Texte action
Cet été le gouvernement a beaucoup communiqué sur une reprise de la croissance. Celle-ci a été contestée par nombre d'économistes puisque non assise sur une reprise de l'investissement des entreprises. D'ailleurs l'inversion de la courbe du chômage annoncée pour cette fin d'année reste hypothétique. Les inégalités restent le triste marqueur de la crise et du manque de volonté politique de changer socialement la donne. En effet, le gouvernement reste dans les pas des logiques comptables et budgétaires précédentes pour tenter de sortir de la crise alors qu'elles ont montré leur incapacité à le faire. Faisant cela, il ne porte pas d'alternatives permettant une meilleure répartition des richesses, n'ouvre pas de perspectives sociales plus justes et ne permet pas de construire des avancées sociales pour tous. Le projet de budget 2014 est en cela révélateur. Le gouvernement poursuit sa politique de réduction des déficits publics en privilégiant la réduction des dépenses de l'Etat. Il prévoit une diminution de 15 milliards des dépenses publiques. Les ménages vont supporter l'essentiel de cet effort. Et la peine sera double puisque ces réductions vont encore réduire l'action des services publics donc les services rendus aux usagers. Le gouvernement continue de privilégier, au nom de leur compétitivité, les entreprises aux dépens des salariés sans contrôle des investissements. Ceci est injuste et inefficace. Par exemple, le CICE ne fait pas preuve d'efficacité et reste un effet d'aubaine évident pour nombre d'entreprises. Si le développement d'une politique industrielle est déterminant dans la reprise économique, le gouvernement ne peut
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