Résultats de recherche pour: Fonction publique

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3,5 % : le niveau du mépris

2022-07-15T15:51:06+02:0028 juin 2022|Catégories : Communiqués, Rémunérations|

Les organisations syndicales de la fonction publique ont obtenu que le ministre de la fonction publique annonce enfin une revalorisation du point d’indice. Pour autant, les 3,5 % annoncés sont très en deçà de l’inflation, pour l'instant  à 5,2% et annoncée très prochainement à 7%. Après un quinquennat entier qui s’est acharné à maintenir le point gelé, cette augmentation ne saurait compenser les pertes ni réparer les conséquences lourdes pour les conditions de vie d'un grand nombre de personnels, en particulier les bas salaires et les plus précaires. La situation inédite d'augmentation rapide du coût de la vie, cumulée à la dégradation résultant de 12 années de quasi-gel du point appelle pourtant une mesure d'une toute autre ampleur, avec une revalorisation d'urgence immédiate de 10% au moins pour préserver les conditions de vie de tou-tes les agent-es publics, et un plan pluriannuel de rattrapage des pertes subies. Pour la FSU, la situation impose une négociation sur l'ensemble des grilles de rémunération et de carrière intégrant de nécessaires mesures pour permettre en particulier d'atteindre l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. C'est un enjeu de société, car il en va de l'attractivité des métiers de la fonction publique, et donc de l’existence de services publics répondant aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire. La FSU considère donc ces 3,5% comme une  étape largement insuffisante et qui en appelle une autre sans délai, tant cette augmentation est en décalage avec la réalité de l'évolution de coût de la vie.
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Pouvoir d’achat des agents publics : il y a urgence !

2022-06-27T14:09:26+02:0023 juin 2022|Catégories : Communiqués, Rémunérations|

À l’issue du scrutin législatif, de nombreuses incertitudes pèsent sur le calendrier des prochaines semaines. Les organisations représentatives de la Fonction publique CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, Unsa, prennent acte du résultat inédit des élections législatives, et des éléments de crise démocratique que celui-ci a révélé. Depuis des mois, le haut niveau d'inflation se conjugue au gel de la valeur du point d'indice et fait chuter le pouvoir d'achat des agents publics. Les organisations syndicales représentatives affirment avec force que les agents publics ne doivent pas faire les frais de cette situation. Aussi, nous appelons à la convocation sans délai d’un rendez-vous salarial ouvrant des négociations pour que les mesures d’urgence relatives au pouvoir d’achat des agents publics soient discutées et mises en œuvre le plus rapidement possible, au plus tard le 1er  juillet. Ces mesures d’urgence devront porter sur : Une revalorisation conséquente et visible de la valeur du point d’indice ; Des mesures d’urgence sur les grilles de rémunérations, notamment pour accélérer l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.   De plus, le gouvernement doit prendre l’engagement de revoir les organisations syndicales aussi souvent que nécessaire dans les mois à venir afin de construire un dispositif de prise en compte de l’inflation, attendu par les agents, de plus en plus nombreux à être concernés par les hausses successives du SMIC : 400 000 il y a deux ans, plus de 800 000 aujourd’hui. Combien demain si rien n’est fait ? Dans un souci de justice sociale,
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Le CNR ?

2022-06-10T12:33:25+02:0010 juin 2022|Catégories : Tribunes|

A quelques jours du premier tour des élections législatives, Emmanuel Macron a promis la mise en place d’un « Conseil National de la Refondation » comme gage d’un changement de méthode pour le futur quinquennat. La référence explicite, via l’acronyme, au Conseil National de la Résistance, a de quoi interroger mais aussi indigner. Dès 1943, le programme du Conseil National de la Résistance, qui sera largement mis en œuvre, comprend notamment « un plan complet de sécurité sociale » et « des retraites étendues à toutes les catégories de salariés ». Or, dans sa nouvelle formule, le président a prévenu : sur les retraites, par exemple, le CNR devra discuter dans le cadre du recul de l’âge de départ posé comme un préalable. On s’inscrit ainsi dans la dynamique exactement inverse à celle voulue à la Libération et qui constitue encore aujourd’hui une grande partie des acquis sociaux, on reprend l’acronyme « CNR » pour faire l’inverse de l’ambition qu’il affiche, on dévoie la référence. Et cette proposition s’inscrit dans un contexte où, depuis 2017, la contestation du rôle des syndicats comme acteurs de la démocratie sociale est assumée. Les « ordonnances Macron » de 2017 qui ont affaibli les instances de représentation du personnel dans le privé, la loi de transformation de 2019 qui en a été le pendant pour la fonction publique, avec en particulier la fin du contrôle des actes de gestion dans des commissions paritaires, ont été décidées au nom de la fluidité, de l’agilité, et
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Rémunérations des agent-es publics : assez tergiversé ! Les revaloriser vraiment, maintenant !

