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Conclusion du Colloque Education Pour la réussite de tous les élèves

2016-12-07T16:29:00+01:007 décembre 2016|Catégories : Tribunes|

Ce colloque a tenu ses promesses. Les propos de qualité et constructifs des différent-e-s intervenant-e-s, les échanges avec les participant-e-s, les témoignages instructifs des collègues vont contribuer sans aucun doute à notre réflexion collective et à la construction de propositions. Je remercie une nouvelle fois tous nos intervenants, tous nos collègues venus témoigner, nos invités et le secteur Education de la FSU (Véronique, Valérie, Guislaine, Paul) qui ont permis que se tienne ce colloque. Ce colloque montre combien il y a d'énergie, d'intelligence et d'engagement pour transformer les intentions de réussite de tous les jeunes en réalité. Et si le sondage que nous avons commandé à Harris interactive dresse un constat sévère sur le système éducatif, puisque pour trois français sur quatre il fonctionne mal et produit des inégalités, dans le même temps ce sondage nous invite à l'optimisme puisqu'il nous indique que les attentes sont fortes envers le rôle que l'École doit jouer. Ce qui constitue autant de points d'appui pour poursuivre nos actions. Alors, nous tenons à l'issue de ces travaux à réaffirmer trois grandes idées que nous continuerons de défendre avec force, particulièrement dans les prochains mois : Oui, tous les jeunes sont capables de réussir. Contrairement à ce qu'affirment certains, disant que les jeunes ne sont pas faits pour l'École, nous pouvons nous dire que c'est peut-être l'École qui ne sait pas assez bien faire avec ces jeunes. Le sondage d'Harris interactive confirme cette exigence : trois français sur quatre estiment que le rôle prioritaire de l'École est
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Anaïs Flores, co-auteure du Petit manuel pour une laïcité apaisée

2016-10-13T19:12:38+02:0013 octobre 2016|Catégories : Non classé|

Qu'est ce qui vous a incitée à créer le Cercle des Enseignants laïques et à écrire ce livre avec Jean Baubérot ? Enseignants dans le 93, nous faisions le constat amer que l'incompatibilité supposée de nos élèves avec les « valeurs » de la République était un leurre médiatique qui masquait notre réalité quotidienne : classes surchargées, manque de moyens matériels et humains. Nous avons alors sollicité Jean Baubérot, historien de la laïcité, pour échanger avec lui. Vous utilisez la formule de "laïcité apaisée" dans le titre que vous avez choisi. Comment définiriez-vous la laïcité, sa fonction et ses objectifs en France en 2016 ? La laïcité est un principe juridique qui assure la liberté de conscience, et la liberté de manifester ses croyances. Elle garantit par ailleurs l'égalité de traitement de tous les citoyens depuis 1905, grâce à la séparation des Églises et de l'État et à la neutralité des locaux et des fonctionnaires. Avec la loi de 2004 dite du voile à l'école, la neutralité s'applique alors également aux élèves, entraînant des conflits (taille des bandeaux ou des jupes, etc.). Or, selon nous, c'est dans un cadre apaisé, où la laïcité protège la liberté de conscience, que l'école peut jouer son rôle émancipateur. En quoi votre manuel peut-il être utile aux enseignants sur le terrain ? Le manuel est organisé en deux parties : une première partie « théorique » fait le point sur l'histoire de la laïcité et les fondements philosophiques à l'origine des débats actuels. La
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« Maintien de l’ordre » : pour une enquête parlementaire

2016-06-23T11:17:45+02:0023 juin 2016|Catégories : Appels & Pétitions|

Les organisations CGT, FIDL, FSU, LDH, SAF, Solidaires, UNEF et UNL se sont adressé au Président de l’Assemblée nationale et aux présidents des groupes, pour demander l’ouverture d’une enquête parlementaire, ou d’une mission d’information, sur les choix opérés par le ministère de l’intérieur quant au maintien de l’ordre durant les manifestations en lien avec la loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actif-ve-s » et sur le rôle joué par le ministère public durant cette période
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Appel collectif pour l’avenir des lycées professionnels

2016-06-20T12:04:01+02:0020 juin 2016|Catégories : Appels & Pétitions|

L'enseignement professionnel public subit des attaques sans précédent de la part des organisations patronales, du gouvernement, des Régions, comme de certains parlementaires. Accusée à tort d'être éloignée de l'entreprise et des compétences nécessaires à l'emploi, la voie professionnelle sous statut scolaire ne colle pas à l'image que ses détracteurs cherchent à imposer. Alors que les mesures financières et les propositions de lois prônent aujourd'hui le développement de l'apprentissage pour prétendre lutter contre le chômage des jeunes, il est indispensable de rappeler que l'enseignement professionnel public doit conserver sa première place dans la formation professionnelle des jeunes et doit rester au sein des ministères de l'Education nationale et de l'Agriculture, garants du service public d'éducation pour tou-tes. L'enseignement professionnel public scolarise 700 000 jeunes soit un tiers des lycéen-nes. Majoritairement issu-es des classes populaires, ces futurs employé-es, ouvrier-ères, artisan-es, responsables d'entreprises, participeront au développement économique du pays dans les années à venir et sont toutes et tous formé-es en alternance. Il existe, par exemple, 22 semaines de stage, appelées période de formation en milieu professionnel (PFMP) pour le baccalauréat professionnel. Sans la création de ce diplôme, qui a fêté ses 30 ans cette année, l'objectif de 80 % d'une classe d'âge au niveau bac n'aurait pas été atteint. Quant au CAP, aujourd'hui centenaire et toujours reconnu par les conventions collectives comme premier niveau de qualification, il est préparé pour près de la moitié par des jeunes sous statut scolaire (parmi lesquels 98 % des élèves les plus fragiles, issu-es de SEGPA,
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Patrick Lemaire, Sciences en Marche

