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Communiqué de presse Nominations ministérielles : sans surprise !

2024-02-08T21:08:39+01:008 février 2024|Catégories : Communiqués, Fonction publique|

Les politiques de la santé, du logement, des transports ou encore de la fonction publique sont enfin attribuées dans ce gouvernement après un long mois d’atermoiements. L’ensemble du gouvernement maintenant connu continue à pencher dangereusement à droite, en particulier la nomination au ministère du logement de Guillaume Kasbarian qui a porté en tant que député une loi facilitant les expulsions locatives est un mauvais signal. La Fonction publique est attribuée de nouveau à Stanislas Guerini, avec une feuille de route rappelée dès la conférence de presse du Président de la République : mettre en œuvre une nouvelle étape de fragilisation du statut, favoriser un prétendu « mérite » pour refuser la revalorisation de toutes et tous pourtant nécessaire. Le calendrier de cette loi Fonction publique est desserré pour un passage au Parlement au deuxième semestre, la FSU est déterminée à mobiliser dans tous les cadres unitaires pour que la revalorisation du point d’indice et des mesures salariales et de carrière interviennent immédiatement, elle mobilisera pour cela les personnels dans le cadre de l’appel à la grève féministe le 8 mars et d’un appel à la grève dans toute la Fonction publique le 19 mars. Concernant l’Éducation Nationale, il aura fallu quatre semaines de déclarations dénigrantes, mensongères et polémiques d’Amélie Oudéa-Castera pour que le Président Macron accède à la demande de la FSU de nommer une autre interlocutrice et un.e ministre de plein exercice. Le temps perdu est à la hauteur du mépris pour un ministère au bord de la rupture.
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Mérite

2024-02-06T11:07:18+01:006 février 2024|Catégories : Tribunes|

Dans son programme présidentiel, Emmanuel Macron faisait d’une loi Fonction publique « permettant de mieux prendre en compte le mérite dans les rémunérations des agents » une priorité du tout début de son quinquennat. Il n’en fut rien, la forte contestation de la réforme des retraites lui fermant tout espace politique pour ouvrir un nouveau front social. Lors de son discours de politique générale, Gabriel Attal a encore repoussé les délais en annonçant que la discussion parlementaire aurait lieu non pas tout de suite mais au second semestre de 2024. Faut-il se réjouir de ce qui semble être une tergiversation ? Certes non, c’est même sans doute le révélateur que ce projet, comme beaucoup d’autres, a un rôle de communication, et que le gouvernement a bien l’intention de « feuilletonner » un discours sur cette réforme avant même de la mettre en place, de continuer à brandir la notion de mérite pour stigmatiser en creux des agentes qui ne seraient pas, en raison du statut, incité·es à travailler correctement aujourd’hui. Qui se penche sérieusement sur la question voit vite que toutes les mesures qui sont déjà allées dans le sens du prétendu « mérite » ont plutôt renforcé la concurrence entre collègues et entre services, au détriment de la qualité du service public que ces mesures étaient censées améliorer. Et qu’à l’inverse, le statut n’est pas le problème, il est la solution, garant d’égalité, d’indépendance des fonctionnaires, de qualité et de capacité d’adaptation du service public. L’augmentation des salaires de
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Discours du Premier ministre : Coups de com’ pour coup de barre à droite

2024-01-30T19:22:56+01:0030 janvier 2024|Catégories : Communiqués|

Le discours de politique générale a été prononcé par Gabriel Attal alors que l’ensemble des membres du gouvernement ne sont toujours pas connus. Ainsi, la Fonction publique, le logement, les transports… sont des missions non attribuées depuis trois semaines, au mépris des urgences à traiter dans ces domaines. Quant à l’Éducation nationale, les sports (dont les Jeux olympiques) et la jeunesse, périmètre ministériel déjà intenable, ces sujets sont censés être pris en charge par une ministre qui n’est plus une interlocutrice légitime, ayant perdu tout crédit, en dénigrant ses propres personnels et l’Ecole publique laïque. Dans son discours, le Premier ministre a confirmé l’orientation dont les nominations ministérielles étaient déjà emblématiques : libéralisation économique et autoritarisme politique. La gestion du mouvement des agriculteurs et agricultrices est caractéristique d’une méthode qui consiste à ignorer et mépriser les attentes des professions jusqu’à l’éclatement des crises. Sur le long terme, cette méthode abîme la démocratie. Les annonces de ce jour ne disent rien des exigences d’un revenu décent dans le cadre d’un modèle agricole profondément repensé, rompant avec le productivisme intensif et les accords de libre-échange. Gabriel Attal prétend “favoriser le travail” et envisage en particulier la généralisation du conditionnement du RSA à 15h d’activités, mesure portant une atteinte majeure aux principes de solidarité, de respect de la dignité et de droit à la sécurité matérielle garantis par les textes fondamentaux. En revanche, rien sur l’essentiel : aucune perspective d’indexation des salaires et des pensions sur une inflation pourtant toujours forte, entraînant l’appauvrissement
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Note loi immigration

