Table ronde « Assurer l’avenir des retraites et de notre protection sociale », intervention de la FSU sur la protection sociale et son financement
Parmi les enjeux que vous avez cités, Madame le Ministre, nous soulignons celui de redonner confiance. A cette conférence sociale pour l'emploi, qui n'est ni une négociation, ni une concertation, la FSU regrette que vous n'ayez pas convié les organisations de chômeurs et de jeunesse. Ce que la FSU retient des travaux du HCFi-PS La distinction entre « assurance » et « solidarité » est inopérante pour clarifier le financement de la protection sociale ; risquée juridiquement, elle l'est surtout socialement. En effet, les régimes d'assurance sociale les plus robustes sont ceux qui assurent des prestations de haut niveau à tous. L'adhésion à leur financement est liée aux droits garantis et leur capacité redistributive, leur capacité à protéger les plus fragiles est alors confortée. A contrario les prestations ciblées vers les plus pauvres, s'avèrent être moins généreuses, le ciblage conduisant ceux qui sont appelés à contribuer à faire pression pour réduire des prestations dont ils sont exclus. Ces études confortent le point de vue de la FSU ; il était difficile d'isoler la question des financements de celle du niveau, de la qualité et du champ des prestations. Ces constats doivent être présents dans la réflexion sur l'assurance chômage. Peut-on se satisfaire d'un régime qui exclut un chômeur sur 2 ? La crise allonge la durée du chômage et le retour de la dégressivité serait un mauvais signal. Les travaux conduits au sein du HCFI montrent aussi que des ressources peuvent être tirées d'une taxation du capital plus systématique (les plus values au moment de la donation
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