Retraites : les femmes paient le prix fort
CGT - Solidaires - FSU Pauvreté, précarité ça suffit ! Après la réforme de 1993 et celle 2003, le premier ministre vient d'affirmer que la durée de cotisation pour un taux plein serait portée de 40 à 41 ans entre 2009 et 2012. Ainsi il veut confirmer les orientations de 2003 sans qu'aucun bilan n'en soit tiré. Les femmes paient le prix le plus lourd pour les réformes de 1993 et 2003. Les réformes des retraites accroissent les inégalités de pensions entre hommes et femmes : Les pensions de droit direct des femmes (référence aux salaires) sont la moitié de celles des hommes. Avec la réversion, la différence est encore de près de 40 %. Les petites retraites, ce sont celles des femmes : la moitié des femmes partant en retraite dans le régime général sont au minimum contributif. Elles constituent 75 % des bénéficiaires de ce minimum. Logique : ces inégalités sont le produit des inégalités constatées sur le marché du travail en termes d'emploi et de salaires. Celles-ci sont loin de se réduire avec la montée du temps partiel et des petits boulots chez les femmes. De plus, les réformes des retraites qui privilégient la durée de cotisation pénalisent d'abord les carrières courtes, discontinues (chômage, retrait d'activité) et à temps partiel. Dans le secteur privé, le passage des 10 aux 25 meilleures années pour le calcul du salaire de référence touche les femmes qui globalement ont davantage de « mauvaises années ». Les femmes sont donc victimes d'une
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