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Déclaration de la FSU en CSE  – 22 Mai 2025

2025-05-22T11:44:03+02:0022 mai 2025|Catégories : Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Mme et M les membres du CSE, Tout d’abord, la FSU tient à rappeler son soutien et sa solidarité envers Cécile Kohler et Jacques Paris et demande que tout soit mis en œuvre pour leur libération au plus vite. Loin des réponses attendues aux défis éducatifs, sociaux et de santé qui traversent l’École, les dernières annonces du président ou celles du gouvernement continuent d’ignorer les réalités de terrain et les attentes de l’ensemble des  personnels. L’annonce de la convention citoyenne sur les temps de l’enfant est une nouvelle diversion de l’Élysée dont personne n’est dupe alors que l’école publique manque de tout. En évitant les véritables enjeux de l’École – lutte contre les inégalités, conditions d’apprentissage, justice sociale – le président de la République ainsi que le gouvernement poursuit une logique de communication au détriment d’une politique éducative ambitieuse. Cette convention ne saurait par exemple masquer l'absence de bilan des réformes des rythmes scolaires engagées depuis 2013. Aucune convention ne saurait accroître la charge de travail des personnels ni menacer la richesse disciplinaire de l’enseignement. L’expérimentation « cours le matin, sport l’après-midi » menée en 2010/2011 a été pour le moins mitigée. Une note de la DEPP a souligné que ce « dispositif n’a pas d’effet notable sur la ponctualité, les absences et les sanctions. Il n’influe pas sur les capacités déclarées de concentration, d’attention, de mémorisation et d’effort. » La FSU réaffirme qu’il y a urgence à donner les moyens à l’École publique d’assurer toutes ses missions. Dans une société qui se fracture
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Santé à l’École : mesures étriquées, réponses inadaptées

2025-05-15T12:15:40+02:0015 mai 2025|Catégories : Communiqués|

Depuis plusieurs semaines, Élisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale présente les Assises de la santé scolaire comme l'évènement qui va permettre d’adapter les réponses à l’aggravation du mal être et des difficultés tant scolaires que relationnelles des élèves. Une fois de plus, une fois de trop, nous constatons que la copie rendue est hors sujet. Il s’agit d’une occasion manquée qui passe à côté des enjeux. Force est de constater que nos craintes initiales étaient fondées : sur la politique éducative, sociale, de prise en compte des besoins psychologiques et de santé des élèves aucun diagnostic n’a été réellement partagé, aucun des besoins exprimés par nos professions n’est pris en compte malgré nos contributions.   Les projets présentés relèvent davantage du cache-misère que d'une véritable ambition. Ils ne permettront pas d’améliorer les réponses apportées ni ne résoudront le manque d’attractivité et les postes vacants sur le terrain. Nous exigeons que cette réforme change de cap et prenne enfin la mesure des enjeux réels tant pour les élèves que pour les personnels. La question n'est pas celle de la gouvernance mais celle des moyens, de la reconnaissance de nos expertises et de nos capacités professionnelles ainsi que du travail que nous réalisons ensemble. Cela suppose des moyens humains supplémentaires, actuellement, seulement 7800 infirmières, 2700 assistant·es et conseiller·es techniques de service social, 7000 psychologues de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur tentent de répondre aux besoins des 15 millions d'élèves et étudiant·es. Les effectifs à prendre en charge sont démesurés au regard
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Déclaration FSU au CSA MEN du 6 mai 2025

2025-05-07T08:32:22+02:007 mai 2025|Catégories : Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Avant de commencer la FSU tient à apporter son soutien à la famille de la lycéenne de Nantes, à ses camarades et aux personnels. « Les outils du dialogue social fournissent un cadre institutionnel permettant d’aborder tous les sujets, d’obtenir des garanties, de résoudre des conflits, d’établir des compromis et d’obtenir des avancées. Le dialogue social constitue un exercice démocratique à l’échelle d’une administration et des organisations syndicales. Il contribue ainsi à maintenir la stabilité sociale par le dialogue, stabilité sociale qui garantit un cadre propice au développement du pays. ». Voilà des paroles fortes et remarquables, issues du projet de vade-mecum du dialogue social. Difficile de croire que ce sont les vôtres tant l’actualité des groupes de travail a tendance à prouver le contraire carrières, formation initiale, affectations des stagiaires, attestations de sauvetage et de secourisme à Mayotte...rien que sur ce CSAMEN, la liste des sujets où le dialogue social s’est réduit à des échanges formels ou a brillé par son absence est longue. Quelle est l’impérieuse nécessité d’avoir un vade-mecum du dialogue social si ce n’est parce que la loi TFP a méthodiquement détruit les espaces de dialogue social, au point que vous en soyez réduit à rappeler quelques règles aussi basique que l’installation des chevalets dans une salle. A ce compte-là, nous sommes tentés de proposer un amendement sur la réapparition des viennoiseries à l’accueil du CSAMEN. Mais les apparences ne parviendront pas à masquer la réalité : des passages en force  qui ne peuvent qu’aggraver la crise de confiance
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Reconnaître le métier d’AESH : Déclaration commune CSAMEN du 6 mai 2025

