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Déclaration de la FSU au CSE du 18 janvier 2024

2024-01-18T14:20:59+01:0018 janvier 2024|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Mme la ministre, M. le président, Mme et M. les membres du conseil de l’Éducation, La conférence de presse de ce mardi confirme bien que le président de la République a, en fait, la charge du ministère de l'éducation nationale, ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes en termes de dialogue social. Faudra-t-il demander un rendez-vous à l'Élysée à chaque fois qu'il y aura une réforme, un texte à étudier ou un problème à traiter ? Lors de celle-ci, Emmanuel Macron s'est largement exprimé sur les questions d'éducation, et la teneur de ses propos confirme aussi nos inquiétudes quant à une droitisation de son discours et à la mise en avant de propositions qui ne répondent en rien aux problèmes de fond auxquels peut être soumis aujourd'hui le système éducatif. Madame la ministre, la FSU se fait une nouvelle fois la porte-parole d'une profession en colère face au mépris que vous avez exprimé envers le service public d'éducation. Pour justifier votre choix de mettre vos enfants à "Stanislas", une école confessionnelle privée, vous avez directement critiqué l'école publique pour les heures non remplacées, et implicitement fait du service public d'éducation un lieu où les enfants sont malheureux, n'ont pas d'amis, ne sont pas épanouis et n'apprennent pas de savoirs exigeants. La FSU rappelle la force du projet scolaire de l'école publique, laïque, gratuite et obligatoire : accueillir partout tous les élèves sans distinction d'aucune sorte, être ambitieux pour chacun, respecter et participer à une véritable liberté de conscience
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Communiqué : une ministre qui ne fait pas le choix de l’Ecole publique !

2024-01-14T19:06:41+01:0014 janvier 2024|Catégories : Communiqués, Expression de la FSU pour l'Education|

Premier jour en exercice pour Amélie Oudéa-Castera et première attaque frontale contre l’école publique et laïque. Le grand chelem des provocations commence sur les chapeaux de roue ! Sous le feu des questions après les révélations de Mediapart sur la scolarisation de ses enfants à « Stanislas », établissement privé confessionnel à Paris, la ministre s’est lancée dans un vibrant hommage… à l’école confessionnelle privée ! Dans une tirade lunaire, elle a directement critiqué l’École publique pour les heures non remplacées, et implicitement fait du service public d’Éducation un lieu où les enfants sont malheureux, n’ont pas d’amis, ne sont pas épanouis et n’apprennent pas de savoirs exigeants. Une ministre de l’Éducation nationale ne devrait pas dire ça Ces propos sont d’une très grande violence pour les personnels qui s’épuisent, par conscience professionnelle, à faire vivre l’École publique au quotidien, malgré des moyens très insuffisants. Les personnels ne sont pas responsables des heures d’enseignement non remplacées, mais les ministres de l’Éducation nationale, oui ! Par ailleurs, le silence de la ministre sur les problèmes mis en évidence au lycée Stanislas (vision sexiste, homophobe et réactionnaire de l’enseignement, l’IVG y étant par exemple assimilé à un « meurtre ») est inquiétant : est-elle vraiment convaincue que l’enseignement est un moyen d’émancipation ? La FSU sera particulièrement attentive aux suites données par la ministre au rapport de l’Inspection générale sur le fonctionnement de cet établissement qui est désormais sur son bureau. Des choix politiques Ce que ne dit pas la ministre c’est que ce sont les choix budgétaires engagés de
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Un communicant aux accents libéraux à la tête du gouvernement

2024-01-09T17:24:39+01:009 janvier 2024|Catégories : Communiqués|

Suite à la "démission" d'Elisabeth Borne, Gabriel Attal vient d’être nommé Premier ministre par le Président de la République. Le gouvernement Borne restera marqué par des réformes brutales qui ont fait reculer les droits sociaux et par un mépris caractérisé pour la démocratie sociale, qui abîme la démocratie tout court : recul de l’âge de départ en retraite à 64 ans, casse des lycées professionnels, réformes de l'assurance chômage et du RSA, augmentation des subventions aux entreprises sans contreparties, loi immigration élaborée sous la dictée de l'extrême droite… la liste est longue des reculs que ce gouvernement a mis en œuvre pour préserver les intérêts des puissants au détriment de l'intérêt général. Le court passage de Gabriel Attal au ministère de l’Éducation nationale a été emblématique d'une volonté de flatter la frange réactionnaire de l'opinion, le plus souvent contre les attentes des personnels et de l’intérêt général. En poursuivant la mise en œuvre d'une réforme du lycée professionnel qui va à l’encontre des besoins de la société, en proposant des dispositifs à fort impact médiatique mais à rebours des besoins des élèves et qui renforcent le tri social, en refusant de poursuivre la dynamique de revalorisation salariale à peine engagée par ses prédécesseurs, Gabriel Attal, en tant que ministre, a beaucoup communiqué mais peu agi pour renforcer le service public. Les besoins du système éducatif pour faire face aux inégalités sont pourtant immenses. Fera-t-il autrement en tant que Premier ministre ? Il est permis d’en douter car une réforme
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À la dérive

