Nous, syndicalistes, nous marcherons pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes au travail
Une centaine de syndicalistes se mobilisent afin que les victimes de violences sexuelles et sexistes soient protégées dans leur emploi et leur carrière. Au travail, dans le secteur privé ou dans la fonction publique, les femmes ne sont pas épargnées par le sexisme et les violences sexuelles. 80 % d’entre elles déclarent y avoir déjà subi des propos sexistes (enquête du CSEP, 2015), 32 % du harcèlement sexuel ou une agression sexuelle (IFOP, 2018). Plusieurs milliers de femmes sont violées chaque année sur leur lieu de travail (CVS, 2017). Qu’elles soient le fait d’employeurs, de supérieurs hiérarchiques, de collègues ou d’usagers, ces violences ont des conséquences sur l’état de santé des victimes, elles impactent leur entourage, elles ont des répercussions sur leurs conditions de travail et le déroulement de leur carrière. Cette réalité, inadmissible, n’est pas une fatalité : des solutions existent qui nécessitent une réelle volonté politique et des moyens au-delà des déclarations d’intention. Les violences contre les femmes au travail font encore grandement partie de nos angles morts. Ce qui se passe dans les entreprises ou les administrations ne relève pas seulement d’un rapport individuel entre des collègues ou entre l’encadrement et les salarié(e)s. Devoir de protection des victimes L’employeur du secteur privé ou de la fonction publique a une obligation inscrite dans la loi de prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Les victimes qui dénoncent les violences subies doivent être protégées dans leur carrière
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