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Retraites : les femmes paient le prix fort

2008-04-10T13:27:08+02:0010 avril 2008|Catégories : Tribunes|

CGT - Solidaires - FSU Pauvreté, précarité ça suffit ! Après la réforme de 1993 et celle 2003, le premier ministre vient d'affirmer que la durée de cotisation pour un taux plein serait portée de 40 à 41 ans entre 2009 et 2012. Ainsi il veut confirmer les orientations de 2003 sans qu'aucun bilan n'en soit tiré. Les femmes paient le prix le plus lourd pour les réformes de 1993 et 2003. Les réformes des retraites accroissent les inégalités de pensions entre hommes et femmes : Les pensions de droit direct des femmes (référence aux salaires) sont la moitié de celles des hommes. Avec la réversion, la différence est encore de près de 40 %. Les petites retraites, ce sont celles des femmes : la moitié des femmes partant en retraite dans le régime général sont au minimum contributif. Elles constituent 75 % des bénéficiaires de ce minimum. Logique : ces inégalités sont le produit des inégalités constatées sur le marché du travail en termes d'emploi et de salaires. Celles-ci sont loin de se réduire avec la montée du temps partiel et des petits boulots chez les femmes. De plus, les réformes des retraites qui privilégient la durée de cotisation pénalisent d'abord les carrières courtes, discontinues (chômage, retrait d'activité) et à temps partiel. Dans le secteur privé, le passage des 10 aux 25 meilleures années pour le calcul du salaire de référence touche les femmes qui globalement ont davantage de « mauvaises années ». Les femmes sont donc victimes d'une
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Périscolaire : un temps éducatif encore à construire

2026-04-27T17:27:39+02:0027 avril 2026|Catégories : Non classé|

Dossier : Périscolaire : un temps éducatif encore à construire Longtemps pensé comme un temps éducatif à part entière, héritier de l’éducation populaire, le périscolaire est aujourd’hui trop souvent réduit à une réponse organisationnelle aux contraintes de la journée scolaire. Garderie avant et après la classe, simple solution de garde pour les familles, ce temps est devenu l’un des angles morts les plus révélateurs du renoncement politique en matière d’éducation. Pourtant cet espace constitue un levier décisif pour l’égalité réelle d’accès aux loisirs, au sport et à la culture, pour l’émancipation des enfants et des jeunes, et pour la reconnaissance du travail des personnels qui les font vivre. Inscrit dans l’histoire des mouvements d’éducation populaire, des fédérations comme les Francas aux associations laïques, le périscolaire devait permettre d’apprendre autrement : coopération, créativité, participation. Il affirmait que l’enfant ne se réduit pas à l’élève et que l’éducation déborde l’école. Cette ambition a été fragilisée par les logiques d’austérité, la territorialisation sans garanties nationales et une vision utilitariste des temps de l’enfant. Sous-doté, morcelé, dépendant des arbitrages locaux, le périscolaire est trop souvent cantonné à l’accueil, quand il devrait être un espace structurant d’expériences éducatives. La fragmentation n’est pas neutre. Dans L’École fragmentée, le sociologue Julien Netter montre que la multiplication de situations peu explicitées favorise les élèves capables d’en décrypter les implicites. Sans articulation pensée avec l’école, ces temps peuvent renforcer les écarts au lieu de les réduire. Les chercheur.es Laurent Lescouarch et Elise Vergnon invitent à parler de complémentarité
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Communiqué commun des organisations syndicales Soutien à la candidature de Claire Thoury à la présidence du CESE

2026-03-31T11:50:14+02:0031 mars 2026|Catégories : La vie fédérale|

Communiqué commun des organisations syndicales Soutien à la candidature de Claire Thoury à la présidence du CESE Nous soutenons la candidature de Claire Thoury à la présidence du CESE. Dans un moment où les crises se succèdent et où les fondements de nos démocraties sont mis à l'épreuve, le CESE a plus que jamais un rôle à jouer : éclairer les décisions publiques, amplifier la voix de la société civile et faire entendre le poids de ce que nos organisations construisent chaque jour sur le terrain. C'est cette conception d'une institution enracinée dans le réel, utile aux pouvoirs publics comme aux citoyens, au service de l'intérêt général, que nous défendons collectivement. Depuis plusieurs mois, nous travaillons ensemble à un projet ambitieux pour la prochaine mandature, parce que nous partageons la conviction que le CESE peut être bien davantage qu'une chambre consultative : un espace où la société civile organisée, dans toute sa diversité, contribue réellement à tracer des chemins pour le pays. Nous nous reconnaissons dans la candidature de Claire Thoury parce qu'elle incarne cette démarche. Conseillère du CESE, elle en connaît en profondeur le fonctionnement et a été l'une des artisanes de la réforme de 2021. Elle a conduit des travaux exigeants, convention citoyenne, rapport sur l'état de la France, avis sur la jeunesse et la démocratie, avec méthode, rigueur et une attention constante à ce que les mots produisent des effets concrets. À la tête du Mouvement associatif, elle dirige une organisation au croisement des solidarités, du monde
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Déclaration liminaire de la FSU au CSA MEN du 17 mars 2026