2024-01-09T10:02:57+01:009 janvier 2024|Catégories : Tribunes|

Cynisme et « jeu du pire» vont-ils encore rythmer notre vie politique en 2024 ? En toute fin d’année 2023, la faute morale et politique du vote de la loi immigration où le gouvernement a cédé à la spirale de surenchère venue de l’extrême-droite pour restreindre encore les droits des étranger·es pourrait malheureusement nous l’indiquer. Et ce n’est qu’un élément parmi tant d’autres de cette dérive entamée sur à peu près tous les sujets. Il y a une extrême-droite d’atmosphère. Elle nous inquiète au plus haut point, d’abord parce que la fragilisation des droits des un·es prépare toujours l’affaiblissement des droits de toutes et tous. Ensuite parce que la prétendue « fermeté » qui devient de l’autoritarisme, le prétendu « réalisme » qui revient à être dur avec les faibles à la hauteur de ce qu’on est doux avec les puissants, tout cela ne mène à rien d’autre qu’à une société toujours plus violente. Regarder cette situation en face n’est pas céder à la morosité ou au défaitisme, au contraire ! C’est la prise de conscience que l’heure est grave et que nos responsabilités n’en sont que plus grandes. Nous avons toutes les cartes en main pour porter au plus haut nos exigences de progrès social. Au bilan de l’année 2023 figure aussi, entre autres, le combat contre la réforme des retraites, emblématique de cette capacité que le monde du travail a eue à mettre la question sociale sur le devant de la scène. Sachons nous en inspirer en 2024
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Déclaration de la FSU au CSE du 8 janvier 2024

2024-01-08T14:33:17+01:008 janvier 2024|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

M. le ministre, M. le président, Mmes et Messieurs  les membres du CSE, La FSU présente ses meilleurs vœux pour 2024 ; année qui s’annonce difficile et qui va nécessiter une combativité syndicale sans faille pour empêcher la loi immigration d’avenir – loi qui instaurerait la préférence nationale, mandat historique de l’extrême droite ; pour lutter contre le projet de loi Fonction Publique (dévoilé hier dans la presse) qui s’attaque frontalement à nos statuts, nos métiers et nos rémunérations – projet à rebours de notre vision de la Fonction Publique au service de l’intérêt général ; pour obtenir l’égalité salariale entre les femmes et les hommes et pour gagner un système éducatif égalitaire, ambitieux, émancipateur et respectueux de l’engagement et du travail des personnels. Le 12 décembre dernier, les personnels de l'éducation se sont mobilisés et ont exprimé leurs inquiétudes et leur opposition au projet de « réforme » des lycées professionnels de Carole Grandjean. Cette réforme consiste à instrumentaliser les lycées professionnels, ses personnels et l'avenir des jeunes qui y sont scolarisés pour répondre à l'idéologie de la  loi "plein-emploi" qui aux cotés de la réforme des retraites, de la formation professionnelle, du marché du travail n'ont qu'un objectif : faire basculer un maximum de personnes au travail avec un minimum de formation et de qualification. Au lieu de lutter contre le chômage structurel, les licenciements et les fermetures d'entreprises, au lieu de forcer les employeurs à prendre leurs responsabilités notamment en matière de formation, d'inclusion et d'insertion des publics les plus
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Déclaration intersyndicale au CSA MEN du 21 décembre 2023 – La loi Immigration est une honte pour notre société

2023-12-21T12:53:33+01:0021 décembre 2023|Catégories : Droits et libertés, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