2022-05-31T17:52:24+02:0031 mai 2022|Catégories : Communiqués, Rémunérations|

L’INSEE vient d’annoncer une nouvelle progression de l’inflation, avec 5,2% en rythme annuel au mois de mai. Côté salaires dans la fonction publique, en revanche, toujours rien à l’horizon ! Les gouvernements, lors du précédent quinquennat, portent une très lourde responsabilité dans le déni de reconnaissance de l’engagement professionnel des agent-es publics et dans l’affaiblissement du niveau de leurs rémunérations. Par leur obstination à maintenir la valeur du point d’indice gelée, par leur décision de décaler d’un an les mesures de carrières prévues par le protocole PPCR, ces gouvernements ont orchestré le déclassement salarial des agent-es et la pénurie de recrutements. De même, reste inacceptable leur refus borné de mettre en œuvre des mesures générales qui, pourtant, sont les seules à même de donner un sens social et collectif aux carrières de la Fonction publique et à la reconnaissance du travail de ses agent-es pour l’intérêt général. Les agent-es ne sont pas dupes ! Les mesures partielles prises çà et là, bénéficiant à certains personnels et pas à d’autres, n’ont aucune lisibilité et renforcent le légitime sentiment d’injustice. A cette politique de non-reconnaissance salariale s’ajoute désormais une inflation galopante qui s'installe et progresse dangereusement (aujourd’hui à 5,2 %) faisant, dans la Fonction publique, dévisser les plus faibles rémunérations, celles des pieds de grille notamment. Juste avant l’élection présidentielle, le gouvernement a dû concéder le fait que cette inflation  justifiait désormais le dégel de la valeur du point d’indice… Pour la FSU, ça suffit ! Assez tergiversé ! Assez de fadaises
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La feuille de route très libérale du nouveau gouvernement

2022-05-24T10:34:49+02:0024 mai 2022|Catégories : Communiqués|

Le gouvernement annoncé vendredi 20 mai s’inscrit en parfaite continuité avec le précédent. Le candidat Macron avait promis un gouvernement social et écologique, au final, il n’est ni l’un, ni l’autre. Ainsi, l’écologie n’apparaît qu’en cinquième et seizième position sur dix-sept dans l’ordre protocolaire de présentation des ministres, comme un symbole de la relégation de ces dossiers derrière les ministères régaliens, actant une forme de renoncement coupable et de reniement des promesses électorales. Les dossiers de la transition écologique et de la transition énergétique sont séparés, le lien avec l’industrie, l’agriculture, l’emploi ou les solidarités (autres ministères) n'est pas fait. Alors que la question est cruciale, les ministères du logement et des transports disparaissent. Le tout constitue un signal très négatif, au mieux de non-compréhension des enjeux, au pire de négligence assumée. Les questions environnementales et climatiques demandent une prise en charge globale, et une primauté sur les autres sujets : il y a urgence et l’occasion est une fois de plus manquée. Les positions favorables au modèle agricole dominant du nouveau ministre Marc Fesneau (s’étant prononcé par exemple contre l’interdiction du glyphosate en 2018), et par ailleurs le fait que lors de la passation à peine 3 mots aient été prononcés sur l’enseignement agricole public, nous font d’ores et déjà craindre la poursuite d’une prépondérance des lobbies dans la gouvernance de ce ministère. Education, enseignement supérieur, justice : continuité ! A l’Education nationale, la nomination de Pap Ndiaye est certes un symbole de rupture. Mais le symbole ne fait pas tout : le
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Sécurité et Santé au travail : la France à la traîne !

2022-04-27T13:44:16+02:0027 avril 2022|Catégories : Communiqués, Santé au travail|

Depuis 2003, l’Organisation internationale du travail fait du 28 avril la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Cette année, l’OIT met l’accent sur l’importance du dialogue social tripartite (Etat, employeurs, salarié-es) pour nourrir « une culture positive de la santé et de la sécurité ». La France est très loin du compte : la loi de transformation de la Fonction publique, les effets du néomanagement, la dégradation des conditions de travail en raison de restrictions budgétaires pèsent lourdement sur la santé des agent-es de la Fonction publique. Pour la FSU, il y a urgence à changer de cap ! La santé au travail, un enjeu crucial Mais la santé doit aussi être entendue au sens large, telle qu’elle est définie par l’OMS : « un état de complet bien-être physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Le travail, comme les autres activités humaines, doit permettre le développement des personnes et des collectifs ; le travail ne doit pas provoquer de pathologie ou de mal-être et l’employeur a ainsi l’obligation de protéger les travailleurs et travailleuses et doit mettre en oeuvre les moyens adaptés à cette protection ; mais elle doit aussi permettre aux individus de se développer, dans un cadre collectif. Cette protection concerne l’hygiène, les risques matériels et sanitaires, mais aussi les risques dits psychosociaux qui permettent de prendre en compte l’organisation, les relations sociales au travail et les conditions d’emploi. En outre, pour la FSU, c’est aussi
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