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Ruptures

2021-09-04T12:01:19+02:004 septembre 2021|Catégories : Tribunes|

Le rapport du GIEC publié cet été n’est pas seulement une description supplémentaire de l’ampleur et de l’irréversibilité des périls environnementaux. Il est aussi une injonction à changer radicalement de modèle et à organiser la solidarité pour que la planète reste vivable. Sous nos yeux, de la pandémie de coronavirus aux « méga feux », en passant par les dérèglements climatiques de tous ordres, la maison brûle. Même si désormais nous ne regardons plus ailleurs, cette accumulation peut malgré tout produire un effet de sidération et paralyser l’action : tellement énorme, tellement implacable, relevant de tellement d’intérêts économiques, à quoi servirait-il encore de lutter ? Le GIEC lance au contraire un ardent engagement à agir. La FSU co-anime le collectif « Plus jamais ça », regroupant syndicats et associations environnementales qui a présenté fin août un « plan de rupture » et surtout un appel à s’en emparer pour mener débats et actions mêlant enjeux sociaux et environnementaux. C’est que le syndicalisme a un rôle majeur à jouer sur ces questions. Plus les salarié-es sont impliqués, conscients de enjeux de leur travail, reconnus dans leur capacité à s’exprimer sur le contenu de leur activité, plus émerge la conscience des enjeux environnementaux et sociaux qui y sont liés, plus se pose la question de l’intérêt général. La mobilisation public-privé à laquelle la FSU appelle le 5 octobre porte aussi sur la nécessité d’une transition écologique qui préserve et développe les droits des salarié.es et l’emploi. Avant cela, le 23 septembre, toute l’éducation est appelée à une journée d’action pour
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Emmanuel Macron s’en prend aux services publics marseillais

2021-09-16T15:52:59+02:003 septembre 2021|Catégories : Communiqués|

En déplacement à Marseille, le président de la République devait notamment annoncer un "plan" pour rénover les écoles de Marseille dont le bâti est délabré, résultat de l'absence d'investissement public au cours des 20 dernières années. Mais, dans son discours, aucun montant, aucun calendrier de rénovation et aucune modalité de mise en œuvre n'ont été précisés. Au contraire, le Président de la République s'est livré à un exercice de dénigrement des agent-es du service public et a annoncé la mise en place de dispositifs qui feraient des écoles de Marseille un terrain d'expérimentation de la dérégulation de l'Éducation nationale.   Le recrutement des professeur-es des écoles par les directeurs et directrices d’école ouvrirait une brèche dans le fonctionnement du service public d’éducation : Emmanuel Macron cherche à substituer aux mutations régies par des règles connues de tous un recrutement sur profil, ouvrant la porte à l’opacité et au clientélisme. Les écoles marseillaises n’ont pas besoin d’un nouveau modèle managérial qui met à mal le service public d’éducation et dénature les relations entre les personnels, elles ont besoin de moyens pour fonctionner correctement et d'enseignant-es en nombre suffisant, reconnus et valorisés socialement !   Le président a aussi annoncé la création d’une société publique en charge de la réhabilitation des écoles les plus délabrées. Cette structure préfigure-t-elle une nouvelle forme de désengagement de l’État de ce dossier très sensible à Marseille ? N’est-ce pas le retour des projets de partenariats public/privé qui ont fait tant de mal aux écoles marseillaises ? Sur sa lancée,
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Marseille : Après les annonces, déception et colère en même temps chez les enseignants !

2021-09-16T11:34:36+02:003 septembre 2021|Catégories : Communiqués|

Alors que les enseignants et les familles attendaient avec espoir des moyens substantiels pour la rénovation des écoles délabrées de Marseille, le Président de la République répond en faisant des élèves marseillais des cobayes pour le laboratoire de la déréglementation de l’éducation nationale. La FSU13 refuse que l’état des écoles de Marseille soit le prétexte à de nouvelles dégradation du service public d’éducation. Pas de « plan » pour les écoles E. Macron s’est refusé à annoncer un plan de financement de la rénovation au motif que ce n’est pas de la compétence de l’État, tout en laissant miroiter des moyens de façon confuse, à rebours de l’exigence des personnels et des parents de moyens chiffrés, et d’une programmation concertée. Pire il laisse entendre que la situation marseillaise est de la responsabilité des personnels municipaux ! La FSU connaît les difficultés liées à la gestion des personnels de la ville de Marseille et au clientélisme, mais on ne voit pas le rapport en l’occurrence avec l’état du bâti des écoles, leur insalubrité et leur délabrement. Pour la FSU l’État doit donner les moyens de financer la rénovation des 174 écoles délabrées, et aider à la construction de la dizaine d’école manquantes dans le centre ville. Recrutement des personnels par les directeurs : où est le rapport ? Autre responsabilité pointée par le Président, celle des enseignants qui seraient absents des écoles difficiles. Pour la FSU ces propos sont insultants, ce sont les mêmes enseignants qui pendant les périodes de
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La laïcité ne peut se réduire à des images stéréotypées du « vivre ensemble »

