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Déclaration FSU au CSA MEN du 9 octobre 2024

2024-10-09T11:58:32+02:009 octobre 2024|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Mesdames et messieurs les membres du CSAMEN, Nous nous retrouvons près d’un mois après la rentrée scolaire et contrairement à ce qu’a affirmé la nouvelle ministre de l’Éducation nationale lors de son premier discours, cette rentrée n’a pas été « réussie ». Il manquait des professeur·es à la rentrée (au moins un·e professeur·e dans 56 % des collèges et des lycées), il en manque toujours comme en attestent les exemples édifiants tant dans le premier degré que le second degré. Il reste également beaucoup d’élèves sans AESH. Plus de 13 800 élèves étaient encore sans affectation deux semaines après la rentrée, notamment pour accéder aux lycées professionnels, et voient leur droit à l’éducation entravé. Continuité du service public, droit fondamental des enfants, l’État n’est tout simplement plus en mesure d’assurer des engagements et principes pourtant garantis par la loi, ce qui lui vaut d’ailleurs régulièrement des condamnations devant les tribunaux. Des Dasen rédigent même des circulaires pour palier au remplacement dans le premier degré en supprimant les formations REP+, en fusionnant les classes dédoublées et en envoyant les enseignant·es effectuer des remplacements, en réquisitionnant les personnels RASED …  Dans le second degré, l’administration semble prête à tout pour réussir la saison 2 du Pacte, après l’échec de la saison 1. Assèchement des HSE pour tordre le bras des collègues afin qu’ils assurent du RCD en pacte, pressions diverses...quand comprendrez-vous que ce n’est pas aux personnels d’assumer la responsabilité de votre incapacité à assurer les remplacements ? Voilà où nous ont conduits les politiques menées depuis 2017
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Déclaration liminaire au CNESER du 8 octobre 2024

2024-10-09T10:18:34+02:009 octobre 2024|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Monsieur le Ministre, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs Monsieur Hetzel, Alors que la déclaration de politique générale du premier ministre Michel Barnier n’a fait aucune place à la thématique de l’enseignement supérieur et de la recherche, vos premières interventions se sont portées sur un rappel à l’ordre dans nos établissements laissant sousentendre qu’ils seraient à la dérive. Cette entrée en matière est très problématique pour la FSU, au moment où les choix des gouvernements de ces dernières années amènent l’ESR au bord du précipice budgétaire et mettent en péril nos métiers et le service public. Avant toute chose, l’ESR doit disposer d’un budget ambitieux. Nous n’avons pas le choix. Vous devez obtenir les moyens budgétaires permettant à l’ESR de remplir ses missions, et en particulier de réussir la démocratisation de l’enseignement supérieur et le développement d’une recherche libre et indépendante des lobbies. La quasi totalité des universités est aujourd’hui dans une situation préoccupante, voire alarmante, et il manque des milliards pour assurer nos missions de service public. La coupe annoncée du budget d’au moins 400 millions d’euros est catastrophique et la part du budget de la MIRES dans le budget de l’État n’a jamais été aussi faible. En effet, pour la cinquième année consécutive, elle est inférieure à 6 % alors qu’elle était de 6,8 % en 2011. La bonne volonté des fonctionnaires du MESR ne saurait suffire. Ils et elles sont épuisé·es par la surcharge de travail, leur déclassement salarial, les attaques dont ils et elles sont
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Communiqué intersyndical : 64 ans, c’est toujours non !

2024-10-08T08:27:57+02:008 octobre 2024|Catégories : Communiqués, Retraites|

Le nouveau Premier ministre vient d’annoncer l’ouverture d’un chantier pour « améliorer la réforme des retraites ». Après 18 mois de déni et de passage en force présidentiel, il s’agit d’une première reconnaissance que cette réforme est injuste. C’est le résultat de la mobilisation exemplaire de toutes et tous, salariées et salariés, fonctionnaires, actifs·ves ou retraité·es, jeunes et étudiant·es. Nous appelons le premier ministre à suspendre immédiatement la réforme pour permettre son abrogation et à organiser une conférence de financement des retraites au cours de laquelle les organisations syndicales démontreront qu’il est possible de revenir sur les 64 ans. L’avenir des retraites mérite un débat de haut niveau : il faut pouvoir aborder l’ensemble des questions et discuter de l’ensemble des paramètres. C’est ainsi qu’il faut supprimer les mesures d’âge de la précédente réforme tout en consolidant l’avenir de notre système de retraites par répartition. Alors que 8 Françaises et Français sur 10 restent opposés à la réforme, le premier ministre a annoncé son souhait d’une nouvelle méthode démocratique redonnant la main au parlement et aux acteurs sociaux. Nos organisations sont prêtes à participer à tous les rendez-vous de concertation et de négociation sur toutes les questions de retraite : les mesures d’âge qui doivent être abrogées, l’égalité femmes/hommes, la pénibilité, l’emploi des senior·es, les carrières longues… , les problèmes qui se posaient avant les 64 ans sont encore accrus par la réforme. Il faut donc en suspendre son application pour pouvoir traiter sérieusement ces questions cruciales. De même, le refus de revalorisation
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Communiqué de presse sur l’absence de revalorisation des pensions au 1er janvier 2025

