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Déclaration au CSA MEN du 26 janvier 2026

2026-01-26T11:41:00+01:0026 janvier 2026|Catégories : Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Monsieur le ministre, En dépit de 3 reports de ce CSA consacré à la préparation de la rentrée, nous sommes encore dans les temps pour vous et nous souhaiter une bonne année, qu’elle soit la meilleure possible sur tous les plans, pour l’Ecole, ses élèves et ses personnels. Difficile d’aller plus loin dans les qualificatifs au regard du contexte mais faisons-en sorte que cette année ne soit pas celle des mots, mais celle des actes. Monsieur le ministre, vous êtes le 7ème à ce poste en 5 ans, soit plus de ministres que de dégel de la valeur du point d’indice mais quasiment autant que de rafistolages des réformes Blanquer et du Choc des savoirs. Cette instabilité chronique ne doit pas être un obstacle à prendre des mesures à la hauteur des enjeux, immenses, pour réparer un service public d’Éducation très abîmé par 10 ans de politiques menées contre les personnels. La séquence budgétaire qui s’étire depuis le mois d’octobre et l’utilisation du 49.3 ont durablement éloigné l’opinion publique d’enjeux pourtant cruciaux pour l’avenir de notre modèle social, et participe de la crise démocratique qui s’aggrave dans notre pays. Mais cette dernière se nourrit d’abord de la mise à mal de tous les moyens qui assurent la solidarité, le lien social et la cohésion sociale à commencer par les services publics. Le refus de mettre à contribution les ultra-riches, alors même qu’ils usent et abusent de stratégies de contournement et d’optimisation fiscales, relève d’une forme de séparatisme fiscal insupportable. Rappelons
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AESH sacrifiées : un choix politique contre l’école inclusive

2026-01-13T14:33:03+01:0013 janvier 2026|Catégories : AESH, Communiqués|Mots-clés : |

La FSU dénonce le rejet, ce mercredi 7 janvier au Sénat, de la proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH, et ce, malgré le soutien marqué de l’opinion publique et des parents d’élèves. Ce rejet, soutenu par le gouvernement et la majorité sénatoriale de droite et du centre, constitue un choix politique lourd de conséquences pour l’école publique et l’inclusion scolaire. Alors que 148 000 AESH accompagnent les élèves en situation de handicap, près de 49 000 élèves étaient encore privé.es d’accompagnement en septembre et la plupart de celles et ceux accompagné.es ne le sont pas à la hauteur de leurs besoins. Les AESH subissent une précarité structurelle : salaires d’environ 850 euros, temps incomplets imposés, absence de perspectives, formation insuffisante. Cette précarité financière se double d’une précarité dans le travail puisque les écoles et les établissements peinent encore à intégrer les AESH dans leur fonctionnement.  Cette situation fragilise l’accompagnement des élèves et alimente la fuite du métier. Les arguments avancés par le gouvernement, coût, rigidité, manque de souplesse, ne tiennent pas. Ils traduisent une absence de volonté politique, alors même que d’autres choix budgétaires continuent de favoriser les plus riches. En agissant ainsi, le gouvernement et la majorité sénatoriale envoient un message clair : l’école inclusive n’est pas une priorité. La FSU exige : un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH, une rémunération à temps plein sur la base de 24h d’accompagnement, une formation initiale et
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Déclaration intersyndicale au CSA-MEN du 16 décembre 2025

2025-12-16T13:36:13+01:0016 décembre 2025|Catégories : AESH, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Depuis le printemps, nos organisations syndicales (FSU, Unsa, CFDT Education Formation Recherche Publiques, CGT Éduc’action, SNALC et SUD Éducation) mènent une campagne pour la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH. Cette revendication est portée par toute la profession et elle est largement soutenue par l’ensemble de la communauté éducative comme le montre la pétition qui a recueilli à ce jour plus de 80 000 signataires Il n’y a plus de débat aujourd’hui sur la pérennité des missions assurées par les AESH pour l’inclusion d’élèves en situation de handicap. 11 ans après la création du statut d’AESH, l’essentiel reste à faire pour sortir les 140 000 personnels de la précarité et pour rompre avec un turn-over dont les conséquences sont dramatiques pour les élèves et toute la communauté éducative. Il est plus que temps de mettre fin à l’absence de reconnaissance qui décrédibilise tout le discours sur l’inclusion. La solution est connue : c’est la création d’un corps de fonctionnaires de catégorie B. Le MEN ne peut pas, d’un côté, se targuer de mener une politique ambitieuse d’égalité professionnelle, et de l’autre, maintenir dans une grande précarité des travailleuses essentielles au fonctionnement de l’école inclusive. Il n’y a aucune raison d’attendre pour ouvrir les discussions qui devront déboucher sur la création de ce corps. Nous exigeons que ces discussions soient mises au programme des travaux du CSA MEN.   Paris, le 16 décembre 2025  