2016-06-17T09:28:00+02:0017 juin 2016|Catégories : Non classé|

Après la tentative de coupes drastiques dans les crédits de recherche, et la tribune signée par huit « Nobels » publiée dans le journal « Le Monde » le 23 mai dernier, nous avons demandé à l’un des coordonnateurs de l’association « Sciences en Marche » de nous livrer son point de vue.
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Accord Education nationale/Microsoft

2016-01-25T18:46:30+01:0025 janvier 2016|Catégories : Communiqués|

L'Éducation nationale vient de signer un nouvel accord avec Microsoft. Bien des points de cet accord posent problème. Les personnels concernés par les principaux points de cet accord sont avant tout les chefs d'établissements, décideurs et cadres de l'Éducation nationale : formés aux produits, techniques et organisations « made in Microsoft », c'est un début de privatisation de l'Éducation nationale qui se profile. En ce qui concerne les enseignants, les besoins de formation nécessitent d'interroger les usages pédagogiques et didactiques des outils numériques pour les mettre au service, autant que faire se peut, de la démocratisation de la réussite scolaire. Penser que l'implication de Microsoft-France dans la formation professionnelle serait un atout majeur revient à nier ce besoin fondamental au profit d'un seul besoin de formation technique. Par ailleurs, la réalisation par Microsoft d'un « livre blanc » destiné à faciliter la mise en place de l'enseignement de la programmation prévue par les nouveaux programmes de collège peut poser la question de son objectif, d'autant que les documents d'accompagnement officiels ne seront pas publiés avant plusieurs mois. L'implication de Microsoft dans le soutien financier et technique d'éditeurs d'applications pédagogiques et de ressources va conduire à privilégier un modèle technologique et économique, aux dépens d'alternatives, notamment celles offertes par les acteurs du logiciel libre, lesquels, selon la circulaire du 19 septembre 2012, devaient permettre de déployer des alternatives crédibles et opérationnelles aux grandes solutions éditeurs. Est-il raisonnable, en démocratie, de soumettre une action publique à une dépendance aussi forte à une
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Etat d’urgence : en sortir !

2016-01-21T11:45:00+01:0021 janvier 2016|Catégories : Communiqués|

Le gouvernement a décrété l'état d'urgence le 14 novembre dernier et, dans le cadre d'une procédure accélérée, l'a prolongé de trois mois en modifiant le contenu des pouvoirs de police (extension des possibilités d'assignation à résidence, précisions sur le régime de perquisitions, possibilité de dissolution de groupes ou associations et suppression des dispositions instituant le contrôle de la presse). Des mesures font débat depuis plusieurs semaines comme celles liées aux interdictions de manifester, aux perquisitions et aux assignations à résidence. Elles posent la question de l'équilibre entre les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif. Ces questions sont, en ce qui concerne le monde du travail, traitées dans un comité de suivi mis en place auprès du ministère du travail auquel la FSU participe afin d'exercer toute sa vigilance. Le Président de la République propose un projet de constitutionnalisation de l'état d'urgence, avant même de faire un bilan des mesures déjà prises au regard des objectifs visés dans la lutte contre le terrorisme. La FSU n'est pas favorable à ce projet de constitutionnalisation car il autorise la pérennisation de dispositifs d'exception non encadrés dans leur périmètre et qui s'exonèrent d'un contrôle judiciaire dans leur mise en oeuvre. La FSU refuse par ailleurs les dispositions du projet de loi pénale qui restreindraient encore davantage les libertés individuelles et introduiraient dans la justice ordinaire une partie des mesures exceptionnelles issues de l'Etat d'urgence. La nécessaire lutte contre le terrorisme ne doit pas aboutir à sortir de l'état de droit. La mesure envisagée de déchéance
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Garantir les libertés individuelles et collectives

2015-12-01T15:10:10+01:001 décembre 2015|Catégories : Communiqués|

Suite aux effroyables attentats du 13 novembre dernier, si l'état d'urgence a été décrété par le gouvernement pour mener la lutte contre le terrorisme, les citoyens ont décidé de faire face à ces drames en continuant de travailler, de vivre. La détermination des citoyens, les initiatives citoyennes, comme l'activité syndicale, constituent des points d'appui et participent en effet de la vie démocratique et donc du vivre ensemble. C'est aussi ce qui permet de faire face à toute tentative de division de la société qui peut menacer dans de telles périodes. Mais les mesures d'urgence créent des conditions particulières et difficiles dans l'exercice de la citoyenneté, notamment pour l'action syndicale. Les autorisations ou interdictions d'initiatives et mobilisations sont prises au cas par cas par les préfets ; or les décisions prises sont parfois bien différentes pour des situations identiques, rendant ces mesures incompréhensibles. Certaines sont disproportionnées voire inefficaces et s'éloignent de l'objectif affiché par le gouvernement de lutter efficacement contre le terrorisme La FSU est d'ores et déjà intervenue et continuera à le faire, pour dénoncer des situations injustifiées et pour qu'il y soit remédié au plus vite. Car pour la FSU, l'état d'urgence ne doit pas viser à restreindre les libertés individuelles et collectives. C'est pourquoi, suite à la réunion du 20 novembre dernier à l'initiative du Premier ministre avec les partenaires sociaux, la FSU demande au gouvernement la mise en place d'une veille permanente sur les libertés publiques. Cette cellule qui associerait les organisations syndicales aurait une fonction d'alerte
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