Le syndicat : la force du collectif
Dans le « nouveau monde » prôné depuis le début du quinquennat, la contestation du rôle des syndicats comme acteurs de la démocratie sociale est assumée. Les « ordonnances Macron » de 2017 qui ont affaibli les instances de représentation du personnel dans le privé, la loi de transformation de 2019 qui en a été le pendant pour la fonction publique, avec en particulier la fin du contrôle des actes de gestion dans des commissions paritaires, ont été décidées au nom de la fluidité, de l’agilité, et du fait que la société civile n’a pas sa place dans un modèle où seul compte le dialogue direct entre un chef et un peuple d’individus. C’est un jeu dangereux qui a été ainsi pratiqué, il est une des causes de l’aggravation des fractures de notre société. Quand les organisations qui portent les valeurs de solidarité entre salariés sont affaiblies, reste le repli sur soi, la division. L’attaque de militantes et militants de la CGT au cœur de ce qui est historiquement la journée des syndicats, le 1° mai, aurait été impensable il y a peu. La réprobation large que cela a suscité, parmi laquelle la solidarité exprimée par la FSU bien entendu, laisse néanmoins espérer une prise de conscience : les syndicats sont précieux, leurs militants, leurs adhérents leurs sympathisants contribuent à la vitalité démocratique. Oui, les syndicats jouent un rôle majeur dans la défense du monde du travail et DONC de l’intérêt général. La crise sanitaire a durement affecté retraité-es et salarié-es, mais elle a aussi
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