2026-03-17T11:12:44+01:0017 mars 2026|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Ce CSA ministériel est programmé dans l'entre-deux tours des élections municipales, après une campagne électorale marquée par la multiplication des menaces et agressions visant certain·es candidat·es. Ces tensions, qui portent atteinte à la démocratie, interviennent au moment où l’extrême-droite est sortie renforcée d’un emballement médiatique et le camp progressiste mis au ban, dans une inversion des valeurs préoccupante. Mais les impostures de l’extrême-droite et son projet dangereux, contraire aux valeurs émancipatrices et égalitaires que porte l'École publique, qui fracture la société, ne peuvent être dissimulées bien longtemps. La FSU est déterminée à combattre les idées de l'extrême droite dans l’unité la plus large. Une nouvelle fois l'abstention est un des faits marquants de ce scrutin. Cela dit beaucoup de l'ampleur de la crise démocratique. La FSU a déjà alerté à plusieurs reprises ; l'abstention assumée, y compris dans les rangs des personnels que nous représentons, habituellement peu abstentionnistes, est un signal fort de la crise démocratique qui traverse le pays et pourrait nous conduire au pire dans un an. La réponse politique, sur le fond, en confortant notre modèle social plutôt qu'en le détricotant, et sur la forme, faire vivre la démocratie sociale, est urgente. Le contexte international est également préoccupant. Le droit international est bafoué par des Etats qui décident unilatéralement d’interventions militaires et remettent en cause le principe de souveraineté des Etats. La FSU condamne ces agressions et l’escalade militaire engagées par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran et le Liban. Elle réaffirme son attachement au droit international
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Tribune – Ne laissons pas l’extrême droite décider de l’avenir de nos territoires

2026-03-02T16:53:43+01:002 mars 2026|Catégories : Communiqués, Droits et libertés|

La Tribune dimanche, 28 février 2026 Le danger de l'extrême droite n'a jamais été aussi présent. Son projet ne se cache plus : remettre en cause les équilibres démocratiques, fragiliser les droits fondamentaux et imposer une vision autoritaire de la société. Partout où elle gouverne, le même bilan : justice sous contrôle, presse muselée, syndicats et associations entravés, droits sociaux laminés, droits des femmes attaqués, urgence climatique niée. Ce n'est pas de la politique, c'est un système qui détruit méthodiquement ce que des générations ont construit. Les élections municipales à venir constituent un tournant décisif. La mairie, c'est la première porte de la République. C'est là que se joue concrètement l'égalité : le logement accessible ou hors de prix, les transports qui fonctionnent ou pas, l'école qui reste ouverte, la crèche, les lieux culturels de proximité, le bon fonctionnement de la démocratie locale, le service public qui résiste… Confier cette première porte à l'extrême droite, c'est laisser entrer ceux qui veulent refermer la République sur elle-même. C'est accepter que l'égalité, la solidarité et le vivre-ensemble reculent dans nos propres rues. L'extrême droite ne sort pas de nulle part. Elle se nourrit du déclassement, des territoires abandonnés, du travail qui ne paie plus, des services publics qui ferment. Elle grandit aussi lorsque le débat public se laisse enfermer dans ses thèmes, lorsque la stigmatisation, souvent traversée par le racisme, l’emporte sur la recherche de solutions. Mais rien n'est joué. Les mobilisations de ces derniers mois l'ont démontré : ce pays refuse le pire.
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Pour une paix juste et durable, solidarité avec l’Ukraine qui résiste !