Une semaine de mobilisation pour la création d’un corps d’AESH

2025-12-14T17:01:47+01:0010 décembre 2025|Catégories : AESH, Communiqués, Événements|Mots-clés : |

Depuis le printemps dernier, les organisations syndicales FSU, SE-UNSA, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, CGT Éduc’action, SNALC et SUD éducation ont mené une campagne pour que soit enfin mis à l’ordre du jour l’obtention d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH avec une pétition qui a recueilli à ce jour plus de 83 000 signataires, ce qui démontre le soutien total de toute la communauté éducative et au-delà pour les AESH. En effet, ces personnels exercent leur métier avec professionnalisme et sont devenu·es un maillon essentiel permettant l’inclusion d’élèves en situation de handicap. Le métier d’AESH est une profession à part entière et les missions pérennes qu’ils et elles exercent ne fait pas débat sur leur nécessité. La situation à la rentrée 2025 a montré à quel point ce métier souffre d’un manque d’attractivité (multiplication des démissions, licenciements pour inaptitudes, ruptures conventionnelles) et le maintien dans la précarité de ces 140 000 agent·es n’est pas de nature à inverser la tendance. Il est temps de donner un signal fort ! C’est pourquoi l’intersyndicale FSU, SE-UNSA, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, CGT Éduc’action, SNALC et SUD éducation poursuit la campagne pour la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH aussi bien au niveau national qu’au plus près des lieux de travail. Une demande d’audience a été adressée aux ministres employeurs : le ministre de l’Éducation nationale et de l’agriculture, pour porter la pétition, et les parlementaires ont reçu un argumentaire sur la création d’un corps
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Communiqué : Convention citoyenne sur le temps de l’enfant : plus d’inégalités à la clé !

2025-11-27T11:28:37+01:0027 novembre 2025|Catégories : À la une, Communiqués, Education / recherche / formation / emploi|

Les citoyennes et citoyens réuni·es par le CESE, avec le panel de jeunes interrogé·es, ont eu l’audace de contourner la question restrictive et biaisée posée à la convention. En s’accordant sur des problématiques à résoudre avant toute autre chose pour lutter contre les inégalités, ils et elles rejoignent les constats de la FSU sur le sous-investissement dramatique en Éducation, les effectifs des classes qui pénalisent la réussite de tous les élèves, la précarité des AESH qui mine l’école inclusive, le besoin d’une revalorisation des métiers de l’enseignement pour mieux recruter, ou encore le bâti scolaire à repenser. Comme les membres de la convention, la FSU sera vigilante pour que le travail réalisé ne soit pas instrumentalisé par le gouvernement contre l’École publique et ses personnels et ne fasse pas davantage l’objet de récupérations politiciennes. Transformer l’École exige un temps long pour construire du consensus en prenant en compte les attentes des personnels. La FSU regrette cependant que le rapport de la convention n’ait pas approfondi l’analyse des ravages des politiques éducatives depuis 2017. La réforme du lycée et les groupes de niveau au collège ont désorganisé les emplois du temps des élèves en imposant des alignements complexes qui pulvérisent le groupe classe et dégradent le suivi par la vie scolaire. Les nouveaux programmes scolaires de l’école primaire participent de l’alourdissement du poids des « fondamentaux », au détriment des autres enseignements, et imposent des pratiques pédagogiques et une cadence intenable des apprentissages renforçant les inégalités d’apprentissage. L’évaluation effrénée à tous les
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Communiqué intersyndical – Les violences sexistes et sexuelles au travail ne sont pas une fatalité !

