travail où persistent des inégalités structurelles parfaitement identifiées par la recherche et par nos organisations syndicales. Parmi elles, la ségrégation professionnelle tient une place particulière au sens où elle est la première cause de ces inégalités sociales. Il est donc impératif de reconnaître la valeur du travail des femmes, particulièrement dans les emplois où elles sont les plus nombreuses (notamment en revalorisant
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8 mars : Brisons les chaines sexistes du capital !

2026-02-03T16:01:02+01:003 février 2026|Catégories : Communiqués, Egalité femmes-hommes|Mots-clés : |

Le 8 mars est une étape de lutte décisive pour construire une société réellement démocratique, d’égalité et de justice sociale. C’est aussi un temps fort de solidarité internationale où le mouvement social féministe doit imposer un véritable rapport de force pour faire entendre ses exigences. Partout dans le monde, des femmes et des peuples affrontent guerres impérialistes, occupations militaires, coups d’État et régimes obscurantistes. En Afghanistan, en Iran, en Palestine, en Ukraine, au Soudan, au Venezuela et ailleurs : des femmes résistent, s’organisent, descendent dans la rue au péril de leur liberté et de leur vie. Le peuple et les femmes kurdes du Rojava subissent une offensive militaire d’envergure menaçant l’existence même des populations et les acquis démocratiques, féministes, politiques et sociaux arrachés au prix de sacrifices immenses. La FSU réaffirme sa solidarité pleine et entière avec celles qui subissent bombardements, viols de guerre, exils forcés, politiques migratoires racistes et persécutions théocratiques : leur combat pour la liberté, la dignité et l’égalité est aussi le nôtre. En France à contre-courant des besoins, le gouvernement impose un budget d’austérité profondément sexiste. Les services publics où les femmes sont à la fois massivement salariées et principales usagères, subissent des coupes, suppressions de postes, fermetures de classes, de lits, de structures de proximité. À chaque recul du service public ce sont les femmes qui encaissent : conditions de travail dégradées, charge mentale renforcée, et l’accès aux services publics de santé, d’éducation, de la petite enfance… est de plus en plus difficile.  Outre
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Déclaration de la FSU au CSA MEN du 29 janvier 2026

2026-01-29T10:19:22+01:0029 janvier 2026|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Nous nous retrouvons 4 jours après un CSA mémorable. Sans refaire le marathon de lundi, la FSU tient à revenir sur le caractère lunaire de nos échanges : pour résumer, les services du ministère ont fait le choix de constituer une deuxième réserve, préemptant des moyens d’enseignement pourtant dédiés aux écoles et aux établissements, afin de faire face aux incertitudes d’une réforme menée dans la plus grande précipitation, celle des concours et de la formation. Ce choix a été très péniblement expliqué, comme si l’administration avait saupoudré des chiffres au hasard. Une question reste en suspens : que se serait-il passé si nous n’avions pas fait la lumière sur cette mise en réserve indue ? Rien, Des emplois et des moyens d’enseignement auraient été ainsi retirés aux écoles, collèges et lycées, comme si l’éducation nationale pouvait encore plus se priver. La FSU salue l’arbitrage pris par le ministre après nos nombreuses interventions depuis lundi : la réinjection des moyens mis en réserve de manière complètement inattendue était indispensable à plus d’un titre. Elle va permettre de reposer les discussions sur la préparation de la rentrée dans le cadre prévu. Elle va donner un peu d’air à une répartition qui reste corsetée par la suppression de 4032 emplois de professeur·es dans le 1er et le 2d degré, qui va encore mettre un peu plus à mal le service public d’éducation Comme une preuve de plus du caractère périlleux de cette préparation de rentrée, nous n’avons toujours aucune information sur la répartition
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Déclaration au CSA MEN du 26 janvier 2026

2026-01-26T11:41:00+01:0026 janvier 2026|Catégories : Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Monsieur le ministre, En dépit de 3 reports de ce CSA consacré à la préparation de la rentrée, nous sommes encore dans les temps pour vous et nous souhaiter une bonne année, qu’elle soit la meilleure possible sur tous les plans, pour l’Ecole, ses élèves et ses personnels. Difficile d’aller plus loin dans les qualificatifs au regard du contexte mais faisons-en sorte que cette année ne soit pas celle des mots, mais celle des actes. Monsieur le ministre, vous êtes le 7ème à ce poste en 5 ans, soit plus de ministres que de dégel de la valeur du point d’indice mais quasiment autant que de rafistolages des réformes Blanquer et du Choc des savoirs. Cette instabilité chronique ne doit pas être un obstacle à prendre des mesures à la hauteur des enjeux, immenses, pour réparer un service public d’Éducation très abîmé par 10 ans de politiques menées contre les personnels. La séquence budgétaire qui s’étire depuis le mois d’octobre et l’utilisation du 49.3 ont durablement éloigné l’opinion publique d’enjeux pourtant cruciaux pour l’avenir de notre modèle social, et participe de la crise démocratique qui s’aggrave dans notre pays. Mais cette dernière se nourrit d’abord de la mise à mal de tous les moyens qui assurent la solidarité, le lien social et la cohésion sociale à commencer par les services publics. Le refus de mettre à contribution les ultra-riches, alors même qu’ils usent et abusent de stratégies de contournement et d’optimisation fiscales, relève d’une forme de séparatisme fiscal insupportable. Rappelons
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L’éléphant au milieu de la pièce