2021-09-03T14:00:06+02:0030 août 2021|Catégories : Communiqués|

La FSU a régulièrement affirmé son profond attachement à ce que les principes fondamentaux de la laïcité ne puissent pas avoir d’autres visées que de garantir la liberté de conscience. Une telle finalité exclut un usage instrumentalisé par des visées idéologiques partisanes. La neutralité du service public, la séparation des Églises et de l’État en sont des conditions nécessaires et absolues mais elles ne peuvent servir de prétexte à l’imposition d’une vision gouvernementale. Le rôle de l’école publique est majeur pour transmettre les savoirs et la culture commune qui permettent à chaque citoyen-ne d’exercer, avec liberté et raison, son esprit critique et son jugement. C’est dans le travail quotidien des personnels, et tout particulièrement dans le cadre des enseignements, qu’une telle perspective doit être menée, soutenue par une formation capable d’admettre une pluralité des approches pédagogiques et la nécessité du débat. Par la suppression de l’Observatoire de la laïcité et dans les discours tenus, le gouvernement s’est engagé au contraire dans l’imposition de sa propre vision de la laïcité. La campagne d’affiches présentée par le ministre de l’Éducation nationale est révélatrice d’une telle stratégie. En jouant sur des caractérisations essentialisantes et stéréotypées, elle laisse croire que les motivations de la laïcité pourraient se confondre avec une lutte contre le communautarisme. Soigneusement construite pour qu’une lecture rapide donne l’impression d’une vision généreuse, cette campagne de communication contribue en fait à renforcer l’idée que les menaces contre la liberté de conscience seraient liées aux différences d’origine et aux écarts culturels qu’elles supposeraient.
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Déclaration de la FSU au CSFPE du 19 juillet 2021

2021-08-31T11:13:45+02:0020 juillet 2021|Catégories : Communiqués|

Le CSFPE est réuni ce jour lundi 19 Juillet, pour examiner une deuxième fois le projet de décret de « Chaire de professeur junior » après un vote unanime de toutes les organisations syndicales lors de la première réunion du vendredi 9 juillet dernier. Le rejet unanime de ce projet de décret aurait dû conduire la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation à proposer un temps de concertation permettant de faire évoluer ce texte tenant compte des propositions des organisations syndicales. C’est bien pour cela qu’il est prévu réglementairement de convoquer un nouveau CSFPE sur le projet de texte lorsqu’il est rejeté par toutes les organisations syndicales. La ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a refusé de discuter malgré nos demandes auprès de son cabinet, et a décidé de passer en force un texte unanimement rejeté. Le projet de « Chaire de professeur junior » est rejeté depuis son annonce avant même l’écriture de la LPR. Le gouvernement a fait le choix d’imposer ce nouveau mode de recrutement complètement dérogatoire au statut de la Fonction publique d’État et intimement lié à un projet de recherche, et d’ajouter encore un type de contrat à la multitude qui existe dans l’enseignement supérieur et la recherche, renforçant ainsi la précarité qui gangrène ce secteur. En imposant dans la loi les conditions de ce contrat, aucune marge de manœuvre n’est possible pour les syndicats dans la mise en place de ce contrat de « Chaire de
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Anne Médard, conservatrice en chef du patrimoine, responsable du muséum d’histoire naturelle de Marseille

