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CTMESR : déclaration des syndicats FSU au CT du 20 AVRIL 2018

2019-06-17T16:15:50+02:0026 juin 2018|Catégories : Campagnes|

Un contexte de violence sociale, de tensions internes fortes et de répressions inacceptables. La situation sociale se dégrade en France. Le gouvernement persiste à vouloir imposer des réformes qui creusent un peu plus le fossé qui sépare les plus riches des moins favorisé.e.s. Ceci est confirmé par un récent rapport de l’OFCE, confirmant que les mesures prises par le gouvernement bénéficieront surtout aux plus aisé.e.s des français.e.s. La FSU dénonce une politique libérale lourde de conséquences pour les salarié.e.s du privé comme pour celles et ceux du public ainsi que pour les retraité.e.s. Dans les entreprises publiques, dans la santé, dans les transports, dans les universités et dans la Fonction publique, mais aussi dans le privé, les personnels et usagers se mobilisent pour demander la mise en oeuvre d’autres choix stratégiques et opérationnels. Dans l’enseignement supérieur, le gouvernement, dans l’impasse politique face aux résistances de la communauté universitaire, a recours à des actes autoritaristes que la FSU dénonce avec la plus grande force. La dissolution des conseils centraux par la Ministre Vidal à Toulouse en est un exemple frappant. Parallèlement à cette violence sociale, l’Université française a vécu une violence physique à un niveau rarement rencontré, avec d’une part l’intervention disproportionnée des forces de l’ordre dans l’enceinte même d’universités, sollicitées par des présidents d’université, et d’autre part les agressions perpétrées par des milices d’extrême-droite. Cette violence à l’égard des étudiant.e.s et personnels en lutte doit cesser. La FSU condamne toute violence qui conduirait à dégrader nos outils de travail et
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Chercheurs : l’emploi dans les EPST est-il sinistré ?

2019-06-17T16:15:51+02:0026 juin 2018|Catégories : Campagnes|

Le Ministère vient de publier une Note d’Information intitulée Evolution et structure des recrutements en EPST [1] entre 2008 et 2016. Pour la première fois est ainsi chiffrée la baisse des recrutements de personnels statutaires dans l’ensemble des EPST, condamnant ceux-ci à court terme à un vieillissement de leurs personnels permanents et à une précarisation croissante. Entre 2008 et 2016, les entrées dans les EPST via les concours externes ont baissé de 32 %, et seuls les 4/5 èmes des départs définitifs y ont été remplacés. La situation dans les EPST est donc nettement plus dégradée que dans l’enseignement supérieur, dont le taux de remplacement des départs serait de 107 % (il est vrai que l’effectif étudiant à l’université augmente dans le même temps de 13 %). Les effectifs recrutés dans les EPST deviennent dérisoires. Par exemple, en 2015, on compte à peine 516 lauréats ITA, contre 963 en 2008 (- 46 %). Cette chute des recrutements dissuade les postulants, dont le nombre est en chute libre (- 39 %). D’ailleurs, les lauréats aux concours externes d’ITA sont principalement des non-titulaires, déjà employés dans la fonction publique (63 % des lauréats sont dans ce cas en 2015). Seuls 417 nouveaux chercheurs entrent comme chargés de recherche dans les EPST en 2015 (- 26 % par rapport à 2008), malgré une hausse significative des candidats. Le taux de réussite au concours de CR passe ainsi de 6,7 % à 4,5 %. Le CNRS est de loin le plus « gros »
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BIATSS : 40% des personnels BIATSS sont des agents contractuels !