2026-02-17T09:18:21+01:0017 février 2026|Catégories : Europe - International|

Il est urgent de stopper la guerre ! Le 24 février 2022, Vladimir Poutine a lancé l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en pariant sur une victoire éclair : marcher sur Kiev, atteindre rapidement les frontières de l’Union européenne et ouvrir la voie à la réalisation d’un projet impérialiste de contrôle de l’Europe de l’Est et de démembrement de l’Europe. Cette stratégie s’est heurtée à la résistance déterminée du peuple ukrainien. La mobilisation de la société civile, la cohésion de l’État et la ténacité des forces ukrainiennes ont enrayé les plans initiaux de Moscou. De retour à la tête du gouvernement fédéral américain, Donald Trump rejoint Poutine dans son entreprise de destruction du droit international construit sur les leçons des deux guerres mondiales. Ces deux premières puissances nucléaires de la planète viennent également de mettre fin au système de régulation et de contrôle mutuel d’armement nucléaire en vigueur depuis 1972. L’Ukraine paie un tribut humain immense à cette guerre. Des centaines de milliers de femmes et d’hommes ont été contraints de prendre les armes, tandis que les familles sont déchirées par la mort, l’exil ou l’occupation. Incapable de victoires militaires décisives, la Russie cherche à soumettre la population en bombardant sans relâche loin de la ligne de front, en s’attaquant délibérément aux infrastructures civiles, en instrumentalisant le froid, l’hiver et les pénuries. Dans les territoires occupés, la répression bat son plein : obligation de prendre un passeport russe sous peine d’expulsion et de refus d’accès aux soins et aux prestations
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Lettre ouverte sur la protection des ONG palestiniennes

2026-02-02T15:05:20+01:002 février 2026|Catégories : Droits et libertés, Europe - International|

Lettre ouverte, signée par la FSU, sur la protection des ONG palestiniennes, gravement attaquées et empêchées de fonctionner par l'Etat israélien. Lettre ouverte au Président Emmanuel Macron : Nous demandons à la France de protéger les organisations de la société civile palestinienne du ciblage systématique mené par le gouvernement israélien Monsieur le Président de la République, Les organisations signataires souhaitent vous alerter de la dangereuse intensification des atteintes graves commises par le gouvernement israélien et ses alliés contre les organisations de la société civile palestinienne. Dans la bande de Gaza occupée et sous blocus, des dizaines de sièges d'organisations palestiniennes humanitaires et de développement ont été entièrement ou partiellement détruits, et plus de 500 travailleur·euses humanitaires ont été tué·es par l’armée israélienne, lors de violations flagrantes répétées du droit international. En Cisjordanie occupée, colonisée et en grande partie annexée de facto, les raids militaires israéliens contre les ONG palestiniennes se multiplient : leurs locaux sont pillés, saccagés, mis sous scellés, et leurs employé·es enfermé·es dans les prisons israéliennes. Les principales ONG de défense des droits humains sont ciblées par des sanctions américaines qui frappent au cœur de leurs opérations de documentation des crimes israéliens et leur travail auprès de la Cour pénale internationale. En attaquant ceux qui s'efforcent de défendre la survie des Palestinien·nes et plaident pour la justice internationale et les droits humains, le gouvernement israélien et ses alliés ciblent au coeur même de la société civile palestinienne. Nos organisations affirment notre entière solidarité avec le mouvement palestinien œuvrant
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Déclaration de la FSU au CSA MEN du 29 janvier 2026

2026-01-29T10:19:22+01:0029 janvier 2026|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Nous nous retrouvons 4 jours après un CSA mémorable. Sans refaire le marathon de lundi, la FSU tient à revenir sur le caractère lunaire de nos échanges : pour résumer, les services du ministère ont fait le choix de constituer une deuxième réserve, préemptant des moyens d’enseignement pourtant dédiés aux écoles et aux établissements, afin de faire face aux incertitudes d’une réforme menée dans la plus grande précipitation, celle des concours et de la formation. Ce choix a été très péniblement expliqué, comme si l’administration avait saupoudré des chiffres au hasard. Une question reste en suspens : que se serait-il passé si nous n’avions pas fait la lumière sur cette mise en réserve indue ? Rien, Des emplois et des moyens d’enseignement auraient été ainsi retirés aux écoles, collèges et lycées, comme si l’éducation nationale pouvait encore plus se priver. La FSU salue l’arbitrage pris par le ministre après nos nombreuses interventions depuis lundi : la réinjection des moyens mis en réserve de manière complètement inattendue était indispensable à plus d’un titre. Elle va permettre de reposer les discussions sur la préparation de la rentrée dans le cadre prévu. Elle va donner un peu d’air à une répartition qui reste corsetée par la suppression de 4032 emplois de professeur·es dans le 1er et le 2d degré, qui va encore mettre un peu plus à mal le service public d’éducation Comme une preuve de plus du caractère périlleux de cette préparation de rentrée, nous n’avons toujours aucune information sur la répartition
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