La FSU demande un Grenelle de l’Action publique
La FSU a écouté avec la plus grande attention les discours du Président de la République et du Premier ministre devant le Congrès et l'Assemblée nationale. Parmi les différents sujets évoqués, il en est un qui ressort comme un leitmotiv de l'action à venir du gouvernement : la baisse des dépenses publiques avec comme corollaire une remise en cause des missions actuelles de l'État et des collectivités locales. Dans son discours, largement inspiré par l'audit de la Cour des comptes, le Premier ministre est resté dans le flou quant aux montants des différentes mesures envisagées. La FSU s'inscrit en faux contre l'idée selon laquelle la dépense publique serait «une addiction française» dont il conviendrait de se désintoxiquer. La France n'est pas «malade» de ses services publics, bien au contraire. Faut-il rappeler qu'aux dires de tous les observateurs internationaux, elle a surmonté une partie de la crise sociale et économique grâce à eux ? De l'attitude exemplaire et du service rendu par les agents publics au moment des attentats ? Il convient donc de changer de paradigme : l'action publique ne peut pas être réduite au moins d'État, au moins d'investissement par les collectivités mais doit être interrogée du point de vue des conditions d'adaptabilité de la puissance publique pour répondre aux nouveaux enjeux et défis à relever par notre société. Qu'il s'agisse d'Éducation, de santé, de transport, de logement...et de bien d'autres dépenses publiques il s'agit là d'investissements qui participent à la création des richesses dans notre pays, à son
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