2022-03-22T16:27:35+01:005 juillet 2021|Catégories : Non classé|

Le muséum d’histoire naturelle de Marseille, comme de nombreux musées de ce type en France, a accompli sa mue, exposant les grandes fonctions du vivant, biodiversité, Terre et écosystèmes, interactions entre les espèces. Et pose la question de l’anthropocène, l’époque que nous vivons, marquant l’incidence des activités humaines sur l’écosystème terrestre. Anne Médard explique le processus. En quoi consiste ce nouveau parcours? Il a donné l’occasion de revoir l’intégralité du parcours permanent : une salle était consacrée à la diversité des vertébrés, une à la préhistoire en Provence, la troisième à l’évolution et à l’adaptation du vivant, préfigurant notre nouveau parcours. Aujourd’hui une seule exposition occupe les trois salles, c’est Terre d’évolution, consacrée à l’évolution et à l’adaptation du vivant. Elle revient sur les grandes fonctions du vivant, la biodiversité, les interactions avec les écosystèmes dans lesquels nous vivons. Cette nouvelle organisation est-elle liée aux nouvelles perceptions environnementales des sociétés? Toute l’exposition interroge. Sommes-nous dans l’anthropocène ? Nous sommes passés du XIXe avec la présentation systématique et organisée des collections à un remaniement national des muséums d’histoire naturelle qui, à la fin du XXe siècle, ont reçu des ministères de la recherche et de l’éducation nationale la mission d’exposer des savoirs plutôt que des collections. Aujourd’hui on va au-delà de l’exposition des savoirs, on interroge ces savoirs et on confronte le visiteur à des questionnements sociétaux actuels. Quel est l’impact d’Internet sur ces savoirs ? Les citoyens sont quotidiennement sollicités sur leur positionnement vis-à-vis du développement durable, de la
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Claire Hedon, défenseur des droits

2022-03-22T16:29:27+01:005 juillet 2021|Catégories : Non classé|

Que peut-on dire aujourd’hui de l’impact de la crise sanitaire sur les enfants et les jeunes? La crise sanitaire a mis en exergue des difficultés déjà existantes. Le recul de la pédopsychiatrie sur notre territoire par exemple. Des départements entiers en sont dépourvus et si dans les grandes agglomérations, médecins et centres médico-psychologiques existent, ils sont en nombre insuffisant avec des délais d’attente d’au moins 18 mois. Or on sait que tout retard de prise en charge psychologique des enfants a des conséquences non seulement sur son épanouissement mais aussi sur ses apprentissages. Les études le disent, le mal-être dans lequel sont des enfants privés d’activités, de loisirs, de culture depuis plus d’un an peut avoir un impact à long terme sur leur développement. D’un point de vue éducatif ce sont les enfants les plus vulnérables qui ont été les plus touchés. Sans ordinateur, sans connexion internet ils n’ont pas pu suivre les cours à distance, ont décroché et on assiste à un recul dans l’acquisition d’un certain nombre d’apprentissages. Cela aussi, impacte leur santé mentale. Mais les enfants ont vécu également les conséquences du confinement sur les relations familiales et notamment pour les familles vivant dans des logements exigus. Enfin, on ne peut ignorer non plus que les violences faites aux enfants et adolescents ont fortement augmenté pendant cette crise. Comment lutter contre ces violences ? Les violences faites aux enfants le sont à l’abri des regards, et pendant le premier confinement la fermeture des écoles a nettement
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Les AESH mobilisé-es contre le mépris du ministère

2021-07-06T11:29:28+02:001 juillet 2021|Catégories : Communiqués|

Le 3 juin, les AESH se sont mobilisé-es en nombre dans toute la France, avec le soutien des autres personnels de l’Éducation nationale. Par la grève et la participation aux manifestations, ils et elles ont rendu visible leur colère face au mépris du ministère qui reste sourd à leurs revendications.   Pour toute réponse, le ministère a refusé d’engager des négociations spécifiques et a relégué les discussions sur les rémunérations et le temps de travail des AESH dans le groupe de travail « Amélioration du service public » du Grenelle, excluant ainsi toute une partie des revendications.   Les pistes avancées par le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des sports pour faciliter l’accès à des emplois à temps complet ne sont pas acceptables. En effet, il serait proposé aux AESH de multiplier les contrats auprès de plusieurs employeurs, en dehors du champ de l’Éducation nationale. Cela ne répond aucunement aux attentes des AESH qui exigent la pleine reconnaissance de leur métier d’accompagnant-e d’élèves en situation de handicap, dans les écoles et établissements scolaires.   Une enveloppe de 40 à 60 millions d'euros serait prévue pour 2022, mais sans aucun engagement sur un plan pluriannuel pour améliorer les rémunérations. La proposition d’un cadre dérogatoire, avec une grille de rémunération comprenant 11 niveaux allant jusqu’à l’indice majoré 427 contre 363 actuellement, et un avancement automatique tous les trois ans contourne la création d’un corps, mais c’est un premier bougé à mettre à l’actif des mobilisations.   Il reste urgent d’augmenter les
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