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Pour l’École publique, un plan d’action dans la durée !

2024-02-05T09:16:35+01:005 février 2024|Catégories : Communiqués|

La journée de grève du 1er février a été une réussite : à l’appel de nos organisations syndicales, des centaines de milliers de collègues se sont mis en grève, des écoles étaient fermées, la grève était majoritaire dans certains collèges et lycées. Les cortèges des manifestations étaient denses, preuve de la force de la mobilisation. Nos collègues ont clairement exprimé leur attachement à l’Ecole publique. Ils ont aussi dénoncé le mépris de la ministre de l’Education mais surtout l’orientation de la politique menée par l’exécutif : absence de revalorisation salariales, choc des savoirs qui symbolise un modèle d’Ecole passéiste et conservateur qui va à l’encontre de l’intérêt des élèves et des personnels. Cet ensemble de mesures est une redoutable remise en cause de la liberté professionnelle des enseignants et va poser les bases d’une École du tri social à l’image des groupes de niveau qui vont contribuer à assigner les élèves à leurs positions sociales et scolaires, mais aussi à exclure des classes les élèves en situation de handicap et les élèves allophones. Concernant la voie pro, nous demandons au ministère de l’Éducation nationale de reconsidérer la réforme, notamment sur la terminale, afin de construire des enseignements ambitieux pour les élèves. Nous sommes à un point de bascule pour l’Ecole publique. Cela appelle une réponse forte qui passe par une action dans la durée. Une journée de grève ne suffira pas pour gagner. Aussi, pour défendre l’Ecole publique, exiger l’ouverture de discussions immédiates sur les salaires ainsi que l’abandon des
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Déclaration de la FSU au CSE du 31 janvier 2024

2024-01-31T11:06:16+01:0031 janvier 2024|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Madame la ministre, Mmes et MM. les membres du CSE,   En quelques jours, Madame la ministre, vous avez réussi à faire l’unanimité contre vous. Vous êtes devenue le symbole du mépris de classe du gouvernement en privilégiant l’entre-soi et le séparatisme social et scolaire.  Depuis la loi Debré de 1959, les établissements privés confessionnels sont financés aux trois quarts par des fonds publics. Ils respectent de moins en moins les programmes, la liberté de conscience des élèves et les valeurs de la République. Il n'est pas acceptable que l'argent public finance ces écoles du séparatisme social et scolaire. La FSU rappelle que les fonds publics ne doivent financer que les écoles et établissements publics. C’est le sens de l’appel que la FSU a cosigné avec, notamment,  la CGT, SUD, l’UNSA, le CNAL, la Ligue de l’Enseignement et des organisations de jeunesse et qui se termine ainsi : « Il est urgent que la République soutienne pleinement son école, la seule école de toute la jeunesse vivant dans ce pays. Ensemble nous nous tenons debout, afin de construire le rapport de force nécessaire pour réaliser partout les ambitions de l’école publique laïque. » Les choix budgétaires engagés de longue date et renforcés depuis 2017 ont mis à mal le système et dégradé les conditions d'enseignement et d'étude des élèves dans le réseau public. La FSU demande l’annulation des suppressions d'emplois à la rentrée 2024, l’abrogation du pacte et de véritables revalorisations pour les personnels. C’est aussi par la création d'emplois dans tous
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Discours du Premier ministre : Coups de com’ pour coup de barre à droite

2024-01-30T19:22:56+01:0030 janvier 2024|Catégories : Communiqués|

Le discours de politique générale a été prononcé par Gabriel Attal alors que l’ensemble des membres du gouvernement ne sont toujours pas connus. Ainsi, la Fonction publique, le logement, les transports… sont des missions non attribuées depuis trois semaines, au mépris des urgences à traiter dans ces domaines. Quant à l’Éducation nationale, les sports (dont les Jeux olympiques) et la jeunesse, périmètre ministériel déjà intenable, ces sujets sont censés être pris en charge par une ministre qui n’est plus une interlocutrice légitime, ayant perdu tout crédit, en dénigrant ses propres personnels et l’Ecole publique laïque. Dans son discours, le Premier ministre a confirmé l’orientation dont les nominations ministérielles étaient déjà emblématiques : libéralisation économique et autoritarisme politique. La gestion du mouvement des agriculteurs et agricultrices est caractéristique d’une méthode qui consiste à ignorer et mépriser les attentes des professions jusqu’à l’éclatement des crises. Sur le long terme, cette méthode abîme la démocratie. Les annonces de ce jour ne disent rien des exigences d’un revenu décent dans le cadre d’un modèle agricole profondément repensé, rompant avec le productivisme intensif et les accords de libre-échange. Gabriel Attal prétend “favoriser le travail” et envisage en particulier la généralisation du conditionnement du RSA à 15h d’activités, mesure portant une atteinte majeure aux principes de solidarité, de respect de la dignité et de droit à la sécurité matérielle garantis par les textes fondamentaux. En revanche, rien sur l’essentiel : aucune perspective d’indexation des salaires et des pensions sur une inflation pourtant toujours forte, entraînant l’appauvrissement
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Communiqué intersyndical – grève du 1er février

2024-01-30T08:25:17+01:0030 janvier 2024|Catégories : Communiqués, Education / recherche / formation / emploi|