La loi Immigration est une honte pour notre société   La loi Immigration votée le 19 décembre main dans la main entre la “majorité” présidentielle, la droite et l’extrême droite est un recul intolérable qui revient sur le droit du sol, les droits sociaux et aggrave la répression envers les personnes migrantes. Les mesures prévues par cette loi autour de l’idée de “préférence nationale” sont directement issues du programme de l'extrême droite. Elles rompent avec notre modèle démocratique et social en stigmatisant les personnes étrangères qui vivent en France. Les conséquences de cette loi sont dramatiques dans notre secteur professionnel, pour nos élèves qui subiront la perte des allocations familiales ou seront privés du droit à vivre en famille. Nos élèves, qui sont nés sur le territoire français de parents étrangers, ne pourront obtenir facilement la nationalité française : c’est une régression insupportable. Le gouvernement prend un risque démocratique immense en faisant sienne les propositions de l’extrême droite, celui de fracturer la société, diviser les travailleurs et la jeunesse. Nous exprimons notre plus vive inquiétude quant à la progression de l’extrême droite et de sa politique de rejet et de haine dans la société. L’adoption de cette loi par le Parlement revient à saborder les valeurs de la République. Celles-là même que l’École doit pourtant transmettre à tous les enfants et jeunes vivant en France. Liberté, égalité et fraternité ne peuvent être des mots vides de sens, ils doivent s’inscrire dans le réel. Nos organisations, FSU, UNSA Éducation, FO, Sgen-CFDT,
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Déclaration de la FSU au CSA MEN du 21 décembre 2023

2023-12-21T12:50:05+01:0021 décembre 2023|Catégories : Expression de la FSU pour l'Education, Formation des enseignant-es, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Monsieur Le Ministre, Depuis votre prise de fonctions, vous avez développé une stratégie de communication avec des annonces incessantes et ouvert de nombreux chantiers, vous avez surtout annoncé des réformes qui vont aggraver la situation actuelle de l’École et augmenter toujours plus les inégalités entre les jeunes et entre les territoires. Vous faites le choix d’affaiblir le service public d’éducation et dégrader les conditions de travail des personnels, il suffit de voir une de vos premières mesures sur le temps consacré à la formation continue des enseignant·es dans le second degré. Les réformes structurelles annoncées n’ont bénéficié d’aucun bilan rigoureux et vont contribuer à affaiblir toujours plus l’ambition d’une École émancipatrice avec des personnels d’un haut niveau de qualification. Les personnels de l’éducation nationale ont besoin de reprendre la main sur leur métier, de mesures qui améliorent leurs conditions de travail et leurs salaires sans contrepartie à rebours de nouvelles réformes qui vont dégrader les organisations des services ou des établissements. Toutes vos annonces se font au détriment des personnels et des élèves et ne laissent à personne la possibilité d’envisager sereinement la suite. Depuis plusieurs années, les personnels ont souffert du mépris du ministère. La FSU vous demande de la considération pour tous les personnels qui font l’école. La FSU alerte depuis longtemps sur le mal être et/ou l’insatisfaction des personnels au travail et les difficiles conditions de travail, même les notes de la DEPP vont dans le sens des organisations syndicales sur le temps de travail ou encore
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Inclusion sans moyens : la FSU interpelle le Ministre

2025-12-16T12:01:22+01:0013 décembre 2023|Catégories : Communiqués, Education / recherche / formation / emploi|Mots-clés : |

Pour les personnels comme pour les enfants en situation de handicap et leurs familles, la situation actuelle n’est plus tenable, l’école ne parvient plus à accueillir comme il se doit les élèves qui lui sont confiés, c’est inacceptable. Il y a urgence à donner les moyens pour que l’école inclusive fonctionne. Allègement des effectifs, moyens humains supplémentaires, abandon des PIAL, reconstitution des réseaux d’aides, places en établissements spécialisés, véritable statut pour les AESH, formation, accompagnement des équipes … rien de cela n’est mis en place, laissant les personnels démunis, souvent en situation de souffrance professionnelle comme le montrent les nombreuses remontées via le registre santé et sécurité au travail. La dernière enquête sur le climat scolaire de Benjamin Moignard et Eric Debarbieux pour l’Autonome de solidarité montre que les enseignantes et enseignants sont à un point de rupture sur la question de l’inclusion. Il est urgent de prendre en compte cette ultime alerte. Pire, depuis la rentrée 2023, la mise en œuvre de l’Acte 2 de l’école inclusive avec notamment la mise en place du statut d’emploi des ARE et la transformation des PIAL en pôle d’appui à la scolarité  ne vont faire qu’aggraver la situation. Les dernières réunions avec le ministère sur cette question n’auront pas rassuré la FSU qui se montre très critique vis à vis de nombre de mesures. La FSU a donc écrit au Ministre de l’Education nationale, d’une part, pour lui demander de prendre la mesure de ce qui se passe actuellement dans
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