La situation en février 2018
La situation début février 2018, vue par : les enseignants, les agents territoriaux, les personnels de l’éducation et du social, les corps relevant de l’enseignement supérieur et de la recherche.
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La situation début février 2018, vue par : les enseignants, les agents territoriaux, les personnels de l’éducation et du social, les corps relevant de l’enseignement supérieur et de la recherche.
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Elle agit ! ELLE SE BAT POUR CONSOLIDER LES ACQUIS DE PPCR, POUR LES SECURISER ET LES ELARGIR FACE AUX REMISES EN CAUSE DU GOUVERNEMENT La FSU s'est opposée au report de PPCR mais elle a permis qu'une grande partie des avancées que le protocole contenait, en particulier la mise en place de nouvelles carrières, soient sécurisées. Les syndicats de la FSU agissent désormais dans les commissions paritaires qui se tiennent en ce moment même (janvier 2018) dans les académies et départements. A l'Éducation Nationale par exemple, ils viennent d'obtenir un barème qui sécurise le passage à la hors classe pour les professeurs des écoles, professeurs, CPE et PSY EN arrivés en fin de classe normale (c'est à dire au 11° échelon depuis 3 ans). Ils ont obtenu aussi les premiers passages à la classe exceptionnelle (nouveau grade créé et qui permet donc des rémunérations supérieures à ce qui existait avant PPCR), pas encore pour la totalité des collègues mais l'intervention déterminée des commissaires paritaires permet de promouvoir davantage de collègues proches de la retraite.   ELLE SE BAT POUR L'ÉGALITE SALARIALE FEMMES-HOMMES Si l'écart moyen de rémunération entre les femmes et les hommes est moins important dans la fonction publique (13,3 %) que dans le secteur privé (18,6%), il y a - à compétences et fonctions égales- un écart non expliqué. Et, comme le souligne le rapport annuel sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique de 2017, " … le seul fait d'être
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L’AGENDA RÉMUNÉRATIONS & POUVOIR D’ACHAT
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La mission bipartite (composée de ministères et de départements), nommée par le Premier ministre, a rendu son rapport sur la réforme du dispositif d'évaluation et d'accueil provisoire d'urgence des mineur.es isolé.es étranger.es. Loin des considérations de protection de l'enfance, ce rapport confirme la vision purement budgétaire et technocratique qui semble animer les pouvoirs publics, n'utilisant même jamais le terme « enfant » lui préférant celui de « flux ». Tout en décrivant deux scénarios possibles, ce rapport semble privilégier le transfert de compétences des missions d'évaluation et d'hébergement d'urgence des départements vers l'État, ce qui aboutirait à un régime discriminatoire à l'égard des jeunes exilé.es. Nous nous opposons à ce transfert de compétences, les mineur.es isolé.es devant relever de la protection de l'enfance et être considéré.es avant tout comme des enfants et non comme des étranger.es. Les dysfonctionnements actuels proviennent essentiellement d'un manque de moyens financiers et humains criant, avec pour conséquence des évaluations empreintes de suspicion, des mises à la rue brutales et/ou des conditions de prise en charge indignes. Par ailleurs, sont prévues un certain nombre de préconisations communes aux deux scénarios particulièrement inquiétantes qui nous alertent sur les objectifs réels de cette réforme. Ainsi, la notion « d'accueil provisoire d'urgence » semble disparaître au bénéfice d'une simple « mise à l'abri ». La création d'un circuit court pour les jeunes manifestement mineur.es ou majeur.es interroge : qui va décider de « l'âge manifeste », sur quels critères objectifs et fiables et quel recours sera effectivement prévu
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Le site "Riposte Laïque" a menacé nommément des enseignantes, des enseignants et des inspectrices en appelant à leur lynchage sur les réseaux sociaux et leur renvoi de l'Éducation nationale, en raison de leurs positions critiques contre l'instrumentalisation nationaliste de l'histoire. La FSU dénonce ces méthodes inacceptables de mise en cause publique et affirme son soutien à ces collègues. Elle encourage la poursuite de leurs travaux pour que, dans le travail didactique et pédagogique des enseignants, soient questionnées les relations entre histoire et idéologie.