2019-06-17T16:15:51+02:0026 juin 2018|Catégories : Campagnes|

Un des axes phares du programme de « refondation du contrat social avec les agents publics » (plus connu sous le nom de programme action publique 2022) du gouvernement est un « élargissement du recours au contrat ». Or, le recours au contrat (CDD, CDI, ...) est déjà massif dans l’enseignement supérieur et la recherche, concernant près de 4 personnels BIATSS sur 10 (39,1 % en 2015 d’après le bilan social du MESR [1]). Avec des conséquences importantes en termes d’égalité de traitement des personnels et de qualité du service public. 38 354 agents non titulaires (ANT) sont recensés en 2015 dans les établissements du supérieur. Ce chiffre est considérable, bien qu’en légère diminution depuis l’année 2013 où il a dépassé le seuil des 40 000 personnes. Un peu plus d’un ANT sur deux est recruté sur des missions permanentes, sur des contrats de CDD (35 % des ANT) et de CDI (17 %). Le sous-effectif en personnels BIATSS titulaires, de toutes les catégories et de toutes les filières est donc patent. Les conditions d’emploi sont très diverses, selon la nature des contrats (il existe près d’une dizaine de types de contrats selon le fondement juridique sur lequel ils sont rédigés), selon leur durée, ou encore selon les établissements (niveau salarial de recrutement, évolution salariale possible, existence de primes, montant des primes etc.). Exprimé en ETPT (équivalent temps plein travaillé), le nombre d’ANT chute à 24 122, ce qui indique un recours fréquent au temps partiel, dans toutes les catégories,
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L’emploi dans l’enseignement supérieur et la recherche

2019-06-17T16:15:51+02:0026 juin 2018|Catégories : Campagnes|

L’ESR a besoin de 60 000 créations d’emplois titulaires au cours des 10 prochaines années. En 2018 sur les 200 000 agents recensés par le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation affectés au programme « enseignement supérieur » (programme 150), 65 % sont titulaires de leur poste et 35 % sont contractuels. A cet effectif il faut ajouter environ 130 000 vacataires que le ministère a du mal à comptabiliser car, depuis l’autonomie des établissements, ceux-ci ne font pas remonter systématiquement cette information. Ce taux de contractuels (agents non titulaires – ANT) est le plus élevé de toute la fonction publique d’État. Il est de 30 % chez les quelques 100 000 personnels enseignants-chercheurs et enseignants et atteint même 40 % parmi les 100 000 BIATSS. Dans la Fonction publique, le statut de fonctionnaire a été mis en place pour permettre aux agents de servir l’intérêt général en demeurant indépendant des pressions de leur hiérarchie, des pressions politiques ou des intérêts particuliers. Il assure également un niveau de qualification et un recrutement sur concours permettant une égalité de délivrance du service public sur l’ensemble du territoire. Il étend la liberté d’expression des enseignants-chercheurs afin de permettre l’exercice de leur liberté académique et scientifique nécessaire à une recherche originale et à un enseignement de qualité. Pourtant, depuis 2009, le nombre de contractuels ne cesse de croître. La FSU défend un plan massif de titularisation. Le dispositif Sauvadet ne l’a permis que très incomplètement pour les personnels BIATSS
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PAS TOUCHE AUX CAP ET AUX CHSCT !

2019-06-17T16:15:06+02:0025 juin 2018|Catégories : Campagnes|

Le 25 mai dernier, le gouvernement sonnait une charge contre les commissions administratives paritaires et le paritarisme. Il a présenté en effet aux organisations syndicales représentatives ni plus ni moins qu’un projet de « suppression du paritarisme » afin de faciliter une « déconcentration managériale » de la Fonction Publique. Il n’a pas caché son intention de supprimer les compétences des représentants des personnels dans les commissions administratives paritaires en prévoyant notamment de ne plus les consulter sur les projets de mouvement des personnels, l’établissement des listes d’aptitude et des tableaux d’avancement, certaines sanctions disciplinaires … Ce serait une négation du rôle des élu-e-s et de l’importance de leur travail. Cela aboutirait à ne plus pouvoir faire corriger d’éventuelles erreurs de l’administration, à ne plus pouvoir apporter des améliorations aux projets de l’administration, à priver les personnels du droit à être défendu, à empêcher les élu-e-s d’obtenir des avancées pour l’amélioration de la gestion des carrières et des conditions de travail des personnels. En conséquence, cela donnerait davantage de marge de manœuvre aux chefs de service et d’établissement, avec tous les risques de biais de partialité ou d’arbitraire que ceci implique. Cette volonté gouvernementale de contourner les élu-e-s des personnels est une attaque de plus contre leur statut qui prévoit aujourd’hui que les fonctionnaires participent, par l'intermédiaire de leurs représentants, à leur gestion collective et à l'organisation des services publics. Non content de s’en prendre aux CAP, le gouvernement envisage aussi une possible disparition des comités hygiène, sécurité, conditions de
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Moonwalk gouvernemental…

