Convoqué hier matin par le ministre de l’Action et des Comptes publics, à la suite du courrier qui lui avait été adressé par l’ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique, le rendez-vous salarial n’a débouché sur aucune mesure générale de revalorisation des rémunérations. La déclaration intersyndicale unitaire rappelait les revendications des OS, en particulier la nécessité de mesures d’urgence incluant le dégel de la valeur du point d’indice et l’ouverture de véritables négociations salariales.
Face à l’absence de mesures immédiates et de toute mesure générale pour répondre à la paupérisation de l’ensemble des agent·es, la totalité des organisations syndicales a quitté la réunion.
Les quelques mesures annoncées se limitent à des dispositifs très ciblés qui ne concerneraient qu’un nombre infime d’agent·es en 2027, à la condition que le projet de loi de finances soit voté. Elles renvoient par ailleurs les éventuelles améliorations à un chantier de long terme sur les grilles de rémunération des catégories B et C, dont l’issue et l’application seraient plus qu’incertaines dans le contexte politique de fin de mandat.
Pour la FSU, ce rendez-vous salarial confirme que le gouvernement refuse d’apporter la moindre réponse à l’urgence salariale, préférant poursuivre sa politique de l’offre au service des plus riches et des grandes entreprises. À l’opposé, c’est un changement radical de politique salariale à l’égard de l’ensemble des agent·es de la Fonction publique, qui tiennent les services publics à bout de bras, qui doit être engagé. C’est pourquoi la FSU confirme son appel à la mobilisation par la grève et les manifestations le 29 septembre.
La déclaration liminaire ici : https://fsu.fr/rendez-vous-salarial-du-8-juillet-declaration-liminaire-de-la-fsu/