2025-10-24T23:57:31+02:007 octobre 2024|Catégories : Retraité-es|Mots-clés : |

Nos 9 organisations ont pris connaissance de la décision du gouvernement de ne pas revaloriser au 1er janvier 2025 les retraites de base, comme le code de la Sécurité sociale l’y oblige. Il reporte cette revalorisation au 1er juillet 2025, sans aucune garantie qu’elle aura lieu tant les pressions se multiplient pour geler complètement les pensions de base en 2025. Rappelons que la revalorisation de début d’année 2024 porte sur l’année 2023. Nos 9 organisations s’insurgent contre cette mesure qui va, une nouvelle fois aggraver le pouvoir d’achat des retraité·es qui n’auront aucune revalorisation pendant 18 mois. Rappelons en effet que depuis janvier 2017, les pensions n’ont augmenté que de 13,6 % pour une inflation de 19,5 %. De plus, les retraité·es ont perdu l’équivalent de plus de 3 mois de pension et jusqu’à 4,5 mois pour celles et ceux qui ont subi l’augmentation de la CSG de 2018. Cette mesure est d’autant plus inacceptable que dans le même temps le gouvernement, dans le cadre de la préparation du PLFSS 2025, envisage plusieurs mesures visant à remettre en cause l’accès aux soins, en particulier des plus fragiles et des plus âgé·es : remise en cause de la prise en charge des ALD, augmentation des franchises, augmentation du « ticket modérateur », augmentation des cotisations des complémentaires santé, particulièrement élevées pour les retraité·es. Ces menaces sont d’autant plus inacceptables que ce même gouvernement tergiverse pour augmenter l’imposition des profits des grandes entreprises comme celle des plus grosses fortunes.  Il se refuse
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Communiqué Intersyndical 1er octobre

2024-09-17T13:00:31+02:0017 septembre 2024|Catégories : Appels & Pétitions, Communiqués, Événements|

Rémunérations, emplois, budgets : Se mobiliser pour la Fonction publique et les services publics le mardi 1er octobre ! L’actualité récente a montré combien la désespérance sociale créée par des années de politiques d’austérité produit des divisions dans le pays et nourrit le discours et la montée de l’extrême-droite. Les inégalités d’accès aux droits créées par l’éloignement des services publics, voire leur destruction dans certains cas, aggravent considérablement toutes les inégalités sociales, délaissant ainsi toute une partie de la population. Ce contexte conforte les organisations syndicales de la Fonction publique, CGT, FSU et Solidaires, dans leurs revendications communes qu’elles expriment depuis des années. Elles considèrent que des réponses à l’urgence sociale doivent être apportées sans plus attendre. Pour assurer de bonnes conditions de travail aux agent⋅es publics, pour améliorer partout la qualité du service public rendu aux usager⋅es, il faut rétablir l’attractivité de la fonction publique. L’investissement de tous les personnels au service de l’intérêt général doit être reconnu. Il faut augmenter toutes les rémunérations tant elles sont en décrochage du fait de la politique de gel de la valeur du point d’indice dont les effets sont aggravés par la crise inflationniste. Les inégalités, notamment celles entre les femmes et les hommes, doivent être résorbées. Nos organisations syndicales exigent que des mesures générales soient donc prises et notamment qu’une revalorisation du point d’indice intervienne dès maintenant au titre de cette année 2024. Des mesures complémentaires confortant et amplifiant les revalorisations devront être prévues par la loi de finances pour 2025. Les conditions
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Déclaration de la FSU au CSE du 5 septembre 2024

