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Loi travail : Les organisations obtiennent le respect du droit de manifester

2016-06-23T11:06:35+02:0023 juin 2016|Catégories : Communiqués|

Le Gouvernement avait franchi un nouveau cap dans sa volonté de bâillonner le mouvement social, en interdisant la manifestation parisienne du 23 juin. Cette décision représentait une remise en cause grave d'une liberté fondamentale garantie par la constitution : le droit à manifester. Les organisations ont toujours affirmé leur volonté de manifester pacifiquement. Après des discussions serrées avec le Ministre de l'Intérieur, les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris le 23 juin, sur un parcours proposé par le Ministre de l'Intérieur, ainsi que l'autorisation de manifester le 28 juin, selon des modalités à discuter avec la Préfecture. Les organisations syndicales et de jeunesse ne se laisseront pas détourner du cœur du problème qu'est le projet de loi travail. Un projet de loi largement rejeté par une majorité de français, sondage après sondage, mobilisation après mobilisation. Un projet de loi visant le dumping social, rejeté par la majorité des organisations représentatives du pays et imposé aux forceps aux parlementaires par le 49/3 et la menace de l'utiliser de nouveau. Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, les jeunes, les privé-es d'emploi et les retraité-es à participer à la votation. Les organisations syndicales et de jeunesse affirment, depuis le début, leur disponibilité pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits. Le Président Hollande n'a toujours pas répondu à notre lettre commune adressée le 20 mai dernier. Le Président Hollande n'a d'autre issue, pour sortir de cette impasse, que
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Appel collectif pour l’avenir des lycées professionnels

2016-06-20T12:04:01+02:0020 juin 2016|Catégories : Appels & Pétitions|

L'enseignement professionnel public subit des attaques sans précédent de la part des organisations patronales, du gouvernement, des Régions, comme de certains parlementaires. Accusée à tort d'être éloignée de l'entreprise et des compétences nécessaires à l'emploi, la voie professionnelle sous statut scolaire ne colle pas à l'image que ses détracteurs cherchent à imposer. Alors que les mesures financières et les propositions de lois prônent aujourd'hui le développement de l'apprentissage pour prétendre lutter contre le chômage des jeunes, il est indispensable de rappeler que l'enseignement professionnel public doit conserver sa première place dans la formation professionnelle des jeunes et doit rester au sein des ministères de l'Education nationale et de l'Agriculture, garants du service public d'éducation pour tou-tes. L'enseignement professionnel public scolarise 700 000 jeunes soit un tiers des lycéen-nes. Majoritairement issu-es des classes populaires, ces futurs employé-es, ouvrier-ères, artisan-es, responsables d'entreprises, participeront au développement économique du pays dans les années à venir et sont toutes et tous formé-es en alternance. Il existe, par exemple, 22 semaines de stage, appelées période de formation en milieu professionnel (PFMP) pour le baccalauréat professionnel. Sans la création de ce diplôme, qui a fêté ses 30 ans cette année, l'objectif de 80 % d'une classe d'âge au niveau bac n'aurait pas été atteint. Quant au CAP, aujourd'hui centenaire et toujours reconnu par les conventions collectives comme premier niveau de qualification, il est préparé pour près de la moitié par des jeunes sous statut scolaire (parmi lesquels 98 % des élèves les plus fragiles, issu-es de SEGPA,
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Indispensable dialogue

2016-06-20T11:47:02+02:0020 juin 2016|Catégories : Tribunes|

« Tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement (…) fait l'objet d'une concertation préalable avec les organisations syndicales (…) ». L'exécutif aurait-il oublié l'article 1 du Code du travail qu'il s'apprête à réformer contre vents et marées ? Il ne peut y avoir d'évolution, de réforme, contre les salariés, les personnels et a fortiori contre la majorité des organisations syndicales et des citoyens.  C'est ce qu'expriment depuis maintenant trois mois des centaines et des centaines de milliers de salariés du privé comme du public, de jeunes, de retraités, de précaires ou de privés d'emplois. Déterminés, et revendicatifs mais pacifiques quoi qu'en disent certains.  C'est ce que veut l'intersyndicale interprofessionnelle et les organisations de jeunesse dont la FSU est partie prenante.    Diviser les salariés, jouer le jeu trouble des amalgames et des approximations, des accusations, exacerber les clivages alors même que notre pays a besoin, dans un contexte tendu et difficile, de faire vivre ses valeurs, de cohésion et de rassemblement est tout simplement irresponsable.   Il est encore temps de renouer les fils de la discussion. Dans le privé comme dans la Fonction Publique, dans l'Education comme dans les autres ministères, dans les collectivités locales… il n'est pas trop tard pour créer des espaces où toutes les forces sociales peuvent faire entendre leurs propositions, pour faire la démonstration que le dialogue social n'est pas qu'un slogan creux mais une condition indispensable pour offrir enfin de réelles perspectives à toutes et tous. Avant de partir en congés bien mérités, c'est ce sur quoi
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Loi Travail : donnons de la voix !

2016-06-06T16:08:18+02:006 juin 2016|Catégories : Tribunes|

Cela fait trois mois maintenant que les salarié-e-s, les chômeurs, les jeunes et les retraité-e-s sont mobilisé-e-s contre le projet de loi Travail : grèves, manifestations, blocages, meetings… avec le soutien massif de l'opinion publique. Pour toute réponse, le gouvernement a choisi de passer en force à l'Assemblée avec le 49.3. Mais où est donc passée la priorité que devait donner le gouvernement au dialogue social ? Dialogue qui devait être « utile » selon les mots mêmes du Président de la République… Pourtant, l'intersyndicale demande à être reçue sans succès. Considérant que ce n'est ni l'inversion de la hiérarchie des normes, ni la flexibilité, ni le dumping social qui peuvent être la réponse aux questions actuelles du travail, pas plus que le statu quo, elle a développé nombre de propositions : organisation du travail, formation, conditions de travail, temps de travail, droits nouveaux, créations d'emplois stables et de qualité… Le gouvernement n'a pas d'autre choix que d'entendre ce mouvement d'ampleur. Le travail est un sujet structurant pour la société. Alors, face au chômage et à la précarité, aux évolutions du monde du travail, l'enjeu est de redonner confiance en l'avenir à des millions de salarié-e-s et de chômeurs mais aussi aux jeunes. Pour nous faire entendre : votons (vous pouvez le faire sur ce site) et participons à la manifestation nationale du 14 juin.

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