Nos organisations réaffirment avec force leur attachement au projet scolaire de l’Ecole publique, laïque, gratuite et obligatoire : accueillir partout tous les élèves sans distinction d’aucune sorte, être ambitieux pour chacun, respecter et participer à une véritable liberté de conscience notamment par la construction de l’esprit critique autour de savoirs scientifiquement validés. Nous dénonçons les propos dénigrants, à l’instar des paroles de la ministre de l’Éducation nationale,  contre celles et ceux qui font vivre l’École publique. Nous dénonçons également les politiques qui organisent une forme de séparatisme social et contribuent à miner la cohésion sociale et notre démocratie. Aujourd’hui, le service public d’Éducation traverse une crise sans précédent : crise de recrutement, démissions, personnels qui témoignent d’une perte de sens de leur métier… A l’instar de l’hôpital public, l’École publique n’est pas loin de l’effondrement et ne tient finalement que par la conscience professionnelle de personnels épuisés pendant que le président de la République regarde ailleurs ou que la ministre de l’Éducation nationale multiplie les provocations. Cette déconnexion avec la réalité et l’ampleur des difficultés rencontrées au quotidien suscitent une grande colère chez les personnels. Quant aux conditions d’études des élèves, elles ne se sont pas améliorées et les inégalités scolaires ont continué de se creuser sans que les personnels ne puissent vraiment agir. La mise en place des mesures contenues dans le Choc des savoirs n’est pas de nature à résorber ces inégalités. En effet, ce choc des savoirs est un ensemble d'annonces qui a une grande cohérence idéologique
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Déclaration intersyndicale au CSA-MEN du 23 janvier 2024

2024-01-23T10:43:52+01:0023 janvier 2024|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Les propos tenus par la ministre de l’Éducation nationale lors de son premier déplacement ont légitimement choqué les personnels du service public d’Éducation. Ces paroles dénigrantes, alors même que les personnels tiennent, dans des conditions difficiles et souvent seuls, le service public, ont provoqué une très vive colère. Nous réaffirmons la force du projet scolaire de l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire : accueillir partout tous les élèves sans distinction d’aucune sorte, être ambitieux pour chacun, respecter et participer à une véritable liberté de conscience notamment par la construction de l’esprit critique autour de savoirs scientifiquement validés.  

Déclaration de la FSU au CSA-MEN du 23 janvier 2024

2024-01-23T10:25:48+01:0023 janvier 2024|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Nous tenons à commencer ce CSA MEN en exprimant de nouveau notre colère face au mépris de ce gouvernement. Lors du remaniement nous avons appris avec consternation, le regroupement de plusieurs périmètres ministériels, qui étaient jusqu’alors de plein exercice, actant ainsi l’existence d’un ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse, des sports, et des jeux olympiques et paralympiques. L’Éducation nationale traverse une crise sans précédent, les jeux olympiques et paralympiques représentent un enjeu considérable et, avec une désinvolture qui confine à la provocation pour les personnels, Emmanuel Macron et Gabriel Attal font comme s’il était possible de piloter les deux « en même temps », selon l’expression consacrée mais largement invalidée. Sans doute parce que l’Éducation nationale sera en fait pilotée entre Matignon (où Gabriel Attal prétend emmener la cause de l’École avec lui) et l’Élysée, lieu d’un nouveau domaine réservé présidentiel. Nous ne sommes pas dupes de la manœuvre et du bien peu de cas qui est fait du service public d’Éducation après 6 mois d’un tourbillon d’annonces, dont la majorité est déconnectée de la réalité du quotidien des personnels, faisant souvent la quasi-unanimité des OS contre elles. En termes de mépris, c’était déjà beaucoup et c’est maintenant trop !  Depuis sa prise de fonctions, Madame la ministre a multiplié les mensonges, les provocations et les propos méprisants envers l’École publique, les personnels et les organisations syndicales. Oui, Madame la ministre, à l’École publique, des remplacements ne sont pas effectués mais à qui en revient la faute ? Cela relève de l’unique responsabilité des
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Contribution de la FSU sur l’EVARS – CESE janvier 2024

2024-01-22T11:22:06+01:0022 janvier 2024|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education|

Quelles sont les principales orientations que votre organisation porte pour promouvoir l'EVARS ? Pour la FSU, l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle est un enjeu social majeur puisqu'elle est un vecteur d'égalité entre les personnes (diminution des stéréotypes), de connaissance de soi et des autres, d'amélioration des relations affectives sans phénomènes de domination et/ou de discrimination, d'amélioration des compétences psychosociales, d'amélioration de l'estime et de la confiance en soi. Elle recouvre aussi un enjeu de santé publique et de santé individuelle aussi bien physique que psychologique (limitation des IST, baisse des grossesses involontaires, diminution des violences sexuelles intrafamiliales ou non, baisse des traumatismes psychologiques, ...). Compte tenu des données concernant les violences sexuelles y compris des incestes, de l’usage croissant des réseaux sociaux, de l’accès de plus en plus précoce  à la pornographie en ligne et aux stéréotypes et violences qu'elle porte, compte tenu des données du rapport de l'IGESR qui montre que seulement 15% des élèves bénéficient d'EVARS durant leur scolarité, il est urgent pour la FSU de faire en sorte que les textes soient appliqués partout pour que chaque élève puisse en bénéficier.  

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