2024-09-05T15:32:17+02:005 septembre 2024|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Mme la Directrice. M le président du CSE M et Mme les membres du CSE.   De mémoire, jamais un Conseil supérieur de l’Éducation (CSE) ne s’est tenu aussi tôt après la rentrée, d'autant plus que celle-ci se déroule sous la communication d'un Premier ministre et d'une ministre de l'Éducation démissionnaires depuis plus d'un mois. Une  rentrée où Nicole Belloubet, en charge des affaires courantes, continue à défendre et à porter les orientations de la politique éducative du Président Macron pourtant largement contestée par une grande partie de la communauté éducative et désavouée dans les urnes. Une fois de plus, cette rentrée inédite n’a pu se dérouler que grâce à l’engagement indéfectible de l’ensemble des personnels, qui ont à cœur d’accueillir les élèves et les étudiant·es dans les meilleures conditions possibles. Cependant, l’École a besoin de stabilité, d'une direction claire et de moyens pour sortir de la crise structurelle dans laquelle elle s’enfonce, comme en témoigne la crise de recrutement qui perdure. L’École est à un point de bascule : salaires, conditions de travail, programmes, « choc des savoirs », école inclusive, lycée professionnel… Pour la FSU, il n’y a plus de temps à perdre. L’École a besoin d’un changement de cap urgent. Ces dernières années, la détérioration progressive des conditions de travail, l'enchaînement de réformes inadaptées aux besoins réels et non pensées dans leur mise en œuvre, et le manque criant de moyens, notamment pour garantir une véritable inclusion scolaire, ont érodé l'engagement et la motivation des personnels et déstabilisent notre
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Envoi de lettres plafond aux ministères : l’invention de l’austérité courante !

2024-08-22T11:26:51+02:0022 août 2024|Catégories : Communiqués|

Le Premier ministre démissionnaire vient d’envoyer aux ministères des lettres plafond destinées à préparer un projet de budget pour 2025 et reconduisant pour l’essentiel les crédits alloués pour cette année. Celles et ceux-là mêmes dont la politique a plongé le pays dans une crise sociale, politique et démocratique majeure inédite continueraient sans vergogne de faire comme si de rien n’était ? Un des messages forts sorti des urnes en juin et juillet derniers est l’urgence d’une revalorisation des salaires, du renforcement des services publics, de l'abrogation de la dernière loi sur les retraites, d'une reconnaissance enfin à la hauteur de l’engagement de toutes celles et ceux qui œuvrent à garantir, dans des conditions dégradées, l’accès aux services publics que sont l’éducation, la santé, la sécurité, la protection de l’environnement, la gestion de l’eau, l’accueil de la petite enfance et plus généralement la satisfaction des besoins et droits sociaux de l’ensemble de la population. Le gouvernement démissionnaire, en toute incompétence, s'obstine dans son déni de réalité. Ce faisant, c'est le principe de l'austérité courante qu'il invente. Il y a pourtant urgence que soit mis enfin en chantier la nécessaire réforme fiscale dégageant des ressources nouvelles par une juste contribution des plus riches pour répondre à l’enjeu de justice sociale et climatique, de financement des services publics, de revalorisation des métiers, des carrières et rémunérations des personnels de la Fonction publique pour répondre à la crise de recrutement générée par des années de politique dogmatique d’austérité. Pour la FSU, une des priorités est de dégager 50 milliards d’euros de recettes fiscales pour revaloriser la valeur du point d’indice de 10 % dès 2025 (environ 20 milliards) et renforcer par une
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Royaume-Uni : face à l’instrumentalisation et la haine, combattre le racisme et l’extrême droite

2025-10-24T23:43:01+02:007 août 2024|Catégories : Droits et libertés|Mots-clés : |

Lundi 29 juillet, trois petites filles ont été tuées et dix autres personnes grièvement blessées lors d’une attaque au couteau survenue à Southport, une ville du nord-ouest de l’Angleterre. La FSU déplore cette tragédie . Des événements dramatiques sont nés de l’instrumentalisation de ces meurtres et agressions sanglantes quelques jours après leur révélation au public. En effet, de nombreuses rumeurs et campagnes de désinformation issues des milieux d’extrême droite britanniques ont envahi les réseaux sociaux d’une façon virale concernant l’auteur de cette attaque révoltante. Des spécialistes de l’agitation ont allégué que ce dernier était musulman et, dans une logique d’amalgame raciste, appelé à s’en prendre aux lieux de culte et aux magasins détenus par des membres de cette communauté religieuse. Des rassemblements se sont déroulés dans plusieurs villes du pays. Ils ont donné lieu à un déferlement de haine et de violence racistes au cours de manifestations sauvages émaillées d’attaques ciblées : des hôtels logeant des migrant·es ont été l’objet d’assauts et de départs de feu, des mosquées ont été prises pour cible avec des projectiles et taguées, des magasins ont été détruits, incendiés et/ou pillés et des personnes identifiées comme noires, musulmanes ou immigrées ont été agressées et tabassées dans des scènes qui ressemblaient à des lynchages. La FSU tient à exprimer son soutien aux victimes de ces violences intolérables, ainsi que sa solidarité envers les contre-manifestant·es qui, dans plusieurs villes, ont eu le courage d’exprimer leur refus de voir l’extrême droite occuper la rue, détruire des bâtiments et
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