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Salaires des personnels de l’Education nationale : stop au déni ! La revalorisation est urgente

2026-08-24T18:44:40+02:0024 août 2026|Catégories : Communiqués, Fonction publique|Mots-clés : |

En cette veille de rentrée, le ministère de l’EN a communiqué une note statistique prenant notamment comme indicateur principal le salaire net moyen des enseignant-es en 2024. Elle a trouvé un large écho médiatique dans lequel le chiffre de 3090 euros comme salaire moyen a été martelé sans recul. Mettre en avant cet indicateur permet de présenter devant l’opinion publique un tableau globalement favorable de la situation avec un salaire moyen au-dessus de 3000 euros mensuels et en hausse. Il s’agit d’une présentation tronquée dont la diffusion par le ministère ne peut qu’alimenter les discours de prof bashing. A quelques semaines des débats budgétaires, la ficelle ministérielle est grossière et consternante. La mise en avant du salaire moyen permet en particulier de masquer le vieillissement des populations enseignantes par les effets cumulés du recul de l’âge de la retraite du fait des réformes et  de recrutements peu nombreux. On ne peut pas comparer les rémunérations moyennes de professions sans tenir compte de leur avancée dans la carrière, or celle des enseignant-es est très élevée. Ainsi, cette communication ministérielle s’avère très éloignée des réalités vécues. Par exemple, le premier échelon de la grille indiciaire d’un.e professeur·e certifié·e ou d’un·e professeur des écoles représentait en 1980 plus de deux SMIC, il représente 1,04 SMIC à la rentrée 2026. Par ailleurs, l’étude prend un comparatif salarial entre 2023 et 2024 pour conclure à une augmentation de ce salaire moyen. Prendre ces deux années précisément est bien pratique car une augmentation de l’indemnité
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Déclaration de la FSU – Conseil supérieur de l’éducation du 9 juillet 2026

2026-07-09T11:06:09+02:009 juillet 2026|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

M le Ministre, Le projet de budget pour 2027 va sûrement confirmer malheureusement une orientation désormais bien installée, suppression de postes par milliers et budget de fonctionnement contraint : l'Éducation nationale continue d'être soumise à une logique d'austérité incompatible avec les ambitions affichées pour le service public d'éducation. Il est souvent affirmé que le budget de l'Éducation nationale augmente chaque année. C'est exact en euros courants. Mais cette présentation masque l'essentiel : l'effort de la Nation en faveur de l'éducation diminue depuis vingt ans. Alors que la dépense intérieure d'éducation représentait 7,3 % du PIB en 2000 et 7,8 % au milieu des années 1990, elle ne représente plus que 6,8 % aujourd'hui. Cette baisse d'un point de PIB équivaut à près de 29 milliards d'euros de moyens en moins chaque année. Ainsi, année après année, les personnels voient leurs missions s'élargir tandis que les moyens diminuent. Inclusion scolaire, lutte contre les inégalités, prévention du décrochage, santé mentale, transition écologique, transformation de la voie professionnelle, nouvelles exigences de suivi des élèves… La liste des missions confiées à l'École ne cesse de s'allonger. Mais les créations d'emplois ne suivent pas. Les recrutements restent insuffisants. Les collectifs de travail sont fragilisés. Les moyens de remplacement manquent. Les personnels administratifs, sociaux et de santé sont en nombre insuffisant. Quant aux opérateurs nationaux, ils sont eux aussi appelés à participer à l'effort budgétaire. Cette situation n'est plus soutenable. Depuis plus de vingt ans, les politiques inspirées du New Public Management transforment progressivement le fonctionnement
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Canicule dans l’Éducation nationale et conditions de travail : stop, ça suffit !

