La FSU demande l’arrêt immédiat des aides publiques à l’embauche d’apprenti·es
Le président E. Macron confirme toujours son objectif quantitatif : parvenir « à un million d'apprentis par an pour 2027 ». Pour l'atteindre, il maintient coûte que coûte sa politique d’aides publiques à l’embauche d’apprenti·es pour les entreprises. Les 6000 euros par embauche d’apprenti·es seront donc maintenus « jusqu’à la fin du quinquennat » pour atteindre cet objectif. Dans la continuité des aides « exceptionnelles » décidées lors de la crise du Covid, le gouvernement continue donc de verser sans contrepartie des aides publiques à toutes les entreprises. Ces financements sont fléchés pour les contrats conclus en 2023 avec un·e alternant·e, mineur·e comme majeur·e, pour la première année du contrat. Alors que le système par apprentissage n’a jamais montré son efficacité tant du point de vue de la formation que de l’insertion, ces dépenses inconditionnelles, qui ne bénéficient d'aucun bilan, sont irresponsables. France compétences reconnaît même que le taux de rupture atteignait en moyenne 31 % en 2019. En considérant qu'une partie d'entre elles et eux réussissent à retrouver un nouveau contrat, si l'objectif des 1 million d’apprenti·es est atteint, cela signifie que plus de 200 000 jeunes vont subir des abandons de formation – alors que l'apprentissage est financé à hauteur de 21,6 milliards d’euros par an dont 16,8 milliards d'argent public (chiffre officiel de 2021). Ces aides à l’embauche sont en réalité un formidable effet d’aubaine pour les entreprises qui peuvent disposer d’une main d’œuvre bon marché, voire gratuite dans certains cas. Ce système permet ainsi de répondre aux attentes des employeurs : baisse
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