2024-01-11T12:11:31+01:0011 janvier 2024|Catégories : Droits et libertés|

Cette note tente de faire un point sur les conséquences de la mise en œuvre de la loi du 19 décembre 2023 dite « Immigration ». Sans prétendre à l’exhaustivité, elle a surtout pour but de mettre en avant quelques points saillants qui concernent directement les personnels de la fonction publique et les publics au service desquels les agents travaillent, en particulier la jeunesse.   Au moment de son adoption, la FSU a dénoncé fermement cette loi qui est une attaque brutale sur les droits des étrangers. Cette loi introduit en effet des éléments de préférence nationale, empruntés directement au programme du Rassemblement National, destinés à compliquer l’accès aux droits sociaux aux personnes étrangères. En outre, avec la fin de l’acquisition automatique de la nationalité pour les enfants nés sur le territoire, elle remet en cause le droit du sol. Ces deux mesures, en particulier, pourraient être censurées par le Conseil Constitutionnel.   Ce texte remet globalement en question les équilibres sociaux existants et menace la cohésion sociale dans son ensemble et une certaine idée de l’accueil et de l’intégration dans notre République, idées au service desquelles les agents de la Fonction publique agissent au quotidien.

Un communicant aux accents libéraux à la tête du gouvernement

2024-01-09T17:24:39+01:009 janvier 2024|Catégories : Communiqués|

Suite à la "démission" d'Elisabeth Borne, Gabriel Attal vient d’être nommé Premier ministre par le Président de la République. Le gouvernement Borne restera marqué par des réformes brutales qui ont fait reculer les droits sociaux et par un mépris caractérisé pour la démocratie sociale, qui abîme la démocratie tout court : recul de l’âge de départ en retraite à 64 ans, casse des lycées professionnels, réformes de l'assurance chômage et du RSA, augmentation des subventions aux entreprises sans contreparties, loi immigration élaborée sous la dictée de l'extrême droite… la liste est longue des reculs que ce gouvernement a mis en œuvre pour préserver les intérêts des puissants au détriment de l'intérêt général. Le court passage de Gabriel Attal au ministère de l’Éducation nationale a été emblématique d'une volonté de flatter la frange réactionnaire de l'opinion, le plus souvent contre les attentes des personnels et de l’intérêt général. En poursuivant la mise en œuvre d'une réforme du lycée professionnel qui va à l’encontre des besoins de la société, en proposant des dispositifs à fort impact médiatique mais à rebours des besoins des élèves et qui renforcent le tri social, en refusant de poursuivre la dynamique de revalorisation salariale à peine engagée par ses prédécesseurs, Gabriel Attal, en tant que ministre, a beaucoup communiqué mais peu agi pour renforcer le service public. Les besoins du système éducatif pour faire face aux inégalités sont pourtant immenses. Fera-t-il autrement en tant que Premier ministre ? Il est permis d’en douter car une réforme
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À la dérive

