Salaires des personnels de l’Education nationale : stop au déni ! La revalorisation est urgente
En cette veille de rentrée, le ministère de l’EN a communiqué une note statistique prenant notamment comme indicateur principal le salaire net moyen des enseignant-es en 2024. Elle a trouvé un large écho médiatique dans lequel le chiffre de 3090 euros comme salaire moyen a été martelé sans recul. Mettre en avant cet indicateur permet de présenter devant l’opinion publique un tableau globalement favorable de la situation avec un salaire moyen au-dessus de 3000 euros mensuels et en hausse. Il s’agit d’une présentation tronquée dont la diffusion par le ministère ne peut qu’alimenter les discours de prof bashing. A quelques semaines des débats budgétaires, la ficelle ministérielle est grossière et consternante. La mise en avant du salaire moyen permet en particulier de masquer le vieillissement des populations enseignantes par les effets cumulés du recul de l’âge de la retraite du fait des réformes et de recrutements peu nombreux. On ne peut pas comparer les rémunérations moyennes de professions sans tenir compte de leur avancée dans la carrière, or celle des enseignant-es est très élevée. Ainsi, cette communication ministérielle s’avère très éloignée des réalités vécues. Par exemple, le premier échelon de la grille indiciaire d’un.e professeur·e certifié·e ou d’un·e professeur des écoles représentait en 1980 plus de deux SMIC, il représente 1,04 SMIC à la rentrée 2026. Par ailleurs, l’étude prend un comparatif salarial entre 2023 et 2024 pour conclure à une augmentation de ce salaire moyen. Prendre ces deux années précisément est bien pratique car une augmentation de l’indemnité
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