2025-10-24T23:27:55+02:006 mai 2025|Catégories : AESH, Communiqués, Événements|Mots-clés : |

Aujourd’hui un agent de l’Éducation nationale sur dix est AESH, ce qui correspond, en volume, au deuxième métier de notre ministère. Les AESH exercent une mission de service publique pérenne dont l’utilité n’est plus à démontrer. Sans leur travail dans les classes, auprès des élèves en situation de handicap, il n’y aurait pas d’école inclusive. Après avoir été recrutés sur une longue liste de contrats précaires (EVS, AVS, AED-AVS…), l’action des organisations syndicales a permis d’améliorer progressivement les conditions d’emploi de ces personnels qui accompagnent les élèves dans les écoles et les établissements scolaires. Les contrats d’AESH, l’accès à un CDI et l’évolution automatique des rémunérations constituent des avancées. Mais cela ne suffit pas à assurer des conditions d’emploi et de travail satisfaisantes, ni à garantir la pleine reconnaissance d’un métier à part entière. Chaque jour nos organisations syndicales sont alertées par de nouvelles problématiques qui concernent les AESH, qu’elles relèvent de leur contrat, de leur temps de travail, de leur rémunération ou de leurs droits. La liste serait longue si on voulait en rechercher l’exhaustivité. Ces agents se heurtent la plupart du temps au silence de leur administration et à une absence de considération et au mépris de l’institution. Il est aujourd’hui urgent de conforter les AESH dans leurs missions en leur garantissant une reconnaissance statutaire réellement protectrice et un véritable métier de la Fonction publique. C’est la seule issue possible pour construire une carrière professionnelle et en finir avec cette précarité insupportable (temps incomplets, bas salaires, formation
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Communiqué : Combattre le dérapage austéritaire incontrôlé du gouvernement !

2025-04-16T20:01:28+02:0016 avril 2025|Catégories : Communiqués, Fonction publique|

En convoquant mardi 15 avril un grand raout politique afin de « vendre » le choix réaffirmé de l’austérité pour la préparation de la loi de Finances pour 2026, le Premier ministre n’a fait que confirmer qu’avec son gouvernement, il allait poursuivre tous les errements en matière de politique budgétaire. Pour résumer : pas question d’augmenter des recettes, seulement diminuer encore les dépenses publiques ! Évidemment, il n’a pas été question de réduire les inégalités que la politique de l’offre menée depuis 2017 a considérablement creusées. Il n’a pas été question de mieux répartir la richesse produite… Pas question donc de développer le service public, de reconnaître à sa juste valeur le travail de celles et ceux qui en assurent les missions d’intérêt général au service de toutes et tous, ni de mieux répondre aux besoins de la population. Non, seulement deux heures de monologue oscillant entre catastrophisme surjoué et petits arrangements avec la vérité, comme lorsque le Premier ministre a prétendu que le pays ne travaillerait pas assez. Pour la FSU, s’obstiner à mener une politique de l’offre qui donne toutes les preuves de son échec est inadmissible ! Ce que le gouvernement annonce, ce sont des reculs pour les citoyen⋅nes, les usager⋅es, c’est l’abandon de missions de service public, c’est la dérégulation au prétexte de « simplification administrative », c'est le renoncement aux défis écologiques, c’est la suppression massive de moyens et d’emplois pour l’éducation, l’hôpital, les collectivités territoriales... Et pour les agent.es publics ce sont de nouvelles dégradations des conditions de travail et
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1er mai : manifestons contre l’extrême droite, pour la paix, les libertés et la justice sociale !