2024-01-09T10:02:57+01:009 janvier 2024|Catégories : Tribunes|

Cynisme et « jeu du pire» vont-ils encore rythmer notre vie politique en 2024 ? En toute fin d’année 2023, la faute morale et politique du vote de la loi immigration où le gouvernement a cédé à la spirale de surenchère venue de l’extrême-droite pour restreindre encore les droits des étranger·es pourrait malheureusement nous l’indiquer. Et ce n’est qu’un élément parmi tant d’autres de cette dérive entamée sur à peu près tous les sujets. Il y a une extrême-droite d’atmosphère. Elle nous inquiète au plus haut point, d’abord parce que la fragilisation des droits des un·es prépare toujours l’affaiblissement des droits de toutes et tous. Ensuite parce que la prétendue « fermeté » qui devient de l’autoritarisme, le prétendu « réalisme » qui revient à être dur avec les faibles à la hauteur de ce qu’on est doux avec les puissants, tout cela ne mène à rien d’autre qu’à une société toujours plus violente. Regarder cette situation en face n’est pas céder à la morosité ou au défaitisme, au contraire ! C’est la prise de conscience que l’heure est grave et que nos responsabilités n’en sont que plus grandes. Nous avons toutes les cartes en main pour porter au plus haut nos exigences de progrès social. Au bilan de l’année 2023 figure aussi, entre autres, le combat contre la réforme des retraites, emblématique de cette capacité que le monde du travail a eue à mettre la question sociale sur le devant de la scène. Sachons nous en inspirer en 2024
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Déclaration de la FSU au CSE du 8 janvier 2024

2024-01-08T14:33:17+01:008 janvier 2024|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

M. le ministre, M. le président, Mmes et Messieurs  les membres du CSE, La FSU présente ses meilleurs vœux pour 2024 ; année qui s’annonce difficile et qui va nécessiter une combativité syndicale sans faille pour empêcher la loi immigration d’avenir – loi qui instaurerait la préférence nationale, mandat historique de l’extrême droite ; pour lutter contre le projet de loi Fonction Publique (dévoilé hier dans la presse) qui s’attaque frontalement à nos statuts, nos métiers et nos rémunérations – projet à rebours de notre vision de la Fonction Publique au service de l’intérêt général ; pour obtenir l’égalité salariale entre les femmes et les hommes et pour gagner un système éducatif égalitaire, ambitieux, émancipateur et respectueux de l’engagement et du travail des personnels. Le 12 décembre dernier, les personnels de l'éducation se sont mobilisés et ont exprimé leurs inquiétudes et leur opposition au projet de « réforme » des lycées professionnels de Carole Grandjean. Cette réforme consiste à instrumentaliser les lycées professionnels, ses personnels et l'avenir des jeunes qui y sont scolarisés pour répondre à l'idéologie de la  loi "plein-emploi" qui aux cotés de la réforme des retraites, de la formation professionnelle, du marché du travail n'ont qu'un objectif : faire basculer un maximum de personnes au travail avec un minimum de formation et de qualification. Au lieu de lutter contre le chômage structurel, les licenciements et les fermetures d'entreprises, au lieu de forcer les employeurs à prendre leurs responsabilités notamment en matière de formation, d'inclusion et d'insertion des publics les plus
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Choc des savoirs contre celles et ceux qui font l’école émancipatrice et démocratique

2023-12-08T12:45:15+01:008 décembre 2023|Catégories : Communiqués, Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Le système éducatif|

    Deux mois après le lancement de la mission express « Exigence des savoirs », le ministre Gabriel Attal a détaillé ses arbitrages, le jour des résultats Pisa pour la France, pour « relever le niveau » des élèves. Au-delà de la méthode caricaturale et maintes fois appliquées d’une commission créée pour proposer des orientations déjà validées, le ministre ne tire aucun enseignement de PISA. Or, cette étude montre la dégradation nette des résultats des élèves depuis 2018 et, c’est certainement l’enseignement principal, le creusement des inégalités scolaires socialement déterminées. Ceci révèle les effets néfastes du sous-financement de l’éducation et des mesures des gouvernements successifs. Les suppressions de postes et les sureffectifs dans les classes, la mise en œuvre de réformes diminuant les moyens et désorganisant les établissements, la priorité aux « fondamentaux » dans le premier degré sur tout autre élément de culture disciplinaire, l’absence de mesures d’exception au lendemain du COVID pour combler les écarts et les lacunes, la crise de recrutement qui s’aggrave, une école inclusive sans moyen… ces freins ont fortement contribué à la baisse du niveau global des jeunes car ils ont entravé l’action des personnels pour accompagner les élèves dans leurs apprentissages au plus près de leurs besoins et les ont empêché de lutter contre les inégalités scolaires. Après les attaques menées contre le premier degré, les réformes du lycée et de la voie professionnelle, la mise en place de Parcoursup, Gabriel Attal vise le parachèvement d’une école du tri social. Au lieu de
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