Discours d’ouverture de Gérard ASCHIERI
Cher-e-s Camarades, Permettez-moi de commencer mon propos en évoquant le drame qui, il y a un peu plus de quinze jours, a frappé Haïti. J'ai été comme vous tous touché douloureusement par l'ampleur de ce désastre qui implique que nous exercions sans attendre et sans barguigner notre devoir de Solidarité. Est présent à notre congrès, Dominique THYS, le Président de Solidarité Laïque dont la FSU est membre, et je veux dire devant lui combien cette organisation a su réagir avec promptitude pour faire face à ce drame et que je me félicite que la FSU ait pu, à sa mesure, relayer ses initiatives et y apporter sa contribution. Mais les dimensions de ce désastre humain nécessitent que les syndicalistes que nous sommes réfléchissent sur les conséquences du sous-développement, des injustices dans le partage des richesses produites entre pays, des pratiques néocoloniales, des remises en cause des droits humains fondamentaux et de l'absence ou de la faiblesse des services publics qui ont sans nul doute une lourde responsabilité dans l'amplification du bilan humain de cette catastrophe et dans ces scènes de désolation et de désorganisation que les télévisions nous montrent à l'envi. Et au-delà de l'élan de solidarité auquel nombre d'entre nous ont participé, alors que la question de la reconstruction d'Haïti se pose, nous avons peut être des choses à dire sur la manière et les principes qui doivent la guider. Tout comme nous devons voir dans ce désastre une raison de plus de poursuivre et améliorer nos engagements internationaux
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