La FSU a pris connaissance des mesures annoncées par le gouvernement concernant l'apprentissage. Elle estime que celles-ci sont dangereuses pour les jeunes et pour l'ensemble de la formation professionnelle initiale (scolaire et apprentissage). Alors qu'aujourd'hui l'urgence est de permettre à tous les jeunes d'accéder à une formation débouchant sur un diplôme, le gouvernement fait le choix dogmatique du développement de l'apprentissage aux niveaux bac et pré-bac. Cette orientation va exacerber la concurrence entre les systèmes de formation professionnelle au détriment de leur qualité et de l'accueil des jeunes. Le gouvernement veut implanter des formations en apprentissage dans tous les lycées professionnels alors que les formations en alternance sous statut scolaire permettent une meilleure sécurisation du parcours des jeunes avec un taux d'accès au diplôme plus élevé. De plus, le gouvernement propose une refonte du financement qui va déboucher sur une nième réforme de la taxe d'apprentissage. La FSU rappelle que l'ensemble des systèmes de formation doivent être financés, y compris les formations technologiques et professionnelles au lycée et au collège, afin d'assurer la qualité des formations qui y sont dispensées. La relance du pré-apprentissage ou la mesure permettant aux CFA de garder les jeunes en CFA après une rupture de contrat risquent d'accentuer le nombre de jeunes qui quittent prématurément l'école et alimentera le nombre très élevé de jeunes sans qualification et sans emploi. Concernant les mesures pour les jeunes apprenti-es, elles ne sont pas à la hauteur de leurs attentes. Encore une fois, l'État décide de financer massivement les
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La FSU, engagée au quotidien pour la réussite de tous les jeunes, pour l'égalité et pour la démocratisation scolaire, réaffirme la nécessité de conforter et renforcer la voie professionnelle publique. Les établissements publics d'enseignement professionnel, qu'ils relèvent du Ministère de l'Éducation nationale ou des Ministères chargés de l'Agriculture ou des Affaires maritimes, sont une voie de réussite pour de nombreux jeunes. Ils accueillent tous les élèves sans sélection préalable et sans discrimination. Souvent le dernier rempart pour lutter contre le décrochage scolaire, la voie professionnelle scolaire permet aux jeunes d'accéder à un premier niveau de qualification par un diplôme – deux éléments essentiels pour sécuriser leur parcours scolaire et professionnel – et pour beaucoup d'avoir la possibilité de poursuivre des études dans l'enseignement supérieur. Pourtant, cette voie est fréquemment fragilisée par les choix politiques successifs. Une fois de plus, pour répondre aux exigences des seules organisations patronales, le gouvernement va accentuer les difficultés des établissements publics. Les mesures envisagées comme la modification des dispositifs de financement, les modifications des systèmes de gouvernance renforçant le poids du privé, le mixage des parcours et des publics, la fusion des diplômes professionnels, le renforcement du rôle des branches dans les programmes et les politiques certificatives, ne sont aucunement motivées par l'intérêt des jeunes. Ces dispositifs vont au contraire aggraver leurs conditions d'études et mettre à mal le travail des personnels. Dans un contexte où les défis à relever sont nombreux : transition écologique, numérique, lutte contre le chômage des jeunes, la FSU rappelle que
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Comment promouvoir la laïcité aujourd'hui ? Ce n'est pas la même chose selon qu'on pense au principe en général ou au rôle spécifique de l'École à cet égard. D'une façon générale, l'État doit avoir un discours clair sur le principe, un discours adossé aux droits, aux libertés, qui fait place à l'altérité. Quant au ministère de l'Éducation, il a en outre une mission éducative sur la laïcité. Il s'agit non seulement de faire connaître le principe, mais de le faire aimer, autrement dit de faire sentir sa valeur. La Ligue de l'enseignement s'y est attelée depuis 30 ans. Il serait judicieux de s'emparer de ses travaux (on peut voir son site). Le Conseil des sages peut-il avoir un rôle dans cet objectif ? La question se pose. Les conflits sous-jacents semblent aigus. À preuve, la composition du Conseil n'est pas encore arrêtée alors que sa présidente a été désignée mi-décembre. Ce conseil a été présenté comme une instance qui traiterait du quotidien des problèmes de laïcité à l'école. En avions-nous besoin? À l'école, le quotidien est traité par la pédagogie, et de plus il y a des référents laïcité à tous les niveaux. Mais peut-être ce conseil pourrait-il expliciter la philosophie de la laïcité. Comment vivre en commun en ayant de la considération les uns pour les autres ? L'Observatoire de la laïcité, lui, reste adossé au droit. Leurs rôles seraient alors complémentaires. La question des mères voilées en sorties scolaires relance-t-elle le débat ? Le président Macron a amorcé
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