Texte action
Dans un contexte où la crise économique, financière et sociale connaît un nouveau rebond, le gouvernement français a saisi l'occasion de la situation faite à la Grèce et les inquiétudes bien réelles des salariés face à cette crise pour annoncer son plan de gel, en valeur, des dépenses de l'Etat. Mais ce gel des dépenses publiques aura de lourdes conséquences sur l'appauvrissement des services publics et de la Fonction publique, les salaires, l'emploi, les budgets sociaux et sur le financement des retraites. Le gouvernement cherche à déplacer le débat sur les causes de la crise économique et à détourner l'opinion des vrais responsables de la crise. Si la question de la dette se pose, c'est aussi parce qu'elle sert de moyen de transfert des richesses de la masse des salariés à certaines entreprises, aux rentiers et aux spéculateurs. La « crise grecque » qui s'étend à d'autres pays est le résultat des choix de rentabilité maximum des banques et établissements financiers prêts à spéculer sur les Etats mais aussi le résultat des choix économiques et sociaux des gouvernements et institutions européennes (dont la BCE) et du FMI. Dans toute l'Europe, le même remède s'impose pour la commission et les gouvernements : réduction des dépenses publiques et sociales, de l'investissement public, avec des conséquences lourdes pour l'emploi, les salaires, les retraites et la protection sociale. Cette situation impose de repenser la construction européenne notamment en remettant en cause les politiques génératrices de dumping social ou fiscal ou de déflation salariale et
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