Revalorisation des enseignant.es : amateurisme ou enfumage ?
Le ministère a réuni les organisations syndicales pour leur présenter la manière dont il envisage d’utiliser l’enveloppe de 500 M € dont il a annoncé la budgétisation pour 2021, les discussions sur la loi de programmation budgétaire étant encore renvoyées à plus tard. L’essentiel de la réunion a porté sur la présentation de plusieurs scenarii censés apporter une amélioration de la rémunération des professeurs, CPE et PsyEN par l’attribution d’une prime d’attractivité dont les montants varieraient en fonction du nombre de personnels concernés, montants caractérisés par leur grande faiblesse (voir ces scenarii dans le document publié ci-dessous). Les personnels en fin de carrière (hors classe et classe exceptionnelle) sont exclus, seule une possibilité d’amélioration des conditions d’accès à un nouveau grade étant envisagée. De surcroit, le représentant du ministère a annoncé en fin de réunion que la totalité des 500 millions ne serait pas consacrée à cette prime, une partie étant dévolue à la rétribution des formations obligatoires pendant les congés scolaires, l’autre à abonder les heures supplémentaires destinées à rémunérer le remplacement de courte durée dans le second degré. Malgré nos demandes, le ministère, a été incapable de nous indiquer comment l’enveloppe globale serait répartie entre ces différents leviers. Nos calculs indiquent qu’à peine plus de 200 millions sur les 500 annoncés seraient consacrés à ces scénarii. Notre analyse de ces mesures. 1/ Prime d’attractivité Le principe est d’attribuer une prime sur une partie plus ou moins longue de la carrière, d’un montant dégressif et différent selon le
Lire la suite