2025-11-21T11:12:08+01:0021 novembre 2025|Catégories : Communiqués, Egalité femmes-hommes|

25 novembre 2025 : journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes Les violences sexistes et sexuelles au travail ne sont pas une fatalité Transformer le travail, c’est transformer la société tout entière ! Les violences faites aux femmes au travail sont massives. Ainsi elles touchent les femmes de toutes professions, du secteur privé comme public et de toutes catégories socioprofessionnelles. Aujourd’hui encore : 9% des viols ou tentatives de viols ont lieu au travail, 30% des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail et 70 % de ces victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur. Pour celles qui parlent, c’est souvent la double peine : 40 % estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement De trop nombreux employeurs, qu’ils soient publics ou privés, ne respectent pas leurs obligations relatives à la santé et sécurité des travailleuses et des travailleurs en matière de prévention, de protection des victimes et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail. La France doit s’aligner sur les meilleures législations européennes dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Nos organisations syndicales revendiquent notamment : - Un baromètre annuel pour évaluer le ressenti des travailleuses sur les violences sexistes et sexuelles au travail, dans le secteur privé comme dans les fonctions publiques ; - Des sanctions dissuasives pour toutes les entreprises et établissements
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EVARS : un enjeu d’égalité dès l’école maternelle

2025-12-01T14:58:14+01:0019 novembre 2025|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Egalité femmes-hommes|Mots-clés : |

Article publié dans le numéro 267 de Pour de novembre 2025 Pour accéder à l’ensemble des articles du dossier : https://fsu.fr/dossier-pour-levars-entre-en-classe/  Le programme Évars repose sur trois axes : apprendre à se connaître et grandir sereinement, construire des relations respectueuses, et trouver sa place dans la société comme acteur ou actrice libre et responsable. Inscrite dans les missions de l’École publique, cette éducation vise à donner progressivement aux jeunes les moyens de comprendre le monde, de faire des choix éclairés et d’exercer leur liberté dans le respect de soi et d’autrui. Dans le premier degré, le programme Évar (sans « s ») pose les bases du respect et de l’égalité. Il développe l’empathie, la confiance en soi et la capacité à exprimer ses émotions. Les questions de sexualité ne sont pas directement abordées, mais les enfants apprennent à dire leurs ressentis. « En maternelle, on lit un album et on discute de ce qu’on ressent. Ces moments aident les enfants à dire quand quelque chose ne va pas », explique Élodie, professeure des écoles à Lille. Elle précise qu’elle « fonctionne en cercle de parole et s’appuie sur des livres qui abordent le consentement, l’intimité, les droits des enfants, l’égalité entre les filles et les garçons ». En grandissant, les élèves découvrent les changements du corps (puberté, menstruations, mue). Au collège, les thèmes s’élargissent : anatomie, reproduction, prévention des IST, égalité filles-garçons, consentement, respect, harcèlement, réseaux sociaux. L’objectif est de donner aux adolescentes des repères pour comprendre la
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ÉVARS : Le fruit d’une bataille au long cours

2025-12-01T15:02:16+01:0015 novembre 2025|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Egalité femmes-hommes|Mots-clés : |

La bataille, tant sur le terrain des idées que sur le terrain syndical, a été intense pour imposer la mise en œuvre effective de l’éducation à la sexualité, présente dans la loi depuis 2001. La FSU et ses syndicats nationaux ont porté avec force et constance l’impératif d’un programme ambitieux d’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (Évars) et travaillé durant de nombreux mois pour qu’il aboutisse. Le programme d’Évars mêle les dimensions éducative et citoyenne pour permettre aux élèves de se connaître, de connaître les autres mais aussi de grandir comme citoyenne éclairée dans notre société complexe. Il s’inscrit donc pleinement dans les ambitions émancipatrices de l’École publique. Pour le primaire, le ministère a refusé que l’éducation à la sexualité soit explicite, une concession, inacceptable, aux réactionnaires. Le programme y est donc réduit à l’Évar, charge aux professeur·es des écoles de trouver les bons mots pour répondre aux questions des élèves. Dès le début des travaux du Conseil supérieur de l’Éducation, la FSU a multiplié les interventions et les amendements pour préserver la richesse du programme et ouvrir le débat sur des points cruciaux. Ce programme est en effet un levier essentiel pour favoriser la connaissance et l’estime de soi, les relations saines et égalitaires entre les personnes et faire reculer les violences sexistes et sexuelles, les violences intrafamiliales comme les discriminations de genre. Tout au long des discussions sur le programme, ce dernier a été contesté par des groupuscules réactionnaires et par l’extrême
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