2026-06-25T16:47:14+02:0025 juin 2026|Catégories : À la une, Education / recherche / formation / emploi|

Les syndicats de la FSU sont mobilisés pour accompagner les personnels localement et continuent d'interpeler le ministère pour obtenir des mesures générales. En cas de besoin, contactez votre syndicat national :  https://fsu.fr/les-syndicats-nationaux/ Communiqué intersyndical Canicule dans l’Éducation nationale et conditions de travail, Stop, ça suffit ! L’Hexagone continue de battre, jour après jour, des records de températures : la journée de mardi a été « la plus chaude jamais enregistrée en France » depuis le début des mesures, en 1947. La canicule se poursuivra jusqu’au week-end sur une grande partie du pays, 40 à 42 °C prévus, selon Météo-France. Jeudi 25 juin, 72 départements sont placés en vigilance rouge par Météo-France (elle se définit comme une « canicule extrême, exceptionnelle par sa durée, son intensité, son extension géographique » avec « fort impact sanitaire pour l’ensemble de la population »). Rien n’est prêt !   L’Éducation nationale se distingue par son impréparation manifeste à ce type de situation pourtant largement prévisible au regard de la trajectoire du réchauffement climatique. Nos organisations n’ont cessé d’alerter, de faire des propositions, d’exiger de l’anticipation. Les différents ministres n’ont jamais vraiment donné suite à nos alertes et propositions. Aujourd’hui, rien n’est prêt, rien n’a été anticipé, et les personnels bricolent, au sens propre, comme au sens figuré, pour tenir le service public d’Éducation, seuls et dans des conditions difficiles. Nous avons la désagréable impression de revivre la période Covid ! L’absence de cadre global de décision est un facteur aggravant. Les autorités nationales, académiques et départementales ne cessent de se défausser
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Déclaration de la FSU au Conseil supérieur de l’éducation – 11 juin 2026

2026-06-12T09:15:12+02:0012 juin 2026|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

M le Ministre, Cette séance du Conseil supérieur de l'éducation se tient dans un contexte particulièrement préoccupant. Les choix gouvernementaux continuent d'accroître les inégalités sociales et territoriales, d'affaiblir les services publics et de fragiliser les droits collectifs. L'École ne peut être pensée indépendamment de cette évolution générale qui touche l'ensemble de la société. La FSU s'inquiète d'abord de la multiplication de projets législatifs qui remettent en cause les libertés publiques et l'État de droit. Derrière les discours sur l'efficacité de l'action publique ou la sécurité, se dessine un renforcement du pouvoir exécutif au détriment des contre-pouvoirs démocratiques. Ces orientations constituent un danger pour les droits sociaux, les libertés associatives et syndicales ainsi que pour l'ensemble des services publics. Le monde associatif, acteur essentiel de l'émancipation, de l'éducation populaire, de l'inclusion et de la cohésion sociale, est aujourd'hui soumis à une offensive sans précédent. Il subit aussi une cure d’austérité sans précédent. Alors que les subventions locales disparaissent, l’État a réduit les siennes de 40% en 3 ans. Cela impacte grandement leur modèle économique provoquant un plan social d’ampleur dénoncé par les organisations syndicales et mettant en danger l’existence même d’un grand nombre d’entre elles. Cette précarité financière participe en outre d’une mise sous tutelle politique sous l'effet des logiques d'appel à projet, contraire aux missions historiques des associations. Elle demande à l’État de redonner les moyens aux associations de fonctionner en toute autonomie et indépendance. Elle rappelle son engagement au sein d’un certain nombre d’entre elles. La situation de la
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Déclaration de la FSU au Conseil Supérieur de l’Education du 28 mai 2026

2026-05-29T18:42:04+02:0028 mai 2026|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

M le Ministre, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil supérieur de l’éducation, La cinquième Conférence Nationale du Handicap se tiendra prochainement sous l’autorité du Président de la République afin de définir les grandes orientations de la politique du handicap pour les prochaines années. Les organisations syndicales représentatives n’y sont pas invitées alors qu’elles défendent le droit des personnels en situation de handicap et qu’un des axes concerne directement l’école inclusive. Cette exclusion est incompréhensible. Car les personnels ont beaucoup à dire sur la réalité de l’école inclusive. La consultation, lancée par la FSU-SNUipp au printemps 2025 et à laquelle plus de 67 000 personnels ont répondu, a mis en évidence un constat largement partagé : vingt ans après la loi de 2005, l’école inclusive reste une promesse inachevée. Depuis plusieurs années, le nombre d’élèves à besoins éducatifs particuliers scolarisés dans les écoles et établissements augmente fortement. Cette évolution exige des moyens humains, des formations adaptées, des dispositifs renforcés et des conditions de travail permettant réellement l’accompagnement des élèves. Or, sur le terrain, les personnels constatent chaque jour l’écart grandissant entre les annonces ministérielles et la réalité vécue dans les classes. Dans le premier degré se conjuguent la dégradation des conditions d'exercice des métiers de l'inclusion et de l'adaptation, et des classes surchargées, sous pression des évaluations et des fondamentaux. Les enseignant·es, contraint·es par des programmes hyper-normatifs, n'ont pas le temps ou la possibilité matérielle de partir des besoins des élèves. Les RASED, acteur majeur de l'adaptation et de
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Dans l’Éducation nationale : moyens, salaires, conditions de travail, amplifions la mobilisation ! Semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril

2026-03-23T11:02:58+01:0023 mars 2026|Catégories : Communiqués, Education / recherche / formation / emploi|

Depuis plusieurs mois, nos organisations FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’Action et SUD Éducation dénoncent les choix budgétaires du gouvernement : suppressions d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale. Ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue.  

Déclaration de la FSU au Conseil supérieur de l’Éducation – 15 janv. 2026

2026-01-15T11:23:30+01:0015 janvier 2026|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Monsieur le ministre, Monsieur le président, Madame la directrice, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Supérieur de l’Education,   Tout d’abord,  la FSU s’associe aux vœux déjà exprimés pour un retour rapide en France de nos collègues Cécile Kohler et Jacques Paris. En ce début d’année 2026, la FSU tient à adresser ses vœux aux élèves, à leurs familles, ainsi qu’à l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Des vœux de réussites, de meilleures conditions de travail et d’étude, et d’un service public d’éducation renforcé, fidèle à ses missions d’émancipation, de justice sociale et de démocratie. Nos meilleurs vœux pour celles et ceux qui font vivre au quotidien le service public d’éducation, souvent au prix d’un engagement professionnel et personnel considérable. Ces vœux ne peuvent toutefois être dissociés des inquiétudes profondes qui traversent aujourd’hui la communauté éducative. Ils se heurtent frontalement à la réalité vécue sur le terrain et aux choix politiques qui continuent d’affaiblir l’École publique. Car l’année 2026 s’ouvre sur un constat alarmant : jamais les personnels n’ont été aussi nombreux à exprimer leur lassitude, leur colère et parfois leur découragement. La crise de recrutement n’est plus une alerte, elle est structurelle. Elle est le résultat direct de politiques menées depuis des années, qui ont dévalorisé les métiers, dégradé les conditions de travail et installé une précarité croissante au cœur même du service public. Une fois encore, aucune mesure de revalorisation n’est annoncée pour cette année. Dans le contexte d’une Ecole inclusive
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Déclaration de la FSU au CSA ministériel de l’éducation nationale du 16 décembre 2025

2025-12-16T11:02:37+01:0016 décembre 2025|Catégories : Expression de la FSU pour l'Education, Formation des enseignant-es, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Mesdames et messieurs les membres du CSA ministériel, La FSU adresse toutes ses condoléances à la CFDT après la disparition de Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques. Sa parole était écoutée, respectée, engagée, à son image. Elle incarnait avec force et conviction ce qui réunit toutes et tous : l'engagement pour nos collègues, une certaine idée aussi de ce qu'est l'engagement pour l’État et l'intérêt général, à la croisée de nos métiers de la Fonction publique et notre engagement syndical. Cette séance du CSAMEN s’ouvre en pleine journée de mobilisation des AESH, personnels incontournables dans la mise en œuvre de l’école inclusive. Ces personnels sont trop peu reconnus comme vous avez pu l’entendre lors de la lecture de la déclaration intersyndicale Il est grand temps que le ministère les considère davantage en créant un corps de fonctionnaire d’AESH, de catégorie B et en leur accordant un temps complet. Notre CSAMEN se déroule en pleine discussion parlementaire concernant les deux projets de lois de finances prévus pour 2026, celui du financement de la sécurité sociale et celui relatif au Budget de l’Etat. Difficile de dire aujourd’hui quels seront les contenus budgétaires précis finalement adoptés à l’issue des procédures en cours mais notre fédération tient tout de même à rappeler ici son opposition résolue à l’esprit, à la lettre et aux chiffres des mesures austéritaires initialement prévues par les différents Premiers ministres depuis plusieurs mois maintenant. Les effets catastrophiques pour les finances publiques de la politique macronienne dite de
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