Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU
Les neuf fédérations de fonctionnaires se retrouveront le 10 octobre. Est-ce un signal fort ? Nous sommes évidemment satisfaits d'avoir ainsi amené les neuf fédérations à se retrouver sur cette journée de grève et mobilisations. C'est aussi le signe que les attaques sont fortes contre la Fonction publique. Les mesures négatives pour ses agents n'ont cessé de s'accumuler depuis l'arrivée du gouvernement : nouveau gel de la valeur du point d'indice alors que les fonctionnaires ont déjà subi près de 9 % de perte du pouvoir d'achat en sept ans, rétablissement du jour de carence, mesure injuste et inefficace, compensation partielle de la hausse de la CSG remettant en cause le financement de la sécurité sociale et de l'assurance chômage, une possible dé-corrélation de la valeur du point d'indice entre les trois versants de la Fonction publique et enfin remise en cause du calendrier PPCR qui trahirait l'engagement pris par l'État. Tout cela impactera fortement le pouvoir d'achat de plus de 5,4 millions d'agents. L'annonce de 120 000 emplois supprimés dont 70 000 à la fonction publique territoriale s'ajoute à ces mesures. Nous avions réussi à imposer au précédent gouvernement de rompre avec le gel du point et le versement d'une première revalorisation de 1,2 %, le gouvernement fait machine arrière. C'est pourquoi la FSU a proposé dès le mois d'août ce rendez-vous unitaire le 10 octobre aux autres fédérations. 10 octobre : une unité inédite ? Pendant dix ans les fédérations ont été divisées dans l'action. Aujourd'hui, la situation
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