2025-10-24T23:43:01+02:0012 avril 2025|Catégories : Communiqués, Événements|Mots-clés : |

Communiqué de presse intersyndical Le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs et des travailleuses, a cette année un sens très particulier. Depuis l’élection de Donald Trump aux États-Unis, l’extrême droite se sent pousser des ailes. Trump, Poutine, Netanyahou, Milei, Meloni, soutenus par les plus grands milliardaires, veulent remplacer le droit international construit après 1945 par la loi du plus fort, ou plutôt du plus riche. Les conséquences pour les travailleuses et les travailleurs sont déjà bien visibles. L’extrême droite s'en prend frontalement à l'État de droit, elle attaque le droit à l’avortement, à l’éducation, ou encore les droits des immigré·es ou des personnes LGBTQIA+. La lutte contre le changement climatique est enterrée et les chercheurs sont muselés pour permettre aux multinationales de faire toujours plus de profits. La remise en cause de l’aide au développement par les États- Unis mais aussi l’Europe va pénaliser des centaines de millions de personnes, à commencer par les femmes en Afghanistan, au Yemen, ou encore dans des dizaines de pays africains. Racisme, antisémitisme, islamophobie, discriminations : partout le poison de la division progresse, instrumentalisé, voire organisé par l’extrême droite et les médias des milliardaires. Le 1er mai, nous manifesterons par millions dans le monde entier pour défendre la coopération et la solidarité entre les travailleur·euses du monde entier. Nous serons avec les ukrainien.ne.s et palestinien.ne.s qui ne cessent de pleurer leurs morts et exigent une paix juste et durable, sous l’égide de l’ONU. Nous exigerons avec tous les travailleurs et les
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Suppression des CESER, CAEN et CNDP : la démocratie sociale mise à mal

2025-04-01T11:49:34+02:001 avril 2025|Catégories : Communiqués|

Lundi 24 mars 2025, en commission, les députés ont voté en faveur de diverses mesures de simplification administrative, dont plusieurs consistent à supprimer des instances de concertation et de dialogue social sans qu’aucun bilan d’activité n’ait été fait. Leur suppression ne serait assurément pas de nature à renforcer la confiance de nos concitoyen·nes dans le fonctionnement des administrations publiques. Ainsi, la commission envisage de supprimer les Conseil Économiques Sociaux et Environnementaux Régionaux (CESER), dans lesquels les représentant·es de la société civile, des salarié·es, du monde associatif, du patronat et du tissu économique font valoir leurs analyses sur des sujets d’intérêt général et votent des avis transmis à la collectivité territoriale de Région. Dans ces instances, les représentant·es de la FSU font entendre leurs conceptions pour le progrès social et environnemental au bénéfice de tous et singulièrement des plus fragiles, sur des sujets aussi essentiels que : l’aménagement du territoire, l’organisation des transports, le système éducatif, la formation professionnelle, les plans régionaux santé environnement, le développement économique… Dans le même temps, l’administration de l’Éducation nationale envisage la suppression des Conseils académiques de l’Éducation Nationale (CAEN), au sein desquels les représentant·es des usager·es et des personnels peuvent discuter, en présence d’élu·es des différentes collectivités territoriales, les politiques scolaires mises en œuvre au niveau de la Région et des académies, mais aussi de l’état du bâti scolaire, en particulier des lycées, en présence des recteurs, rectrices, du DRAAF, du ou de la président·e de région et du ou de la préfet·e. Le
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Déclaration de la FSU au CSE du 27 mars 2025

2025-03-27T11:21:00+01:0027 mars 2025|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Le système éducatif, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Madame la Ministre, Lors de son 11e congrès national à Rennes en février dernier, la FSU a réaffirmé son engagement sans faille pour une École émancipatrice et réellement inclusive.  Le service public d'éducation doit avoir les moyens de scolariser tous les jeunes jusqu'à 18 ans. Pour cela, il faut augmenter le budget de l'Éducation nationale, et l'argent public doit être réorienté exclusivement vers le service public d'éducation, seul à même de proposer une éducation et une formation de qualité pour tous·tes les jeunes, contrôlée et certifiée par l'État. L’affaire Bétharram est emblématique d’un fonctionnement des établissements privés confessionnels qu’il y a urgence à questionner. L’Éducation nationale doit réellement se donner les moyens de contrôler l’ensemble des établissements privés notamment ceux qui accueillent des mineur·es. Cela englobe aussi les CFA privés qui accueillent de plus en plus d’apprenti·es mineur·es qui cumulent le risque être soumis à la fois aux violences sexistes et sexuelles sur leur lieu de formation mais aussi sur leur lieu de travail. La FSU poursuivra son travail de construction d’un plan de sortie du financement de l’école privée par les fonds publics. Elle s’opposera au projet d’ouverture de l’académie Saint Louis par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin. Le service public d'éducation a besoin d'être soutenu et développé, et ses orientations ainsi que ses objectifs doivent être clairement définis en concertation avec les représentant·es des personnels, des parents et des élèves. La démocratisation de l'éducation et la lutte contre les inégalités scolaires, encore trop fortement corrélées aux inégalités
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