2026-01-23T15:25:24+01:0023 janvier 2026|Catégories : Tribunes|

La rémunération des agent·es publics a baissé de 20 % en 20 ans. Dans les années 1990, un agent·e de catégorie A, comme un.e enseignant·e ou un·e attaché·e territorial·e gagnait deux fois le SMIC. Aujourd’hui, c’est 1,2 fois le SMIC, des carrières qu n’offrent que très peu voire pas du tout de perspectives d’évolution pour les catégories A, B et C, et de plus en plus de missions assurées par des personnels précaires que le statut ne met pas à l’abri des pressions de tous ordres. Les métiers des services publics sont majoritairement assurés par des femmes qui subissent temps partiels et carrières interrompues. À qualication et difculté égale, ces métiers sont moins bien rémunérés que les métiers majoritairement exercés par les hommes. Les AESH, comme les métiers de la petite enfance en sont l’emblème. Dans ce contexte de paupérisation des agent·es de la fonction publique, les employeurs publics peuvent toujours parler de « qualité de vie au travail », ils contournent le pachyderme qui obstrue les recrutements dans les métiers de la fonction publique, qui dissuade les étudiant·es de passer les concours, qui démoralise les personnels en poste dont le travail et le dévouement à l’intérêt général ne sont pas reconnus. À force d’entendre les organisations syndicales de la fonction publique le demander, le ministre a annoncé l’ouverture d’un chantier au long cours sur les carrières et les rémunérations. Dont acte, la FSU s’y engagera, comme elle s’engage dans la Conférence Travail Emploi Retraite, avec la volonté de ne
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Déclaration de la FSU au Conseil supérieur de l’Éducation – 15 janv. 2026

2026-01-15T11:23:30+01:0015 janvier 2026|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Monsieur le ministre, Monsieur le président, Madame la directrice, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Supérieur de l’Education,   Tout d’abord,  la FSU s’associe aux vœux déjà exprimés pour un retour rapide en France de nos collègues Cécile Kohler et Jacques Paris. En ce début d’année 2026, la FSU tient à adresser ses vœux aux élèves, à leurs familles, ainsi qu’à l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Des vœux de réussites, de meilleures conditions de travail et d’étude, et d’un service public d’éducation renforcé, fidèle à ses missions d’émancipation, de justice sociale et de démocratie. Nos meilleurs vœux pour celles et ceux qui font vivre au quotidien le service public d’éducation, souvent au prix d’un engagement professionnel et personnel considérable. Ces vœux ne peuvent toutefois être dissociés des inquiétudes profondes qui traversent aujourd’hui la communauté éducative. Ils se heurtent frontalement à la réalité vécue sur le terrain et aux choix politiques qui continuent d’affaiblir l’École publique. Car l’année 2026 s’ouvre sur un constat alarmant : jamais les personnels n’ont été aussi nombreux à exprimer leur lassitude, leur colère et parfois leur découragement. La crise de recrutement n’est plus une alerte, elle est structurelle. Elle est le résultat direct de politiques menées depuis des années, qui ont dévalorisé les métiers, dégradé les conditions de travail et installé une précarité croissante au cœur même du service public. Une fois encore, aucune mesure de revalorisation n’est annoncée pour cette année. Dans le contexte d’une Ecole inclusive
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Tunisie : du rêve de liberté aux murs de la peur. Les organisations syndicales françaises solidaires du syndicalisme tunisien

2026-01-14T10:37:25+01:0014 janvier 2026|Catégories : Communiqués, Droits et libertés, Europe - International|

Le 14 janvier 2011, la révolution tunisienne portée par la jeunesse, les travailleuses et travailleurs et les forces vives de la société, faisait naître un immense espoir, celui de la liberté, de la justice sociale et de la démocratie. Quinze ans plus tard, en ce jour anniversaire, force est de constater que cet espoir est profondément enterré. La Tunisie traverse aujourd’hui une crise politique majeure. Les acquis démocratiques issus de la révolution ont été progressivement démantelés. La concentration des pouvoirs, l’affaiblissement des institutions, la marginalisation du pluralisme politique et la remise en cause de l’État de droit ont installé un climat de peur et d’arbitraire. Les libertés fondamentales, durement conquises, sont menacées par la criminalisation de l’opposition, la pression sur les médias et la restriction de l’espace civique. Cette dérive autoritaire vise à faire taire les voix critiques et à restreindre l’espace démocratique. Elle affecte profondément le mouvement syndical tunisien, confronté à un arrêt du dialogue social, à la suspension des négociations collectives et à un durcissement préoccupant du discours et des pratiques des autorités à l’encontre des organisations syndicales. Face à ces atteintes graves et répétées aux droits fondamentaux, les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, UNSA, Solidaires et FSU expriment leur plein et entier soutien à l’UGTT dans sa mobilisation légitime pour la défense des libertés publiques et syndicales, du droit d’organisation et de grève, ainsi que du droit à une négociation collective effective. Elle porte notamment les revendications essentielles relatives aux augmentations salariales, à la préservation de l’emploi
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