Déclaration de la FSU – Conseil supérieur de l’éducation du 9 juillet 2026
M le Ministre, Le projet de budget pour 2027 va sûrement confirmer malheureusement une orientation désormais bien installée, suppression de postes par milliers et budget de fonctionnement contraint : l'Éducation nationale continue d'être soumise à une logique d'austérité incompatible avec les ambitions affichées pour le service public d'éducation. Il est souvent affirmé que le budget de l'Éducation nationale augmente chaque année. C'est exact en euros courants. Mais cette présentation masque l'essentiel : l'effort de la Nation en faveur de l'éducation diminue depuis vingt ans. Alors que la dépense intérieure d'éducation représentait 7,3 % du PIB en 2000 et 7,8 % au milieu des années 1990, elle ne représente plus que 6,8 % aujourd'hui. Cette baisse d'un point de PIB équivaut à près de 29 milliards d'euros de moyens en moins chaque année. Ainsi, année après année, les personnels voient leurs missions s'élargir tandis que les moyens diminuent. Inclusion scolaire, lutte contre les inégalités, prévention du décrochage, santé mentale, transition écologique, transformation de la voie professionnelle, nouvelles exigences de suivi des élèves… La liste des missions confiées à l'École ne cesse de s'allonger. Mais les créations d'emplois ne suivent pas. Les recrutements restent insuffisants. Les collectifs de travail sont fragilisés. Les moyens de remplacement manquent. Les personnels administratifs, sociaux et de santé sont en nombre insuffisant. Quant aux opérateurs nationaux, ils sont eux aussi appelés à participer à l'effort budgétaire. Cette situation n'est plus soutenable. Depuis plus de vingt ans, les politiques inspirées du New Public Management transforment progressivement le fonctionnement
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