2018-05-24T11:31:15+02:0024 mai 2018|Catégories : Tribunes|

Le gouvernement semble danser le moonwalk qui donne l'impression que l'on avance alors que l'on recule ! En effet, sous couvert de discours modernistes, ce sont bien des reculs sociaux majeurs qu'ils préparent faisant toujours la part belle aux plus fortunés. Doutes, inquiétudes, mécontentements grandissent et les mobilisations sont nombreuses comme à la SNCF, Air France, dans la Fonction publique.... mais aussi chez les jeunes qui souhaitent une réelle démocratisation de l'université ou encore chez les retraités qui exigent de meilleures conditions de vie. Tous ces mouvements ont un point commun: la nécessité de préserver et conforter notre modèle social fondé sur des valeurs et principes notamments ceux d'égalité et de solidarité. C'est le sens qu'à voulu donner la FSU à la journée du 26 mai. La FSU considère que pour permettre à la Fonction publique de répondre aux besoins des usager-es et de la société, il faut lui permettre de poursuivre ses évolutions sur d'autres bases que celles mises aujourd'hui dans le paysage par le gouvernement et s'appuyer davantage sur la professionnalité et l'engagement des agent-es. Après la journée d'action du 22 mai, elle reste engagée pour faire entendre ces exigences et pour gagner une réelle amélioration du pouvoir d'achat pour toutes et tous lors du rendez-vous salarial de juin. Le gouvernement doit entendre ces nécessités. S'il lui venait à l'esprit de continuer sa danse, la FSU n'entend pas l'accepter.

22 mai : grève unitaire dans l’Education !

2019-06-17T16:15:06+02:0016 mai 2018|Catégories : Campagnes|

Sous couvert de discours modernistes, ce sont bien des reculs sociaux majeurs que prépare le gouvernement : réduction des capacités d'action de la Fonction publique, atteinte au statut des fonctionnaires, remise en cause des instances de dialogue social, dégradation des conditions de rémunération et de travail des personnels ... Parce que rien n'est joué, il est indispensable de nous faire entendre le 22 mai prochain. C'est la meilleure façon de faire entendre nos revendications notamment pour obtenir une meilleure reconnaissance de notre travail et de nos qualifications lors du rendez-vous salarial qui se tiendra à la mi-juin. Nous porterons aussi la nécessité de renforcer le service public d'éducation pour qu'il assure la réussite de tous les élèves. Alors, dans une unité syndicale exemplaire, le 22 mai on se manifeste !

La FSU appelle à manifester le 26 mai

2018-05-16T13:42:00+02:0016 mai 2018|Catégories : Communiqués|

Emmanuel Macron et son gouvernement mènent une politique économique et sociale qui, y compris aux dires des observateurs comme l'OFCE, favorise les plus riches au détriment des plus fragiles et des classes moyennes. à l'injustice sociale s'ajoutent une injustice fiscale qui profite aux plus fortunés, une politique de contrôle envers les plus fragiles comme les chômeurs, les précaires, mais aussi une politique hostile aux migrants. Ils déploient dans la même logique une politique qui remet en cause le modèle social en réduisant les capacités d'action des services publics et de la Fonction publique. Pourtant ceux-ci jouent un rôle essentiel pour la cohésion sociale du pays, la redistribution des richesses, l'accès des citoyen.ne.s aux droits sociaux et dans la lutte contre les inégalités. Incompréhension, inquiétudes, colère...dans le secteur privé comme dans le public, les mécontentements se multiplient et se manifestent notamment à la SNCF, Air France, dans la Fonction publique.... mais aussi chez les jeunes qui refusent la sélection et souhaitent une réelle démocratisation de l'université ou encore chez les retraités qui exigent, ce qui devrait être une évidence, un pouvoir d'achat décent et de meilleures conditions de vie, mais aussi dans les populations les plus en difficulté sur le plan social et éducatif. Toutes les colères qui s'expriment dans les secteurs mobilisés ont un point commun : le rejet de la volonté du gouvernement de porter un coup fatal à notre modèle social. Car les réformes en cours risquent d'affaiblir notre modèle social et toutes les garanties collectives. C'est à
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